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Critique de la Série Télé : The Vampire Diaries
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Critique de la Série Télé : The Vampire Diaries

Avis critique rédigé par André C. le mardi 6 novembre 2012 à 1404

enfin une saison correcte

On peut dire que The Vampire Diaries revient de loin. Lancée il y a trois ans sur la CW, une chaîne ciblant en priorité les adolescents, la série créée par Kevin Williamson se présentait comme la version cathodique de la saga ciné Twilight. La filmographie de Williamson augurant du bon comme du moins bon, toutes les craintes étaient de mises. En effet, si il est à l'origine du scénario du premier Scream, il est aussi derrière le feuilleton pour ados (ou teen show) Dawson. Il avait beau arborer une autre source littéraire que Stephenie Meyer (l'auteur de Twilight, donc), l'opportunisme de la démarche était flagrant. Il était clair que le scénariste/producteur, en perte de vitesse depuis plusieurs années (l'air de rien, les Scream, ça commence à dater), cherchait à gagner les faveurs de la chaîne en promettant une copie similaire susceptible d'attirer le public admirant Bella et Edward.

Après une première saison laborieuse aux faux-airs de Twilight cathodique justement et d'une seconde année mitigée, la 3e cuvée parvient enfin à trouver un rythme de croisière convaincant. Même si elle n'est pas exempte de défaut, en particulier dans la mise en valeur de la plastique de son casting (avec de la musique pop en appui), une récurrence des teens show, il n'en demeure pas moins qu'elle affirme une volonté de développer sa propre mythologie. Elle s'offre même le luxe de nous surprendre en versant volontiers dans un gore inhabituel pour la chaîne : ce n'est pas un hasard si la CW a jugé bon de programmer The Vampire Diaires avec son autre série à caractère fantastique, Supernatural, dans la même soirée. Donc, lors des deux premières années, nous avons fait la connaissance de Elena Gilbert (Nina Dobrev) qui rencontre les frères Salvadore, vampires depuis des siècles. La love-story de Elena avec l'un des deux frères, Stefan (Paul Wesley), n'est pas sans évoqué celle de Bela avec Edward, pourtant, le show ne se contente pas de ce statut quo. Si des loups-garous apparaissent, c'est surtout l'arrivée de Katerina, l'une des ancêtres de Elena, qui fait monter la tension d'un cran l'année suivante.

Dès lors, malgré son allure de copie carbone de Twilight, The Vampire Diaries construit bel et bien son univers. De cette manière, si il y a une intrigue sentimentale avec un lycanthrope, ce n'est pas un triangle amoureux entre lui, Elena, et un des frères Salvadore qui donne lieu à la dynamique de la saison. Il faut plutôt voir du côté des machinations entre les personnages pour trouver le sel de ce teen show.

D'ailleurs, il serait plus pertinent de comparer The Vampire Diaries non pas à Twilight, mais plutôt à une autre série pour ados versant dans la science-fiction, Roswell. Dans le cas de cette dernière, la mythologie tournait autour de la découverte des origines de trois extra-terrestres, tandis que dans The Vampires Diaries, ce sont de vieux ennemis qui tentent de ramener leurs rancœurs sur le devant de la scène. Le désert du Nouveau-Mexique faisant place au décor bucolique de Mystic Fall, la vie du petit bourg se résume juste à un décor (les fêtes du lycées par exemple) et non à être la source des enjeux principaux : Elena n'a pas l'air de s'inquiéter de ses résultats scolaires.

Ainsi, la seconde année se clôturait sur la quête de Klaus qui avait réussit à amener, grâce à un sortilège, Stefan à ses côtés. Klaus fait partie de ce qu'on appelle les Originaux, les premiers vampires autrement dit. La troisième saison s'ouvre donc sur les recherches d'Elena pour retrouver Stefan. Et, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, cette intrigue ne va pas être bouclée dès l'épisode de reprise, mais elle va servir de nœud dramatique à tout un tiers de la cuvée 2011-2012 pendant que d'autres enjeux annexes arrivent et s'entremêlent.

De cette manière, Stefan va aider Klaus dans plusieurs quêtes, comme de chercher les membres de sa famille défunte. L'intrigue se resserrant autour du trio Stefan/Elena/Damon, cela permet au plan du vampire Original de se dévoiler petit à petit sans prendre le pas sur le versant soapesque du show. D'ailleurs, il faut souligner que Paul Wesley, dans le rôle de Stefan, réussit enfin à être à la hauteur de Ian Somerhalder. Ce dernier, campant son frère Damon, était la principale attraction de la série avec son jeu de dandy décadent. Il trouve enfin du répondant lorsque Stefan devient une menace potentielle.

En revanche, du côté des personnages secondaires, l'équilibre est toujours un peu difficile à trouver, même si on remarque une nette amélioration. La meilleure amie de Elena, Bonnie, la sorcière du groupe, a encore du mal à exister, tant l'intrigue tourne exclusivement autour du trio vedette. Néanmoins, on remarque l'effet bénéfique du départ du frère de Elena, Jeremy (Steven R. McQueen, Piranhas 3-D). Lui qui était à la limite de la figuration les années précédentes, il se voit presque naturellement éjecté du show dés les premiers épisodes de cette saison, ce qui permet à celle-ci d'entrer dans le vif du sujet et de s'épanouir à son aise.

Et toujours du côté des bémols, on remarque aussi que la mise en scène ne suit toujours pas. La photographie est toujours aussi banale même si il y a quelques recherches pour pencher vers le clair-obscur, histoire de profiter du cadre. Le comble est même de préférer la réalisation de Roswell (qui date de la fin des années 90, tout de même) qui parvenait par moment à décoller alors que celle de Vampire Diaries peine toujours à faire preuve intensité. Sur ce point, même Twilight paraît plus élaboré.

La conclusion de

Loin d'être devenu le nouveau mètre-étalon en la matière (nous sommes encore à mille lieux de l'indétrônable Buffy contre les vampires), The Vampire Diaries dénote, en 3 saisons, de la volonté des auteurs à soigner leur production. Souvent agaçante dans cette manie de conserver les apparats d'une série pour ados, cette cuvée montre une tendance à ménager ses effets, à travailler ses temps faibles pour donner de l'impact à ces rebondissements. De cette manière, les aventures de Elena, Stefan et Damon deviennent de plus en plus attachantes.

Que faut-il en retenir ?

  • Une écriture plus convaincante des story-arcs ;
  • Un équilibre entre le versant soap et mythologique ;
  • Des effets sanglants surprenants pour un teen show

Que faut-il oublier ?

  • Un manque de tension dans la mise en scène ;
  • Une photographie quelconque ;
  • Une galerie de personnages secondaires nombreux mais qui peine à tirer leur épingle du jeu

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