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Critique de la Bande Dessinée : Valeurs familiales

Avis critique rédigé par Benoît F. le dimanche 13 mai 2012 à 20:27

Famille nombreuse, famille heureuse...

Crossed: valeurs familiales est le troisième volume de la série Crossed fort bien traduite par l'éditeur français Milady. Il ne s'agit pas d'une suite mais d'un one-shot auquel un nouveau tandem s'est associé. Adieu Garth Ennis et Jacen Burrows; bonjour David Lapham et Javier Barreno.

 

Valeurs Familiales se consacre à la vie et survie d'une famille de bons vieux WASP (White Anglo-Saxon Protestant), accrocs à Dieu le Père et, par conséquent, croulant sous une multitude de rejetons adeptes de la bible, des canassons et de la gâchette. La famille Pratt se compose d'un Papa Pratt, d'une Maman Pratt et de 10 enfants Pratt. On ne chôme pas chez les Pratt! Cette grande famille vit donc dans un ranch, véritable petit paradis terrestre loin de toutes corruptions urbaines. Adaline, la fille aînée, est la narratrice de cette histoire. Sous ses airs de "Bella Sara passion chevaux", cette jeune femme porte un regard lucide sur sa famille dont la vie est loin d'être aussi rose que cela. En effet, Papa Pratt, le guide charismatique, est aussi un fiéffé violeur d'enfants... gloups me direz-vous... et bien oui. Le décor est posé et le scénario se consacre à la survie de cette famille suite à l'invasion de leur ranch par des infectés (mais c'est quoi des infectés? Voir Crossed volume 1).

Le Papa Pratt: un petit côté Charlton Heston...


Mais qu'en est-il de ce nouveau duo de scénariste et d'illustrateur? Difficile de remplacer le binôme Ennis Burrows qui avaient donné son âme à la série. L'illustrateur Javier Barreno nous livre une copie convenable parvenant à retranscrire toute l'horreur ambiante. L'ensemble graphique, sans être de haute volée, parvient à s'insérer dans la continuité du style de Jacen Burrows et c'est déjà pas mal. Concernant le scénario, David Lapham propose un changement de direction par rapport à l'oeuvre originelle. Ce scénariste, réputé pour son oeuvre intitulée Balles Perdues (Stray Bullets), prend le parti de montrer une horreur du quotidien en lieu et place d'une menace extérieure obligeant des survivants à se regrouper. Bien entendu, les infectés sont toujours là pour montrer l'ultra-violence dans toute sa noirceur mais, à cela, viennent s'ajouter incestes et autres secrets de famille nauséabonds. Le chemin pris par David Lapham pouvait apparaître comme original car se détachant du premier opus mais le résultat demeure en de çà de nos espérances.

"L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai..."

 

En effet, à mesure que l'histoire se met en place, le lecteur s'aperçoit vite que la sauce a réellement du mal à prendre. La fuite en avant proposée dans les premières pages se dégonfle rapidement pour céder la place à une trame scénaristique qui se cherche sans jamais se trouver. Nous avons donc droit à une surenchère dans l'ultra-violence physique et verbale qui, finalement, n'apporte pas grand chose. De plus, la transformation de Maman Pratt en chef de bande d'infectés apparaît comme grotesque et sans inspiration réelle. Enfin, on notera l'omniprésence salvatrice des chevaux vus comme le seul espoir de cette famille... Robert Redford serait content...

Une interprétation libre de l'oeuvre de Grant Wood, American Gothic

 

L'oeuvre originale (un peu de culture, çà ne fait de mal à personne!)

50

Lorgnant du côté de la famille malsaine de Jesse Custer dans Preacher, ce troisième opus consacré à Crossed ne parvient pas à se hisser au niveau du maître qu'est Garth Ennis. Après une entrée en matière prometteuse, le scénario se noie dans une caricature grotesque servie par une ultra-violence sans fondement. Selon l'héroïne, l'espoir et la survie reposent sur l'emploi des chevaux... tout un programme pas forcément stimulant pour le lecteur.

Critique de publiée le 13 mai 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Des secrets de famille pires que les infectés eux-mêmes

Que faut-il oublier ?

  • Une surenchère stérile dans l'ultra-violence
  • Une trame scénaristique qui se perd

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