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Critique du Film : Spiders 3D
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Critique du Film : Spiders 3D

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 20 avril 2013 à 0018

Godzillaraignée!

Pour Jason, responsable de la maintenance du réseau de transport souterrain de la ville de New-York, la journée à venir ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. En effet, tôt ce matin, les restes d’une vieille station spatiale soviétique sont tombés sur la mégalopole américaine. Fracassant le bitume, un énorme débris s’est enfoncé dans les sous-sols, interrompant tout trafic sur une ligne de métro. Fichtre! Juste avant l’heure de pointe! Jason, qui comptait fêter dignement l’anniversaire de sa fille de 12 ans - histoire de faire un pied-de-nez à son ex-femme, qui le traite de mauvais père - va devoir faire des heures supplémentaires. Pas de bol! Mais s’il n’y avait que ça! En effet, de compliquée, la situation va carrément devenir catastrophique. Explorant le lieu du crash, Jason et son équipe vont découvrir que, issues de la carcasse de l’astronef, des centaines d’araignées commencent à envahir la ville!..

Et ces araignées ne sont pas des araignées comme les autres! Fruit de manipulations d’ADN extra-terrestres, elles sont incroyablement coriaces, leur duvet cachant une sorte de carapace de crustacés. Lâchées dans un environnement terrestre, elles acquièrent, tel Superman, une capacité spéciale. Alors, certes, elles ne volent pas en arborant fièrement cape et slip rouges. Non, elles se contentent d’atteindre des tailles respectables, voire gigantesque pour ce qui est de la reine. Ce qui, avouons-le, n’est déjà pas si mal. Et si leurs premières victimes sont un agent de maintenance, des clodos vivants dans le métro (on pense alors à Mimic et à C.H.U.D.) et les rats de New-York, elles ne vont pas tarder à trouver l’endroit trop exigu... Et faire des rues de Manhattan leur nouveau terrain de chasse.

Evidemment, les autorités vont essayer de contrecarrer l’invasion... tout en y mettant des gants. Car il faut savoir que l’état major militaire et la police doivent composer avec les exigences d’un scientifique. Fou, comme de bien entendu. C’est d’ailleurs ce savant qui est à l’origine du fléau puisque qu’il est l’initiateur de l’expérience spatiale visant à créer des araignées aliens tissant une soie indestructible à usage militaire (j’ai dû rater un truc, je croyais que la station était soviétique...). Bon, quand on voit avec quelle facilité deux parents décidés peuvent arriver à libérer leur fille prisonnière d’une toile, on en vient à douter sur la légitimité de l’expérience. Bref, tout ça pour dire que les militaires du colonel Jenkins sont loin d’avoir les mains libres et que c’est peut-être pour cela qu’ils s’obstinent à tirer à l’arme légère sur les créatures alors que cela ne les égratigne même pas. A moins qu’ils ne soient tous crétins. C’est aussi une possibilité à ne pas négliger.

Quand à Jason, bousculé au milieu de cette situation de guerre des mondes, il va assurer comme un chef son rôle de père et ex-ex-mari et retrouver la place qui lui revient de droit, celle du mâle dominant. C’est même lui qui va mettre hors d’état de nuire la reine, en conclusion d’un combat épique où il va risquer mille fois la mort! Comment ça, je spoile? Allez, quoi, ne me dites pas que vous ne vous en doutiez pas?

Présenté comme ça, le scénario de Spiders 3D ne vaut pas tripette. Mes vieux diraient qu’il ne casse pas trois pattes à un canard. C’est vrai. Rien de neuf dans l’univers du monster movie avec ce métrage de Tibor Takács, produit par Nu Image.... Paf! Je m’en doutais. Là, je vous vois sursauter. Tibor Takacs? Le fumiste qui nous a infligé Megasnake et Tempête de météorites? Et Nu Image? La boîte responsable des Mégalodon et autre daube aux CGI moisis? Oui, c’est eux. Mais se reposer uniquement sur cet apriori, c’est vite oublier que Takacs nous a offert dans les années 80 quelques séries b bien sympa (La Fissure, I, Madman), et que Nu Image essaie désormais d’être un peu plus ambitieux, avec Conan par exemple (même si le film est raté). Avec Spiders 3D, mesdames et messieurs (il parait que l’on a plus le droit de dire mesdemoiselles),  il est bon de dire que l’ancien collaborateur de New Century Entertainment et la compagnie héritière de la Cannon jouent d’ambition et tentent de redorer une image de marque bien écornée.

