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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Alien Armageddon
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Alien Armageddon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 23 avril 2012 à 0133

Invasion gastrique et chiasse alien


Après avoir conquis la Terre en trois coups de cuillères à pot – si tant est que l’on utilise ce genre d’ustensiles au fin fond de l’espace -, les Nephilims ont parqué les survivants humains dans un ghetto de Los Angeles. Là, ils ont tout loisir d’y faire leur shopping et, sous prétexte du maintien de l’ordre, de capturer des cobayes pour leurs expériences génétiques visant à modifier l’ADN humain.  Suffisamment, du moins, pour que ces derniers puissent servir d’hôtes à leurs larves de plastique orange, une condition essentielle à leur survie sur Terre. Mais ces aliens belliqueux, qui s’appuient sur un gouvernement de collabos, vont tomber sur un os : un duo de femmes fortes (je parle de leur force de caractère, hein, pas de leur tour de taille !) et un serial-killer reconverti en Cowboy justicier…

Imaginé par Neil Johnson (vidéaste qui s'est fait une petite réputation dans le milieu de la musique metal, avec notamment ses films sur le groupe Manowar), le pitch d’Alien Armageddon n’est finalement pas totalement inintéressant. Une civilisation extra-terrestre qui revient sur Terre, plusieurs millénaires après en avoir été chassée, pour replonger l’humanité dans la servitude. Il faut savoir que cette race impérialiste, structurée en castes, ne peut survivre sur la planète sous sa forme originelle, et les humains présentent un ADN suffisamment proche pour devenir, après quelques modifications, les hôtes idéals.  Ainsi, si cette entame de script est loin d’être révolutionnaire, si elle évoque autant V, Hidden que Stargate, la porte des étoiles ou Terre champ de bataille, elle laissait apparaitre quelques intéressantes possibilités de développement. Restait à savoir si producteurs et réalisateurs allaient faire preuve de suffisamment de savoir-faire ou d’inventivité pour compenser les contraintes d’un budget étriqué. A la vue du résultat, force est d’admettre que leur talent était loin d’être à la hauteur du défi.

Neil Johnson serait-il un scato-émétophile ? En effet, le spectacle de trois prisonniers vomissant en boucle et chiant bruyamment dans une caisse en métal consiste le gros morceau (si j’ose dire) d’Alien Armageddon.  Enfermé dans une pièce nue qui sert ici de cellule mais aussi, dans d’autres scènes, de laboratoire de recherches génétiques (avec un équipement ultra-avancé se composant d’un microscope et d’un aquarium peint en vert), ce trio de personnages se trouve, sans qu’ils le sachent, en phase de mutation. On assiste à une sorte d’étrange routine, aussi monotone que dégueulasse : deux seaux contenus de la bouffe immonde sont introduit dans la pièce ; les détenus se jettent dessus et mangent comme des porcs ; et la journée s’achève par une gastroentérite sanglante (le spectateur le plus observateur remarquera d’ailleurs que, bien qu’elle ne soit jamais nettoyée, la cellule est vide de toute déjection et vomissures quelques plans plus tard). Pendant une bonne heure, rendu un brin perplexe par l’immobilisme de la situation, on suit donc le supplice quotidien de ces pauvres hères en se demandant si le réalisateur va se décider de passer à autre chose. Oh, durant ces moments douloureux (autant pour les personnages que pour les spectateurs), il y a bien quelques idées intéressantes, mais gâchées par un traitement d’une rare nullité, comme lorsque Jodie (interprétée par Katharine McEwan, une actrice intéressante, qu’il serait judicieux de revoir dans de meilleures circonstances) découvre, au cours d’une tentative d’évasion, la pièce des hybrides aveugles. En ce lieu crasseux et plein de douleur, des « femmes » enceintes pondent en boucle des placentas servant d’élément de base à l’alimentation des cobayes. Malheureusement, l’efficacité de l’aspect craspec est annihilée par l’ineptie des dialogues et de la mise en scène, qui voit l’une des femmes se redresser alors qu’elle est maintenue à son lit par des harnais - on se rend compte à ce moment qu’il s’agit simplement de scotch qui lui barre la poitrine… affligeant.

Au bout d’une heure de métrage, le film prend une autre voie quand Jodie Elliott, l’héroïne, parvient à s’évader avec l’aide de Franci, une scientifique mais pas que, et le mystérieux Cowboy qui, comme par hasard, à finir par atterrir dans la même cellule. A partir de ce moment, on retrouve un peu l’ambiance de la séquence d’ouverture, qui voyait l’arrivée explosive des vaisseaux Nephilims dans une sorte de réplique fauchée d’Independence Day ou La Guerre des mondes. On apprend alors que de l’autre coté du mur, la résistance (bien que ses membres aient le plus grand mal à toucher une cible avec une arme à feu) existe encore et donne du fil à retordre aux troupes d’occupation. Le Coybow, lui, est nettement plus doué puisqu’il extermine en deux coups de son revolver une escouade complète de soldats Nephilims. Trois comme lui et le compte des aliens est vite réglé, je vous le dit !

Mais, comme lors de La guerre des mondes, la libération ne va pas arriver via l’habileté naturelle des humains à l’adaptation mais par l’aide d’un virus.   Il va se développer dans l’organisme de l’héroïne reconvertie en cheval de Troie qui, d’un baiser lesbien, va le passer à l’ennemi.  Par un processus d’enchainement de roulage de pelles, le virus va remonter jusqu’aux Maîtres, spécimens Nephilims de la caste supérieure - dont l’apparence monstrueuse ne laisse aucun doute sur leur nature bestiale. « Cela s’appelle le baiser de Judas » lance solennellement l’alien coupable de traitrise (comme Klaatu dans Le jour où la terre s'arrêta , Franci, agent extra-terrestre infiltré, a fini par apprécier la race humaine). A cette occasion, Neil Johnson qui jusque là, question horreur, ne nous avait offert que quelques misérables gerbes de sang numérique, se lâche avec quelques plans bien gore, les larves quittant leurs vaisseaux humains infectés pour crever lamentablement. Cela ne suffit pas hélas, à nous faire oublier les interminables minutes qui ont précédé cette conclusion, sinon originale, du moins assez marrante.

La conclusion de

Partant d’une idée assez sympa, Alien Armageddon est au final une sacrée bouse qui n’a pour elle que quelques séquences de combats aux FX perfectibles et un final un peu plus intéressant que le reste du métrage, aussi mal foutu qu’ennuyeux. En effet, pendant presque une heure, Neil Johnson nous propose un affligeant huis clos où quelques acteurs vident leurs intestins et leurs estomacs dans une caisse de métal. Seuls les amateurs de spectacles pour scato-émétophiles en tireront une éventuelle satisfaction.

Que faut-il en retenir ?

  • L’idée de base
  • Un final un peu gore

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario bourré d’incohérences
  • Une mise en scène misérable
  • Des dialogues nullissimes
  • Un récit terriblement ennuyeux
  • Des FX perfectibles

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