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Critique du Film : Gallowwalker
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Critique du Film : Gallowwalker

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 29 juillet 2013 à 1251

Ca pourrait être drôle, c'est juste pathétique...

Tourné au cours de l'année 2006, Gallowwalker ne sortira que mi-août prochain sur la marché vidéo US. D'où une question : mais que s'est-il donc passé pendant ces sept années ? Petit flashback... En octobre 2006, alors que le long-métrage était en plein tournage, un mandat fut lancé contre Wesley Snipes suite à une plainte déposée par le fisc américain. Snipes quitta alors les plateaux pour se rendre aux autorités américaines et se fit emprisonner. Quelques mois plus tard, il réussit à négocier une liberté conditionnelle lui permettant d'aller finir le film, jusque là laissé en plan. Le tournage terminé, le montage validé, Gallowwalker était alors prêt à être montré au public. Sauf que les producteurs prirent la décision d'attendre la libération de la star pour le sortir. Ce n'est donc que fin octobre 2012, près de six ans après la fin du tournage, que le long-métrage fut pour la première fois montré au public au FrightFest de Londres.

A cause/Grâce à la patience des producteurs, Gallowwalker devient donc le premier film post-prison de Wesley Snipes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est loin, très loin d'être un retour glorieux. Dans la filmographie de Wesley Snipes, le long-métrage s'impose même haut la main comme ce qu'il y a de pire (et pourtant, il y a déjà du niveau dans la carrière de l'acteur, à l'instar des très nuls L'art de la guerre 2 ou Nuclear Target). Le comédien est ici montré sous un jour particulièrement pitoyable : inexpressif, apathique, engoncé dans un costume de cowboy low-cost, orné d'une ridicule barbichette noire et blanche, récitant ses quelques dialogues d'une voix morne et terne, et prenant à longueur de temps des poses ultra-cools-décontractées-de-la-mort-qui-tue. On a mal pour lui, car force est de constater qu'ici, il est juste pathétique.

Certes, cela pourrait être drôle, mais en fait, ça ne l'est pas du tout. Difficile, en effet, de se moquer de Gallowwalker tant on est consterné face à ce qui est montré à l'écran. Le spectacle offert est ainsi particulièrement nul, l'impression étant renforcée par la mise en scène neurasthénique d'Andrew Goth (lequel n'a refait aucun film depuis) qui ne réussit pas à rendre le tout un minimum passionnant (même les quelques scènes d'action sont molles). Malgré un postulat de base sympathique (le western horrifique, ça ne court pas les rues, et les récents essais ne se sont pas avérés franchement convaincants, à l'instar de La malédiction des zombies ou de Cowboys & Zombies), ce Blade à la sauce far-west est donc un supplice de chaque instant, et ce surtout lorsque l'on apprécie Wesley Snipes, qui perd ici le peu qui lui restait de superbe.

L'aspect le plus horripilant du film se trouve incontestablement dans sa propension à chercher coûte que coûte à ce que son héros soit le plus badass possible, mais à constamment échouer à nous le montrer sous un jour avantageux à l'écran. Tout acte, dialogue, position ou regard cherche ainsi être un maximum cool, mais s'avère chaque fois tellement artificiel, forcé et daté que cela finit par conférer au film un côté franchement ringard. N'est pas Sergio Leone qui veut. En échouant lamentablement dans cette entreprise, Gallowwalker ne réussit dès lors à n'être qu'un western de troisième zone. Son cowboy solitaire - appelé Kaos, ça donne une idée du niveau - oscille ainsi entre le fadasse et le grotesque, ne parvenant jamais à s'attirer la sympathie du spectacteur.

Dans ses partis-pris visuels, Gallowwalker est de plus totalement incompréhensible. Peut-être y avait-il, au départ, une intention forte du réalisateur qui s'est perdue quelque-part en cours de route. Pourquoi tous les protagonistes sont-ils affublés de perruques blanches ? Pourquoi toutes ces créatures bizarres alors que l'on ne parle normalement que de simples morts-vivants ? Pourquoi seul le chef des méchants développe t-il des capacités surnaturelles ? Rien ne tient vraiment en dépit de la simplicité extrême du pitch de base (ceux qui sont tués par le héros reviennent d'entre les morts, tout bêtement), et l'on a du mal, au début, à saisir clairement les tenants et les aboutissants du scénario, la première heure, très obscure, ne posant jamais clairement les bases de l'histoire (pourtant pas très compliquée).

Malgré une ou deux créatures sympathiques (lorsqu'elles ne sont pas too much, à l'image de ce clone de Sauron sorti d'on ne sait où) et en dépit de quelques arrachages de têtes (mais numériques, y compris dans les gerbes de sang), Gallowwalker ne réussit pas non plus à être convaincant dans son aspect horreur. Le tout reste ainsi très propre, souvent filmé de loin (quand ce n'est pas hors-champ) et semble avant tout destiné à une diffusion télévisée en deuxième partie de soirée. Là encore, en restant toujours très consentuel, le long-métrage ne parviendra pas à contenter l'amateur de sensation forte. Raté à tous les niveaux, Gallowwalker n'a au final pour lui que sa courte durée, le générique apparaissant comme une véritable libération...

La conclusion de

Oh mon dieu... Il en est donc à ce point là Wesley Snipes ? Malgré toute la sympathie que l'on peut avoir pour lui, force est de constater qu'il touche le fond du fond dans ce western low-cost où il est aussi crédible en cowboy vengeur que pourrait l'être Casimir en star du porno. Quant à la mise en scène d'Andrew Goth, elle cherche tellement la cool-attitude qu'elle en devient ringarde, et finit donc par involontairement tourner en ridicule sa star. Ca pourrait être drôle, c'est juste pathétique et, sincèrement, ça fait du mal de voir Snipes dans un tel état...

Que faut-il en retenir ?

  • Le postulat de base,
  • Une ou deux créatures.

Que faut-il oublier ?

  • Un film ultra ringard,
  • Wesley Snipes, ridicule,
  • Scénario bordélique,
  • Mise en scène molle,
  • Violence aseptisée,
  • Techniquement à chier,
  • Nul, mais même pas drôle.

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