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Critique du Film : Scary Movie 5
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Critique du Film : Scary Movie 5

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 17 août 2013 à 1126

Boring Movie

Dans une chambre à coucher, un Charlie Sheen pervers et excité comme une puce (bref, dans son état normal) entreprend une relation avec une Lindsay Lohan aussi enthousiaste que naïve - son partenaire d’un soir a réussi à lui faire croire que les dizaines de caméra installées dans la pièce ne servaient qu’à assurer la sécurité des lieux. Soudain, une ombre menaçante – un spectre ! - se glisse furtivement en arrière-plan. Commence alors pour les deux amants une longue et douloureuse agonie, le fantôme ayant apparemment envie de s’amuser de la détresse de ses victimes. Et c’est comme ça que Charlie et Lindsay vont quitter notre monde. C’est d’autant plus triste que Charlie laisse derrière lui trois jeunes enfants, qui vivent désormais, isolés du monde, dans une cabane forestière...

Débute ainsi Scary MoVie, cinquième du nom (remarquez l’extrême originalité du titre original, c’est même prévu pour un éventuel sixième volet !). Six ans après un quatrième opus qui, de par son niveau de qualité correct, nous avait laissé entrevoir une véritable renaissance de la licence, Dimension Films tente de relancer cette juteuse mécanique à rires qu’est le spoof movie. Le principe est toujours le même. On récupère, presque plan par plan, les scènes de films d’horreur sortis récemment en salles (et, de préférence, y ayant rencontré un bon succès), et on y glisse des éléments comiques, la plupart obéissant aux codes du slapstick et/ou de la farce vulgaire. Dans un premier temps, l’on s’est dit «pourquoi pas?», d’autant plus que les scénaristes Pat Proft et David Zucker ont eu, une nouvelle fois, la bonne idée de proposer à Charlie Sheen de faire le pitre dans l’ouverture de ce nouvel opus. Comme nous, ils n’ont surement pas oublié combien était drôle son passage dans Scary Movie 4. Par contre, le spectateur, au fil du métrage, va se rendre compte que cette invitation est la seule vraie bonne idée du film.  Il manque notamment à Scary Movie 5 l’apport de deux des personnes qui ont grandement contribué à la relative réussite du précédent volet: Jim Abrahams et Anna Faris!

On se souvient que c’est le duo Pat Proft /David Zucker qui avait pris le relais au chevet de la licence après la désertion du clan Wayans, famille de foutriquets scatophiles dont «l’humour» raz-la-touffe pourrait faire passer les sketches de Jean-Marie Bigard pour des textes extraits de La Pleiade. A l’époque - en ma qualité de grand fan des séries Y a-t-il un pilote dans l’avion et Y a-t-il un flic..., je dois avouer que la nouvelle m’avait rempli d’aise. Hélas, si on ne peut enlever à ces deux anciens trublions des ZAZ le mérite d’avoir tenter de marier leur savoir-faire burlesque et cartoonesque avec la grosse farce potache qui fait la marque de la licence, force est de dire que la sauce n’avait pas pris. Loin de là, car, au final, Scary Movie 3 ne vaut guère mieux que ses prédécesseurs. En fait, il aura fallu attendre que Jim Abrahams se joigne au groupe, accompagné de Craig Mazin (Very Bad Trip), pour que la licence prenne enfin une courbe qualitative ascendante, avec un Scary Movie 4 plutôt sympathique.

Ici, Pat Proft et David Zucker se retrouvent à nouveau seuls. Livrés à eux-mêmes, ils démontrent définitivement qu’ils ont perdu toute leur inspiration comique. Construit principalement à partir de l’intrigue de Mama, le film met en vedette un couple qui adopte trois orphelins et qui va devoir composer avec un fantôme doté d’un instinct maternel exacerbé. Voilà pour la trame principale, que l’on suit à travers une réalisation qui use et abuse de la méthode archive found-footage (c'est-à-dire des images récupérées dans des caméras de surveillance). Ensuite, les scénaristes y ont greffé des scènes empruntées à Paranormal Activity 1 et 2, Black Swan, Les origines, Evil Dead…. Problème, le tout, enveloppé dans un emballage d’humour «tarte à la crème» qui évite autant que possible l’obscène (mais qyi n'y parvient pas toujours), s’enchaine sans former une réelle suite logique, à la manière d’un film à sketches. Encore plus grave, il en ressort une désagréable sensation de construction faite dans l’urgence, avec des gags mal introduits ou manquant d’originalité. On sourit parfois, c’est vrai. On retrouve même de temps à autre, l’humour absurde des ZAZ… Mais la plupart du temps, on s’ennuie.

Dimension Films, les scénaristes et le réalisateur Malcolm D. Lee (cousin de Spike Lee et un proche de Martin Lawrence) ont tous également oublié qu’une bonne comédie n’existe pas sans la présence d’un bon comédien. Alors, oui, d’accord, introduire l’habituel lot de cameo et de guest-star n’est pas en soi une idée saugrenue, mais confier les rôles principaux à deux acteurs aussi «quelconques» que Simon Rex (un habitué de la licence) et Ashley Tisdale est, par contre, une terrible erreur. Que seraient les films des ZAZ sans ses stars du rire Charlie Sheen et Leslie Nielsen? Scary Movie possède la sienne : l’irrésistible Anna Faris. C’est d’ailleurs cette dernière qui sauve la baraque dans Scary Movie 4, en parvenant à nous faire oublier la fade performance de Craig Bierko. Et là, en visionnant cet épisode qui, au regard du bide monumental qu’il a connu au box office US, a toutes les chances d’être le dernier, il nous vient soudainement l’envie de crier «Anna, reviens!!». Les plus tolérants se consoleront en constatant que la production a enfin supprimé l’exaspérant personnage de Brenda Meeks (rôle récurrent confié à Deborah Hall).

La conclusion de

Bon, la relative réussite de Scary Movie 4 ne fut en fait qu’un feu de paille. Un faux espoir. Privé de Jim Abrahams et, surtout, d’Anna Faris, la licence sombre à nouveau dans la médiocrité. Le film de Malcolm D. Lee, dont l’élan comique est plombé par des gags puérils et peu originaux, est plus ennuyant que drôle et le casting, même s’il en fait des tonnes dans le surjeu, ne parvient pas à tirer vers le haut cette comédie poussive. Ça y est, on peut le dire : la licence Scary Movie est morte et enterrée.

Que faut-il en retenir ?

  • L’ouverture avec Charlie et Lindsay
  • Quelques fulgurances ZAZ

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario décousu
  • Un humour poussif
  • Un casting peu convaincant

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