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Critique du Roman : Warbreaker

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 23 janvier 2013 à 0044

Le souffle des dieux

Gemme travaillait en silence, ignorant Vivenna et resserrant un nouveau point de suture. Les entrailles de Clod – intestins, estomac et d’autres choses que Vivenna ne souhaitait pas identifier – reposaient à terre, près de lui, soigneusement retirées et disposées de sorte qu’on puisse les réparer. Gemme s’affairait pour l’heure sur les intestins, qu’elle recousait à l’aide d’un fil épais spécialement conçu et d’une aiguille recourbée. C’était épouvantable…

Avec Warbreaker,  le romancier américain Brandon Sanderson nous emmène dans un univers de fantasy « réaliste » (pas de nains, d’elfes, ni de dragons) dans lequel la magie affiche des propriétés bien particulières.  En effet, pour pouvoir user de magie, un individu doit accumuler des Souffles, sortes de matérialisation énergétique de l’âme humaine.  Le magicien peut ensuite utiliser ses Souffles  en « vampirisant » les couleurs d’un corps vivant et créer des prodiges, comme animer des objets, changer ses propriétés physiques et créer des esclaves morts-vivants.  On appelle ce phénomène la magie biochromatique.

Dans la cité de T’Telir, capitale d’Hallendren et cœur du plus puissant royaume de cet univers, le Souffle, c’est le pouvoir. Une hiérarchie est d’ailleurs établie en fonction du nombre de Souffles possédés par un citoyen. En bas de l’échelle, les Ternes, qui ont vendu leur unique Souffle (leur joie de vivre ?) pour pourvoir subsister. Tout en haut figurent  les Rappelés, des individus mystérieusement ressuscités dans de magnifiques corps, qui vivent une existence de plaisirs dans leurs luxueux palais. Et parmi tous ces Rappelés, le plus important est le Dieu-Roi, un être mystérieux et inaccessible entouré d’une foule de prêtres près à satisfaire le moindre de ces désirs. 

Avec ce récit qui mêle avec habileté des éléments aussi divers que l’intrigue politique, l’analyse théologique, le survival urbain et la métaphysique, Brandon Sanderson nous invite à suivre les destins croisés de quelques personnages : la jeune Siri, épouse contrainte du Dieu-roi, qui doit supporter l’hostilité des prêtres et apprendre à vivre dans l’isolement : Chanteflamme, un Rappelé indolent et nihiliste qui se pose trop de questions sur le « sens de tout ça » ; Vivenna, une belle princesse qui découvre la dure réalité de la rue ; Vasher et Denth, deux mercenaires aux passés troubles qui se vouent une haine farouche. Et que dire de Saignenuit, une épée noire dotée de conscience, aux terribles propriétés alchimiques ?

Extrêmement bien ficelée, malgré un rythme assez lent, l’intrigue nous régale par ses fausses pistes, ses twist scénaristiques et une étonnante évolution de ses personnages, autrement plus complexes qu’on n’aurait pu le penser à la lecture des premières pages.  La vraie personnalité du Dieu-roi,par exemple, nous est dévoilé au fur et à mesure que Siri apprend à le connaitre… et on est surpris de constater qu’il est loin d’être la créature inaccessible et omnipotente entrevue au début du roman. Avec Warbreaker, l’on a affaire de la fantasy très originale, faussement légère, qui nous encourage à la réflexion par nombre de ses aspects – comme notre besoin de croire que quelque chose de divin gère nos vies.

Si la plupart des personnages principaux sont accrocheurs, le plus attachant est sans nul doute Chanteflamme, un Rappelé empli de cynisme qui sème le désordre au sein de la cour des Dieux. Ses rencontres avec ses semblables, comme la magnifique déesse Tissepourpre, et les débats métaphysiques menés avec son dévoué prêtre, Llalimar, tous plein d’humour et de justesse, figurent parmi les meilleurs passages du livre. On s’attache vraiment à Chanteflamme, ce qui rend le choc causé par le changement de ton dans les derniers chapitres encore plus efficace.

La conclusion de

Roman rafraichissant et à l’intrigue originale et bien ficelée, Warbreaker parvient à séduire, et cela malgré un rythme assez lent. Les personnages sont bien construits et attachants, le récit, léger mais assez malin, est riche en rebondissements et en étonnantes révélations. De la très bonne fantasy..

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue bien ficelée
  • Des personnages bien construits et attachants
  • Un univers original
  • Un système de magie intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Un rythme assez lent

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