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Critique de la Bande Dessinée : Prelati

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 17 mars 2012 à 12:47

La pucelle et l'ogre


En 1436, cela fait désormais 5 années que Jehanne d’Arc, la pucelle d’Orléans, est morte sur le bucher de Rouen. La plupart des chevaliers sont retournés dans leurs fiefs et seuls quelques-uns se sont mis au service du roi Charles VII. Jehan de Metz et Bertrand de Polongy se voient confier par leur suzerain la mission de se rendre en Bretagne pour enquêter sur les agissements de Giles de Retz, leur ancien frère d’arme. Le duc de Bretagne lui reproche en effet d’empiéter sur ses terres et la populace environnante le craint comme s’il était le diable en personne. Arrivés au château de Tiffauges, les deux chevaliers vont découvrir que le seigneur de Montmorency-Laval, assisté de l’inquiétant moine défroqué Prelati, se prête à d’inquiétantes et terrifiantes pratiques…

Dans Les démons d’Armoises, l’expérimenté scénariste Jean-Charles Gaudin se penche sur l’extraordinaire histoire de Gilles de Rais (ou Giles de Retz). Maréchal de France, seigneur important du duché de Bretagne, ce vaillant combattant fut l’un des plus proches amis de Jeanne d’arc. Mais sous ce profil de héros se cachait aussi un homme violent, pédophile et pervers, fasciné par l’alchimie, les femmes et l’argent facile. En 1440, après un long procès, Gilles de Rais et deux de ses complices sont condamnés à être pendus puis brûlés. Naissait ainsi la fameuse légende de Barbe-bleue.

Dans ce premier tome, Jean-Charles Gaudin récupère nombre d’éléments de l’histoire officielle de Gilles de Rais (on retrouve entre autres Poitou, son valet, et l’alchimiste florentin François Prelati) et un brin de légende (Jehanne d’Armoises) pour entretenir sa propre mythologie (initiée dans la série Garous, également éditée chez Soleil). Evoluant dans un monde médiéval-fantastique très réaliste car s’appuyant sur une belle documentation, le récit nous invite à être témoin des agissements d’un Gilles de Rais tombé dans la démence et à suivre l’enquête mené par deux braves chevaliers qui partagent le même secret que le maitre de Tiffauges. L’intrigue, dense et plutôt bien ficelée (argumentée par de nombreux flashbacks, matérialisant les souvenirs des personnages), se révèle accrocheuse – sans être captivante – et, au fil des pages, l’on commence à s’attacher aux héros, tout comme l’on apprend a détesté Gilles de Rais et son âme damnée. Plus axée sur le complot et les coups vicieux, très riche en dialogues, ces Démons d’Armoises est apte à satisfaire tous les amateurs d’histoire et de thrillers fantastiques. Les autres reprocheront à Jean-Charles Gaudin de faire preuve de verbiage et de se prendre un peu les pieds dans le tapis avec un trop grand nombre de personnages.

Au dessin, Stéphane Collignon met sa plume au service de l’histoire, suivant un découpage très classique, afin de faciliter la compréhension d’une intrigue qui se doit de capter toute l’attention du lecteur. Le trait est précis et sans esbroufe, dans le traitement des personnages comme dans celui des décors, souvent superbes. Le travail pour reconstituer le plus fidèlement possible cette période est assez remarquable, comme le château de Tiffauges, semblable en tout point à celui à celui que l’on peut encore visiter près des Herbiers. Par contre, il a un peu de mal à marquer la personnalité des différents personnages, les rendant de fait parfois difficile à identifier au premier coup d’œil. Malgré cela, Stéphane Collignon nous offre le fruit d’un travail soigné, au rendu réaliste, qui colle parfaitement au thème.

70

Difficile de se faire un avis sur ce premier tome. L’intrigue est intéressante et riche, mais l’ensemble est un peu brouillon et donc pas vraiment captivante. Le récit plaira certainement aux amateurs de BDs historiques et de thrillers fantastiques alambiqués, qui feront fi de ces petites remarques. D’autant plus que le trait de Stéphane Collignon est très agréable à suivre et qu’il sert parfaitement l’histoire

Critique de publiée le 17 mars 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue intéressante
  • Un récit historique bien documenté
  • dessin efficace

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario parfois un peu indigeste
  • Très verbeux
  • Des personnages peu marqués

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