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Critique de la Bande Dessinée : Le Dieu Poulpe
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Critique de la Bande Dessinée : Le Dieu Poulpe

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 4 juin 2012 à 1130

Cthulhu contre les baleines blanches

Dans le premier tome, Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic nous avait présenté une intrigue surprenante par la nature même de sa structure, qui mêlait avec malice nombre d éléments narratifs empruntés aux grands classiques de la littérature fantastique. Ce n’était donc pas sans une certaine impatience que nous attendions de découvrir la suite des confidences de Melville, attablé dans une taverne de New Bedford avec le jeune Ishmaël.

Dans Le dieu-poulpe, deuxième opus d’un dyptique (un format épousé par toutes les œuvres de la collection 1800) dont le scénario puise son inspiration dans les lignes de Moby Dick, le célèbre roman de Melville, les auteurs passent à la vitesse supérieure en nous offrant une très mouvementée fresque maritime. Dans ce tome, on retrouve le capitaine Achab qui, aux commandes du Pechod, est bien décidé à détruire le Kraken. Il est aidé dans sa folle quête par un inattendu harponneur, qui n’est autre que la créature de Frankenstein, et il va trouver des alliés en… un banc de baleines blanches ! Etrange, non ? Et si vous disais aussi que toute l’intrigue baigne dans une ambiance lovecraftienne fortement assumée, avec les découvertes d’une étrange cité abyssale et d’un livre évoquant le Necronomicon ? Bref, Grands Anciens vaut le coup d’œil rien que par la nature de son intrigue, apte à satisfaire tous les fans de littérature fantastique et d’ambiance steampunk.

La plus grande partie de ce deuxième tome est consacrée à nous conter l’affrontement entre l’équipage du Pechod et le Kraken. A cette occasion, s’appuyant sur un scénario qui récupère et détourne les passages les plus connus de Moby Dick, Bojan Vukic, de son trait précis, nous offre de magnifiques planches de combat maritime au rendu viscéral et saisissant. Il nous avait grandement impressionnés dans le premier opus, il va ici encore plus loin et matérialise de belle manière, avec un excellent sens du rythme, la nature sauvage de cette lutte déséquilibrée entre l’homme et l’océan déchainé. Le rendu horrifique est accentué par l’omniprésence d’un kraken cthulhien, d’une créature de Frankenstein vraiment réussie et d’un Achad au regard empli de folie haineuse.  Superbe ! Par contre, comme je le signalais déjà lors de ma critique du tome précédent, le dessinateur est moins convaincant dans le traitement des séquences plus posées, avec la présence de personnages aux attitudes un peu trop figées.

La conclusion de

Avec son récit très mouvementé, excellemment mis en valeur par les dessins de Bojan Vukic, Le dieu-poulpe se pose comme une deuxième partie très satisfaisante. On retrouve les quelques petits défauts signalés lors de la lecture du premier tome, mais ils sont ici encore moins préjudiciables, noyés dans un flux narratif bien dosé qui privilégie le séquences de combat maritime, mettant en scène l’affrontement sauvage entre l’équipage du Pechod et une monstrueuse créature abyssale.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario très épique
  • Des personnages saisissants
  • Un excellent rythme
  • Un dessin efficace

Que faut-il oublier ?

  • Quelques défauts mineurs dans les passages posés

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