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Critique du film d'animation : Métropolis [2001], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 4 avril 2012 à 20h57

Une très bonne adaptation

Critique de la VOST

Quand deux grands noms de l'animation japonaise adaptent une histoire de l'un des plus grands mangakas de tous les temps, et que cette histoire s'inspire d'un classique de la science-fiction d'avant-guerre, cela fait-il forcément un bon film ?

En effet, le projet Métropolis regroupe quelques grands noms. Tout d'abord, il y a bien sur le film de Fritz Lang de 1927 qui inspira à la fin des années 1940 le mangaka Osamu Tezuka (Astro, le Roi Leo...). Beaucoup de ses œuvres furent adaptés notamment par son propre studio, Tezuka Productions, en collaboration avec des réalisateurs comme Rintaro (Galaxy Express 999). Ce dernier décida, après la mort de Tezuka (qui était réticent au projet) d'adapter Metropolis en s'aidant au scénario de Katsuhiro Otomo, surtout connu pour avoir réaliser Akira. Et si vous rajoutez à tout ce beau monde le savoir-faire d'un studio comme Madhouse (Perfect Blue), alors on a des raisons qui font que ce film est plutôt réussi.

Il faut d’abord savoir que le manga de Tezuka s'éloigne grandement du film de Fritz Lang et n’en garde surtout que quelques thématiques : La mégalopole d'un univers futuriste séparée en deux mondes, la présence d'un robot féminin à la destinée exceptionnelle... Sans avoir vu ce film, ni lu le manga original, on retrouve l'esprit du film de 1927 avec en toile de fond un affrontement entre les dirigeants de la cité et la classe ouvrière en conflit avec la mécanisation du travail. Le métrage de Rintaro est assez fidèle à Tezuka malgré quelques libertés prises par Otomo. L'histoire utilise le point de vue extérieur d'un enquêteur et son apprenti, Kenichi, partis du Japon pour cette mégalopole gigantesque. Ils sont à la recherche du Dr. Laughton, un homme accusé de trafic d'organes. On apprend rapidement que ce dernier construit un robot ayant l'apparence et le comportement d'une jeune fille. Il dirige ce projet pour le compte du Baron Rouge, riche industriel ayant construit une tour, appelée Ziggurat, et semblant ourdir un sombre projet. Il dirige aussi une sorte de milice, le Marduk,  qui fait la loi dans la partie haute de la ville en s'assurant surtout que les robots ne viennent pas dans des zones non-autorisées. Un des membres les plus importants de cette milice, Rock, est très fidèle au duc. Peut-être trop quand il découvre sa volonté de construire un robot. Poussé par la jalousie, il laisse pour détruite la création qui sera découverte par Kenichi. S'en suit une aventure mouvementée puisque tous voudront mettre la main sur cette petite fille, mi-humaine, mi-robot.


Il est difficile de résumer le film puisque s'y déroulent plusieurs intrigues, avec plusieurs thèmes abordés. On assiste ainsi à une véritable lutte des classes entre la ville-haute et les niveaux plus bas qui ont beaucoup souffert de la généralisation des robots. Le leader de ces prolétaires, Atlas, va d'ailleurs préparer une révolution visant à changer la société. Le thème de la révolution est ici assez pessimiste car semble s'opposer à un progrès au service d'une idéologie rappelant de beaucoup les totalitarismes du XXème siècle. Le Marduk est même directement traité de fasciste par l'enquêteur japonais, surtout à travers la figure très controversée du Baron Rouge cherchant un pouvoir énorme. Sur ce fond politique assez bien amené, se pose la quête d'identité de Tima, la fille robot, qui découvre la vie aux côté de l'innocent et raisonnable Kenichi - créant une belle alchimie entre ces personnages. Chaque personnage a vraiment une personnalité propre et les différentes intrigues sur différents plans se mélangent très habilement montrant l'excellent travail d'Otomo sur le scénario. On ne sait jamais quel parti prendre entre les révoltés anti-robots et ces derniers, qui savent se montrer plus que touchants. Une histoire bien ficelée faisant réfléchir, voilà la force de Metropolis.

D'autant plus que la beauté graphique est au rendez-vous ! Tout d'abord l'univers graphique est aussi singulier qu'original pour un film d'animation. Là encore, cela vient d'abord du travail de Tezuka dont le character design se reconnaît au premier coup d'œil. On reconnaît son style à travers l'aspect tassé des personnages dont on a désormais l'habitude avec Astro. De même, chaque personnage présente des caractéristiques physiques irréelles au niveau des proportions avec une inspiration de la bande-dessinée européenne se faisant sentir, notamment les travaux d' Hergé. Les personnages faisant très cartoon au final s'intègrent bien dans les décors très colorés du film. Les couleurs chaudes de la ville haute contrastent bien avec celles, plus ternes, des zones en-dessous, tout en ayant le mérite de ne jamais tomber dans la caricature grise des villes futuristes. La direction artistique est ainsi des plus réussis, conférant au film un univers vraiment propre aidant beaucoup à l'immersion.


Et le tout est bien mis en valeur par l'animation qui mélange 2D et 3D. Contrairement à beaucoup de productions où cela peut faire tâche, cela ne dessert pas l'univers graphique du film. Ce sont surtout les décors qui sont réalisés en 3D avec quelques effets ponctuels. Il est vrai que le film date de 2001 et l’utilisation de tels effets en était un peu à ses débuts au Japon. Si l’on remarque que quelques passages manquent cruellement de punch par moments, le film nous livre quelques véritables morceaux d'anthologie comme l'incroyable scène finale. Là, la maîtrise du studio se dévoile totalement, matérialisant vraiment tous les talents réunis autour du film - le tout orchestrée par une chanson de Ray Charles. Un remarque qui me permet d’enchainer sur les musiques utilisées dans le film. Elles mélangent subtiles compositions originales et jazz du milieu du 20ème siècle, ce qui confére encore plus un aspect retro-futuristes à l'ensemble. L'ambiance sonore du film est réussie avec un casting vocal qui est assez bon dans l'ensemble.

 

La conclusion de à propos du Film d'animation : Métropolis [2001]

Bastien L.
80

Metropolis est une véritable réussite qui a bien survécu au défi des années. Grâce, en premier lieu, à une histoire touchante et intelligente qui nous plonge dans un univers riche et cohérent, mais aussi beaucoup à son aspect graphique très réussi, dont les principales caractéristiques sont bien mises en avant via une animation de haute volée.

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