Pour juger justement Spiders, il faut le comparer non pas aux blockbusters du genre (quoique beaucoup d’entres eux ne sont guère plus futés) mais aux produits de compagnies comme Syfy, CineTel, The Asylum, Empire, Star Entertainment, etc. Et là, force est d’admettre que le film de Tibor Takacs se situe un cran au-dessus de la masse et se pose comme un très honnête divertissement. Alors, certes, le scénario est mainstream, la réalisation est bourrée de clichés, l’happy end est sidérant de naïveté, les héros adoptent parfois (souvent) des comportements illogiques, le méchant est con comme un manche et les seconds couteaux se jettent sous les crocs des monstres, mais Spiders réussit à satisfaire l’amateur de monster movies et de séries B en soignant ce qui fait la force du genre: ses monstres. Ici, les studios d’imagerie bulgares nous proposent des créatures en CGI au réalisme saisissant, à la belle animation et dotées d’une excellente incrustation dans l’image. Et en 3D, qui plus est! Un panel de monstre d’ailleurs assez varié. En effet, si les plus petits spécimens se «contentent" d’inoculera des œufs dans le corps de tous ceux qui passent à leur portée, les araignées communes sont des imposants crustacés arachnéens hideux, extrêmement véloces et obstinés quand il s’agit de poursuivre une proie. Dotés de longs crocs, ils poignardent à mort leurs victimes. Juste pour le fun, puisqu’ils ne les bouffent pas. De véritables saloperies qui ne sont pas sans rappeler les arachnides de Starship Troopers.

Evoquant autant la reine d’Aliens, le retour que Shelob, affichant la même gueule que l’araignée spatiale de La planète rouge, la reine de ces créatures est traitée comme un monstre de kaiju eiga. Du coup, j’ai eu envie de la baptiser Godzillaraignée. Fourbe, cruelle, dotée d’une intelligence presque humaine, elle affiche un faciès grimaçant et une gueule garnie d’impressionnantes rangées de dents acérées. Les fans de ce type de monster movies vont particulièrement apprécier les apparitions de cette colossale créature puisque c’est à ces occasions que sont introduits de sympathique clins d’œil à des grands classiques du genre comme Godzilla, King Kong mais aussi Tarantula!, L'Invasion des Araignées Géantes, Aliens, le retour ou L'Homme qui rétrécit. Cerise sur le gâteau, Nu Image ayant fait des efforts dans le budget, les séquences qui lui sont consacrées ne manquent pas de figurants à massacrer (civils, policiers et militaires). Ce qui nous change des deux péquins zonant les productions The Asylum.

Coté interprétation, Nu Image et Tibor Takács ont confié le rôle principal à Patrick Muldoon (Ice Spiders / Cold Snap, Stigmata), un acteur au profil d’andouille que j’ai toujours trouvé insipide et mollasson. L’on aurait certes préféré un comédien de série B un peu plus énergique, histoire de donner un peu de punch à des passages dialogués autrement très chiants. Même constat pour Christa Campbell (Le Jour des morts, The Wicker Man), qui incarne l’ex-épouse de Jason, et qui se contente d’afficher la même expression de merlan frit, censée matérialiser, au choix, la stupéfaction, l’horreur, l’indignation et le chagrin. En fait, celle qui s’en sort le mieux, c’est la jeune Sydney Sweeney (L'hôpital de la terreur, ZMD: Zombies of Mass Destruction). Elle joue Emily, la fille du couple de héros, qui se voit isolée dans un Manhattan évacué de sa population et transformée en une zone interdite infestée de créatures et de militaires peu commodes. Et elle s’en sort plutôt bien. Enfin, les fans de série B reconnaitront sous les traits du colonel Jenkins, William Hope (Dark Shadows, Dark Floors), un grand spécialiste des seconds rôles prestigieux. Quand aux amateurs de jolis minois, ils flasheront certainement sur celui de Shelly Varod (du moins, avant que ce dernier soit écrasé sous la patte d’une araignée géante). Cette belle brune, vue dans Conan et UniverUniversal Soldier: Regeneration, incarne la babby-sitter d’Emily.

La conclusion de

Avec Spiders 3D, Tibor Takacs nous propose une œuvre qui rend hommage, de façon modeste mais sincère, aux séries B SF des années 50. Petit spectacle d’horreur SF sans autre ambition que celui de nous divertir le temps d’un film, le métrage se situe, qualitativement parlant, bien au-dessus de toutes ces daubes qui garnissent les catalogues de distributeurs de direct-to-DVD. Les amateurs de «grand cinéma» vont surement détester mais les autres, ceux qui se régalaient, enfants, à visionner La dernière séance et ses séries B kitchissimes, apprécieront ce spectacle mettant en scéne la lutte entre des humains un peu crétins et des saloperies mutantes venues de l’espace.

Que faut-il en retenir ?

  • Des monstres bien foutus
  • Un hommage aux monster movies des années 50
  • Un bestiaire varié Des FX corrects

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans originalité
  • Une réalisation appliquée mais très classique
  • Des acteurs sans relief

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