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Critique de la Série Télé : The Vampire Diaries
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Critique de la Série Télé : The Vampire Diaries

Avis critique rédigé par Andre C. le mardi 29 septembre 2015 à 1230

saison 5 : et puis vint la chute

Après 4 saisons, The Vampire Diaries peut se vanter d'avoir fait un passage remarqué sur la CW. En effet, dès ses débuts, elle a réussi à devenir le nouveau titre-phare de la chaîne. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et les auteurs sont dorénavant contraints de remettre en question tout ce qu'ils s'étaient appliqués à bâtir afin de maintenir un certain niveau qualitatif. En d'autres termes, comme toutes les séries à ce stade, The Vampire Diaries doit dorénavant se renouveler pour pouvoir perdurer.

Et c'est là où le bas blesse, puisque les auteurs ont bien du mal à négocier ce fameux cap. Alors que, durant cette saison, la série a vu son univers s'étendre (avec le lancement de sa première spin-off, The Originals, en parallèle), elle perd quelques plumes au passage, incapable de retrouver l'énergie d'antan. Il faut dire que cette année a été particulièrement difficile à gérer dans les coulisses : la créatrice, Julie Plec, celle qui était auparavant la showrunner a dû délaisser sa place pour aller s'occuper de ladite spin-off, remplacée par Caroline Dries, promue au poste de superviseur après 4 saisons à avoir été co-executive producer et scénariste.

Ces bouleversements s'en ressentent tant les épisodes se révèlent brouillons. Il est vrai que la symbolique du « nouveau décor » (les personnages arrivent à l'université) est grande tant elle souligne ce changement de visage qui s'opère dans The Vampire Diaries : l'imagerie se détache de plus en plus de l'ambiance bucolique qui faisait auparavant le charme du show pour s'orienter vers un visuel timidement médical et cheap, un visuel qui sera lui-même très vite délaissée par la suite. Mais cette transformation se fait de manière si laborieuse que l'impression dominante est, soit que les auteurs ne l'assume pas, soit qu'ils ne parviennent pas à trouver leurs marques, en lorgnant dangereusement vers la concurrence.

En fait, on se croirait même, par moment, dans True Blood puisque l'une des sous-intrigues concerne des expériences sur des vampires. À ce propos, on touche là à l'un des aspects le plus rédhibitoire et qui tire l'ensemble de cette cuvée vers le bas : le traitement de toutes les story-arcs et fils rouges. Ainsi, la résolution du cliff-hanger de l'an passé prend plus de temps que d'habitude à se dénouer (plus d'un tiers de la saison), il en est de même pour tout ce qui touche aux personnages secondaires, les auteurs n'arrivent simplement plus à gérer toutes les storylines laissés en plan et l'introduction de nouveaux éléments censés lancer la série dans une nouvelle direction, tous les enjeux mythologiques devenant de simple prétexte à relancer les triangles amoureux et autres intrigues sentimentales.

Bon, il est vrai que le nouveau cadre du show (l'université et le campus) appelait forcément de nouvelles thématiques et intrigues. Mais cela n'excuse en rien cette manie de tirer à la ligne et de traiter par dessus la jambe la moindre élément qui n'intègre pas le plot principal : personne ne semble se soucier des dizaines de morts et de suicides qui ont lieu sur le campus (certains oublient même des massacres dont ils ont été témoins d'une scène à l'autre, les personnages continuent à aller aux soirées étudiantes alors qu'un tueur rôde dans les parages, etc), mais lorsque cela touche Elena, Bonnie ou Stefan, toute la bande n'hésite pas à sortir de leur train-train pour prêter main forte aux têtes d'affiche. On concède qu'il s'agit d'un défaut récurrent dans le show depuis ces débuts, mais il a rarement été aussi flagrant qu'ici.

Il faut donc se rendre à l'évidence : The Vampire Diaries prend du plomb dans l'aile. L'enthousiasme des acteurs s'étiole de plus en plus : Damon a bel et bien perdu son aura de badboy (Ian Somerhalder fait ce qu'il peut avec son jeu cabotin, mais son personnage a été trop édulcoré ces dernières années) ; alors que Stefan ne lui arrive pas à la cheville sur ce terrain (non, il ne suffit pas de prendre des poses nonchalantes pour avoir l'air machiavélique) ; et Nina Dobrev est, cette fois, totalement perdue dans ses deux rôles, Elena ayant une évolution de plus en plus incohérente (a-t-elle réussi ou non à contrôler sa nature de vampire ? Oui et non, enfin, peut-être) et Katherine est de plus en plus fade. On a même frôlé le running gag avec l'apparition d'un nouveau double/doppelgagner sortie d'on ne sait où et qui manque cruellement de caractérisation.

Quand aux autres personnages, le constat n'est guère mieux et confirme ce que l'on pouvait déjà deviner avec le trio principal : les auteurs ont déjà exploité tous les fils rouges possibles et imaginables que la thématique des vampires et le cadre du soap pouvaient leur offrir. Si encore cette saison faisait preuve d'un quelconque sursaut au niveau de la mise en scène, mais là encore, l'équipe technique se complaît dans tous les gimmicks et tics visuels qui ont été instaurés comme marque de fabrique. Alors que, sur cette même chaîne, même Beauty and the Beast réussit à donner un semblant de cachet pour se démarquer.

Il y a bien quelques morts et autres twists qui tentent, vaille que vaille, de sortir cette cuvée de la torpeur, mais le mal est fait. Tout le groupe a déjà tellement vécu d'aventures rocambolesques par le passé que, même les péripéties du genre «se sacrifier/être tué et ressusciter » deviennent de la routine, y compris pour les personnages. De cette manière, il devient de plus en plus difficile de s'attacher à ces derniers.

La conclusion de

Pour la première fois, The Vampire Diaries se retrouve empêtré dans ses propres ficelles. Il avait fallu quelques années pour que la série trouve un juste équilibre entre romance et mythologie, mais cette saison ne parvient tout simplement pas à traiter l'un sans que l'autre en pâtisse. De ce fait, l'équipe créative se retrouve coincée dans les travers de leurs propres cahiers des charges. Il y a bien quelques idées de fils rouges, mais ne ce n'est pas suffisant pour sortir la série du marasme dans lequel elle s'est engluée.

Que faut-il en retenir ?

  • Des tentatives pour aborder de nouvelles thématiques ;
  • De nouveaux personnages qui renouvellent quelques dynamiques

Que faut-il oublier ?

  • Une évolution des personnages qui stagnent ;
  • Des rebondissements et des péripéties redondantes ;
  • Un manque d'empathie de plus en plus gênant

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