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Critique du Film : Ghost Graduation
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Critique du Film : Ghost Graduation

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 20 août 2013 à 0810

Fantômes en fête !

On ne peut pas vraiment dire que Modesto passe pour un modèle de sociabilité. Même à l'époque des Booms, le garçon avait déjà tendance à rester dans son coin. Autant dire que les choses ne se sont pas arrangées depuis qu'il s'est découvert une faculté pour voir et communiquer avec les fantômes. Désormais instituteur, il passe son temps à se faire virer d'établissement en établissement pour ne pas réussir à faire abstraction de ses visions douteuses. Manque de chance, la nouvelle école dans laquelle il prend ses fonctions est une nouvelle fois habitée par des ectoplasmes ; les victimes, il y a de cela plusieurs années, d'un incendie. Les circonstances vont faire que Modesto va, pour la première fois de sa vie, devoir assumer son don et trouver une solution à ce problème de fantômes.

Extrait Ghost Graduation

Au premier abord, Ghost Graduation (Promocion Fantasma), découvert durant l'édition 2013 du Bifff, n'était pas l'un des films dont nous attendions grand-chose. Le premier film de Javier Ruiz Caldera, Spanish Movie, bien qu'ayant eu un grand succès en Espagne, était loin d'avoir attiré notre attention. Mais voilà, entre les deux films les noms des scénaristes ont changé. Spanish Movie était écrit par Paco Cabezas et Eneko Lizarraga, alors qu'ici nous trouvons (toujours un duo) Cristóbal Garrido et Adolfo Valor. L'air de rien, cela va jouer beaucoup sur le résultat qualificatif du film. Cristóbal Garrido et Adolfo Valor, peut-être par nostalgie, conçoivent une histoire qui semble toute droit issue de l’esprit du regretté John Hughes, plus particulièrement celui de ses débuts. L'ombre de The Breakfast Club n'est jamais loin, et elle s'additionne ici à celle de SOS Fantômes, autre film des années 80, mais écrit cette fois par Dan Aykroyd et Harold Ramis. Le résultat est juste grandiose, les répliques font toujours mouches, les personnages sont remarquablement construits et placés là où il faut, l'humour joue sur divers registres, l'émotion et la nostalgie ne sont pas oubliés au détriment d'autres éléments, et, enfin, les rebondissements semblent toujours arriver aux bons moments. Il est vraiment très difficile de la faire fine bouche devant une écriture que l'on pourrait presque qualifier de subtile, cela même si certains gags peuvent paraître complètement démesurés.

Extrait Ghost Graduation

La réalisation n'est pas en reste, Javier Ruiz Caldera, certainement tombé amoureux du scénario, donne l'impression de donner le meilleur de lui-même. Il se dégage une énergie, voire une folie, qui devient quasi communicative. Par exemple, comment rester indifférent à cette séquence de bibliothèque, reprenant quasiment l'efficacité de l'introduction de SOS Fantômes, pour ensuite, revoir une situation assez proche, mais prise sous le point de vue des fantômes. Un gag d'apparence simple, mais d'une réelle drôlerie. De même qu'il paraît impossible de ne pas avoir en tête à l'issue du film la musique "Total Eclipse of the Heart" de Bonnie Tyler ici magnifiée et incrustée avec grande intelligence dans le film et, surtout, arrivant avec cette même musique à faire rire ou émouvoir selon les circonstances. Javier Ruiz Caldera trouve son inspiration dans le passé (du moins celui des années 80), mais il n’en oubliant pas pour autant d'y conférer une personnalité au demeurant bien hispanique, surtout en terme d'énergie et sincérité, donnant au film une identité propre.

Extrait Ghost Graduation

Il est bon de noter aussi que la direction de la photographie d’Arnau Valls Colomer (Eva) est superbe, instaurant une ambiance typique des années 80 tout en n’oubliant pas d'y insuffler une certaine modernité. Les costumes et les décors ne seront pas en reste et nous replongerons parfaitement dans l’époque. Mais attention, si Ghost Graduation est en effet un film privilégiant une certaine nostalgie, il n'en reste pas moins que le film a le potentiel pour séduire les spectateurs contemporains, un peu à l'image de Retour vers le futur qui nous replongeait dans les années 50, mais dont l’efficacité demeure intemporelle.

À travers ce film, on remarquera que le réalisateur semble vouloir se créer une « famille du cinéma » puisqu'il retrouve ici quelques noms associés à son précédent film comme Alexandra Jiménez, Carlos Areces(décidément très côté ces derniers temps en Espagne) ou encore Sílvia Abril. Les petits nouveaux n’ont pas pour autant été intimidés et semblent avoir bien pris leur marque à l'instar de Raúl Arévalo (qui pour l'anecdote faisait une apparition dans Balada Triste de Trompeta où jouait aussi Carlos Areces), représentant parfait du monsieur tout le monde, légèrement intimidé par les femmes, un poil gaffeur, mais cachant une énergie et une persévérance qui finira bien entendu par se dévoiler.

La conclusion de

Ghost Graduation (Promocion Fantasma) est une pépite d'humour et d'émotion. Javier Ruiz Caldera signe ici un film aussi fou qu'inattendu, nostalgique et moderne "une éclipse totale dans mon cœur", un film qui se découvre et qui devrait se revoir avec une facilité déconcertante. Et s'il existe des défauts, ne me demandez pas de les trouver, la magie dégagée par ce film est bien trop grande pour cela.

Que faut-il en retenir ?

  • Une pépite d'humour et d'émotion.
  • Total Eclipse of the Heart.
  • Nostalgique et moderne.

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