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Critique du Film : Devil's Pass
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Critique du Film : Devil's Pass

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 26 juillet 2013 à 0948

C'est l'histoire de cinq débiles...

Commençons cette critique par mettre les choses à plat (histoire de bien être clair) : à la rédaction de Scifi-Universe, on en a plein le cul des found-footages ! Cette lassitude, de plus en plus doublée d'un certain énervement, est d'autant plus prégnante que certains d'entre-nous sont même à deux doigts de penser qu'il ne s'agit ni plus ni moins que d'un sous-genre de cinéma ("sous" dans le sens "inférieur"). Il faut dire que pour un Projet Blair Witch ou un [REC.] réussi, combien avons-nous dû subir de merdes atroces dont le niveau technique n'était même pas à la hauteur d'un téléfilm de seconde zone ? Paranormal Activity, CloverfieldLe dernier exorcisme, Devil Inside, Apollo 18, Frankenstein's armyGrave Encounters,... Mon dieu, tout ce temps perdu devant un écran alors qu'on aurait pu faire des choses bien plus intéressantes, comme laver nos chaussettes par exemple...

Pour résumer en quelques lignes, voici rapidement la teneur de nos griefs contre les found footages. Sur le fond, ça ne tient pour ainsi dire jamais : quand on est en danger en mort on ne continue pas à filmer, quand on ne sait pas quoi filmer on ne fait pas des zooms et des gros plans (ahh, le plan large, l'ennemi du found footage !), et un téléphone qui filme en continue ça n'a une autonomie (au mieux) que de deux heures. Sur la forme, le genre n'est ouvertement qu'une technique pour faire un film à pas cher : la qualité de l'image est à chier ? C'est pas grave, ça fait plus vrai. On ne voit rien à ce qui se passe à l'écran ? C'est pas grave, ça fait plus vrai. Ca bouge dans tous les sens et ça donne la nausée aux spectateurs ? C'est pas grave, ça fait plus vrai. Bref, d'une manière générale, les bons found footages sont aussi rares que les bons films avec des ninjas (il doit y en avoir je pense...).

Tout cela pour vous avouer qu'on n'était pas franchement motivé lorsqu'on s'est rendu à la projection de Devil's Pass, le nouveau long-métrage de Renny Harlin. Pourtant, on l'aime bien Renny Harlin, presque autant qu'on déteste les found-footages d'ailleurs ! Ses incursions dans le genre fantastique ont ainsi souvent donné des films très corrects (Prison, Le cauchemar de Freddy, Peur Bleue, Profession : profiler, ce pourquoi on passera poliment sur le désastreux Pacte du sang) et, grâce à sa filmographie généreuse, le bonhomme dispose d'un capital sympathie indéniable (sa carrière est-elle à ce point dans le creux de la vague qu'il doive en arriver à accepter ça ?). Au final, si le résultat n'est pas si catastrophique que ce que l'on pouvait craindre (ce n'est clairement pas le pire des found footages), Devil's Pass n'en reste pas moins un mauvais film.

Sur le fond, Devil's Pass ne se justifie jamais : le parti-pris ne tient pas la route dès lors que l'histoire se met en marche (comme d'habitude me direz-vous), le film est monté (il n'est pas censé être found ce footage ?) et, cerise sur le gâteau, on s'aperçoit à la toute fin qu'il est scénaristiquement impossible que quiconque ait pu retrouver le matériel d'enregistrement (le château de cartes, déjà bien fragile, s'écroule alors lamentablement). Sur la forme, on retrouve toutes les figures profondément détestables du found footage : ça bouge dans tous les sens, ce qui se passe à l'écran est au mieux illisible (au pire, c'est de la radio : on a le son mais pas l'image), et, bien sur, il y a des scènes en vision nocturne (pitié, arrêtez, les scènes en vision nocturne dans ce genre de film, c'est comme les seins de Charlize Theron, on y a le droit à chaque fois !).

Malgré cela, et étonnamment, Devil's Pass n'est pas vraiment ennuyeux (sans jamais être franchement passionnant). Le scénario, qui s'appuie sur des faits réels non élucidés (voir la page Wikipedia pour en savoir plus), est construit à la manière d'un épisode de X-Files, les pièces se dévoilant aux spectateurs au fur et à mesure que la théorie du complot prend forme. Dommage, donc, que l'histoire mise bout à bout soit à la fois convenue (on comprend tout très vite, mais on se dit que c'est si con que ce n'est pas possible) et complètement incohérente (comme on comprend tout très vite, il fallait bien que l'on se dise que c'était très con pour que ça fonctionne un minimum). Les personnages, quant à eux, sont à l'image de ce qui se fait habituellement dans les found footages (entendez par là qu'ils sont sans intérêt et mal interprêtés).

Et puis, derrière la caméra, on sent bien que Renny Harlin connaît son boulot. Devil's Pass s'avère bien rythmé, et malgré le parti-pris du found footage, Harlin réussit à faire quelque-chose à peu près acceptable. Certes, il triche (encore une fois, le film est monté en alternant les images prises par les divers appareils, mais avouons que ce n'est pas l'élément le plus illogique du film), mais cela permet d'obtenir quelques séquences un minimum sympathiques (l'avalanche par exemple, incohérente, mais bien fichue) qui rendent le film regardable et, malgré toute notre mauvaise fois, plutôt divertissant en dépit de sa profonde crétinerie. En espérant que pour la suite, Harlin finisse par revenir à des projets dignes de lui, plus, en tout cas, que cette vidéo de vacances montrant cinq débiles partis faire de la randonnée.

La conclusion de

Avec Devil's Pass, Renny Harlin s'essaye au found footage, et rate son coup... En effet, en dépit toute la sympathie que l'on peut avoir pour ce réalisateur, difficile de passer outre les incohérences, les invraisemblances et la masse de clichés que nous dessert le film ad nauseam. Heureusement qu'Harlin connaît bien son boulot pour adoucir notre calvaire ! En bon faiseur, il parvient ainsi à livrer une copie bien rythmée, donc pas trop ennuyeuse. C'est faible, mais pour un found footage, c'est déjà beaucoup !

Que faut-il en retenir ?

  • Un pitch de base intrigant,
  • Bien rythmé, donc pas trop ennuyeux.

Que faut-il oublier ?

  • Encore un @&#$ de found footage !
  • Des incohérences,
  • Encore des incohérences,
  • Toujours des incohérences,
  • Des clichés,
  • Encore des clichés,
  • Toujours des clichés.

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