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Critique de la Bande Dessinée : La baleine blanche
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Critique de la Bande Dessinée : La baleine blanche

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 5 janvier 2011 à 1709

Le nouveau défi du capitaine Achab


Avec ce nouveau diptyque intitulé Grands Anciens, nouvelle série de leur collection 1800, les éditions Soleil continue de mêler les univers steampunk et les contes fantastiques appartenant à la littérature classique du 19ème siècle. Ici, c'est Bojan Vukic et Jean-Marc Lainé, respectivement dessinateur et scénariste de l'œuvre, qui nous proposent un récit digressif bien ancré dans le concept puisque très largement inspiré de Moby Dick, le célèbre roman de Melville. Les auteurs, faisant état d'un agréable sens de l'humour, ont même poussé la diligence à l'extrême en confiant au romancier la charge d'introduire leur incroyable histoire, dans laquelle la redoutable baleine blanche doit céder sa place au Kraken, lui-même devant s'effacer devant Cthulhu. En effet, armé d'un carnet de notes et de croquis, Melville, attablé dans une auberge du port baleinier de New Bedford, discute avec Ishmaël, un jeune marin en quête d'aventures. Et c'est de ses confidences que va se nourrir l'histoire de ce premier album (intitulé La baleine blanche). Une histoire où le capitaine Achab, bien campé sur ses deux jambes, va être amené à affronter, à bord du légendaire Pequod, une créature autrement plus terrible que la baleine tueuse.

Bon, rien à redire, pour ce qui est de la richesse référentielle, La baleine blanche est un album exemplaire. Les éléments narratifs évoquant les grands classiques de la littérature fantastiques sont très nombreux et, cerise sur le gâteau, ils sont de plus introduits avec malice, soit en tant que pièces maîtresses de l'intrigue, soit sous la forme de simples clins d'œil (comme le très amusant gag du Nautilus). L'amateur, qui voit là son intellect et son érudition sollicités, a donc toutes les raisons d'être ravi. On devine un scénario finement travaillé, qui ne laisse rien au hasard, avec un fil de lecture clair et concis, au flux constant. Cependant, si, techniquement, l'histoire proposée par Jean-Marc Lainé est excellemment bien ficelée et que tous les éléments du puzzle s’imbriquent sans souffrance, on pourrait aussi dire que le récit affiche les défauts de ses qualités. En effet, à force de calcul et de précision narrative, on se retrouve à lire une histoire un peu dingue qui - sacré paradoxe! - manque de folie et de suspense, notamment dans le déroulement de sa trame principale, qui se montre même légèrement poussif dans son entame. A un réel plaisir de lecture ne se mêle donc pas la douce excitation générée par l'étonnement. Un peu dommage...

Pour ce qui est du dessin, sans faire dans l'exceptionnel, Bojan Vukic nous offre la vision d'un travail consciencieux. Son trait, extrêmement fin et très précis, manque un peu de chaleur et de vie (les personnages apparaissent un brin figés) mais force est de dire que ce style qui nous fait penser à du "dessin d'ingénierie" colle finalement, surtout dans la représentation des décors (très réussis), à l'ambiance steampunk exigée par la nature du récit. Au final, et même si je ne suis pas particulièrement fan de son trait, j'ai été très sincèrement séduit par la beauté de certaines planches, notamment les scènes maritimes (les superbes baleiniers). A noter également le dessin en pleine page du "kraken", qui est vraiment très impressionnant. Au final, on obtient un rendu graphique qui, avec un peu plus d'application dans les expressions des personnages, aurait vraiment atteint un excellent niveau. En l'état, l'on est juste devant du bon boulot.

La conclusion de

Melville, attablé dans une taverne, narrateur d'une histoire mêlant les éléments de la mythologie lovecraftienne et ceux de son célèbre roman Moby Dick, l'idée est assurément bonne. Techniquement, de plus, il ya pas grand chose à reprocher à l'œuvre proposée par Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic, qui est la juste consécration d'un travail consciencieux. Pourtant, l'on ne sort pas totalement convaincu de la lecture de cette Baleine blanche. La faute à un scénario qui, à force de précision et de calcul, tarde trop à se lancer et manque un peu de surprise, et à un trait qui, s'il s'avère très réussi dans les décors et les représentations de baleiniers, peine à convaincre dans les dessins des personnages, un peu trop figés.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée originale très prometteuse
  • Les rendus des décors et les fresques maritimes
  • Un scénario bien ficelé
  • Beaucoup de références

Que faut-il oublier ?

  • Un récit qui peine à démarrer
  • Un manque de suspense
  • Les expressions des personnages, trop figées

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