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Critique de la Bande Dessinée : Le Préfet spécial
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Critique de la Bande Dessinée : Le Préfet spécial

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 1 avril 2013 à 1259

Le Masque s'affirme.

L'aventure Masqué, débutée en janvier 2012 avec un premier tome intitulé « Anomalies », voit son premier cycle se terminer en ce début avril. Plus qu'un avis sur ce quatrième tome, il est venu pour nous le temps de faire un premier bilan sur cette série dont un deuxième cycle (de 2 tomes) est déjà annoncé.

"Le préfet spécial" fait directement suite au troisième tome (Chimères et Gargouilles). Alors que Frank Braffort vient tout juste d'être capturé par la brigade des phénomènes après avoir affronté une Gargouille de Notre-Dame, le préfet Beauregard choisit cette opportunité pour dévoiler à son tour ses pouvoirs. La chose serait peu inquiétante si ce dernier n'avait pas sombré dans la folie meurtrière. Folie qu'il partage désormais avec une partie des parisiens, Beauregard ayant, via les médias télévisuelles, hypnotisé une grosse partie de la population, les obligeant à saccager la ville et se battre jusqu'à la mort si possible. Désormais, le seul espoir de Paris se trouve donc dans les actions Frank. Mais arrivera-t-il à s'échapper ?

Si le quatrième tome de Masqué termine bien un cycle en donnant naissance à un héros qui assume désormais ses pouvoirs, s’il clôt la trame tournant autour du préfet Beauregard, apportant quelques réponses sur les anomalies et leur existence, il apparait assez clairement que Serge Lehman n'en a pas encore fini avec cette série. Ainsi, tous les questionnements du tome 2, autour des Nautoniers, reste en suspens et on comprend très bien que d'autres spécimens comme le "Fuseur" ou le "Prefet spécial" ne tarderont pas à apparaître. En fait, les tomes 3 et 4 forment un diptyque parfait, répondant un peu aux critiques qu'on pouvait émettre sur l'album instaurant le conflit entre Bradford et le Fuseur (T2), qui n’offrait essentiellement que de l'action. Entre ce tome et le précédent, on note bien meilleure gestion entre conflits et développement des personnages. Indirectement le rythme de lecture apparaît comme plus savoureux. Reste que la série aurait vraiment eu sa place dans la collection du nouveau label Delcourt « Comic Fabric », ce qui aurait permis de rassembler en deux tomes l'ensemble et qui aurait donné indéniablement une belle cohérence. D'ailleurs, Lehman semble avoir une certaine conscience de cette opportunité puisqu'il est d'ores et déjà annoncé que le scénariste participera à ce label avec un titre qui devrait sortir à la rentrée 2014.

Extrait Masqué tome 4

Avec cette série, Lehman offre un premier cycle qui ne lésera pas les lecteurs et qui laisse une impression globale de forte satisfaction. Tout ce que l'on aime dans la bande dessinée américaine trouve ici sa place et est merveilleusement introduit dans ce Paris futuriste. Puis l'idée de cette gargouille qui ne se révèle pas telle que son apparence le préfigure est une bonne trouvaille, ainsi que le but de celle-ci, créant un second rôle plutôt charismatique et apportant un contexte historique et mythologique supplémentaire qui, à l'instar de l'idée des Nautoniers, apporte un plus indéniable.

Visuellement, Stephane Crety reste fidèle au style des autres volumes, même si l’on a l'impression que le dessinateur gagne en ardeur en offrant des cases apparaissant comme plus complexes, à grand renfort de petits détails dignes de la bande dessinée européenne et un découpage dans un esprit encore plus issu des comics américains. On a l'impression que le trait du dessinateur y gagne aussi en spontanéité (dû à l'expérience Star Wars ?). Bref, le résultat apparaît comme étant encore meilleur avec cette impression de richesse visuelle qui rend la lecture très agréable et amène le lecteur à s'attarder sur certains détails. À noter qu'on s'amusera grandement du clin d’œil de la page 35, qui offre une passerelle iconique entre deux continents. Quant à la couverture de Benjamin Carré, elle est juste magnifique et iconique.

La conclusion de

Masqué se conclut donc avec un premier cycle qui ne déçoit pas et laisse entrevoir un contexte mythologique fortement intéressant pour les cycles à venir. Frank Braffort est désormais le pendant du Steve Rogers américain, on se réjouit de cela et on espère que Lehman arrivera à créer une œuvre reprenant le meilleur de la culture américaine, tout en amplifiant le côté mythologique et une cohérence sur ce point plus européenne. Masqué prend son envol et laisse sous-entendre de multiples aventures.

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