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Une porte sur l'enfer >

Critique de la Bande Dessinée : Une porte sur l'enfer

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 12 mars 2012 à 13:08

Entente démoniaque

Nous sommes en 1892, en pleine Angleterre victorienne. Depuis plus de vingt ans, les Fathers of Realms constituent la société secrète la plus puissante du pays. L’ordre, dirigé par Ambrose Gunderson, bénéficie en effet d’un accord de collaboration exclusif avec les démons ; notamment dans le cadre de la conception d’un pont entre leurs deux univers respectifs. Une situation qui, l’on s’en doute, ne manque pas d’attiser la jalousie des groupes ésotériques concurrents, qui complotent pour sa chute. Les responsables des Fathers of Realms en viennent même à penser que l’on travaille contre eux de l’intérieur, en regard des récentes agressions sur la population londonienne par des meurtriers bénéficiant d’attributs démoniaques. Heureusement, pour mettre de l’ordre dans les rues, les Fathers of Realms peuvent compter sur la puissance de Lynn Redstone, leur bras armé…

Le très souvent inspiré scénariste Sylvain Cordurié nous offre avec ce premier tome de La mandragore une histoire digne de cette collection 1800. On y trouve en effet la plupart des éléments occultes propres à une période  qui a vu naitre et prospérer les sociétés secrètes, dont la plus célèbre reste l’Ordre Hermétique de l’Aube dorée de William Wynn Wescott.  Cependant, plutôt que de récupérer des composantes historiques comme Aleister Crowley ou S.L. Mathers, de faire évoluer ses personnages dans les salons déjà mille fois visités des sociétés de l’époque, Sylvain Cordurié crée sa propre mythologie, avec ses propres protagonistes. Dans ce premier opus (qui en comptera deux), le scénariste procède à une rapide mise en place des enjeux, tout en gardant quelques points d’ombre, histoire d’entretenir le suspense (les origines de Lynn Redstone, les véritables intentions du seigneur démon Nabazg, le rôle de Marcelus Gunderson). Il en résulte une intrigue bien accrocheuse et, c’est vrai, parfois un peu difficile à appréhender. Le rythme est bon et riche en affrontements, les personnages sont, eux, assez peu attachants car assez brièvement dessinés (même Lynn Redstone).

Le dessinateur italien Marco Santucci a travaillé dans le domaine du comic book (chez Marvel) et cela se ressent bien à travers son énergique coup de crayon, qui privilégie plus le dynamisme que la finesse de trait.  Le style est donc parfaitement adapté pour mettre en valeur les séquences de combat, lesquelles sont nombreuses et mettent en scène des démons hideux à souhait, mais moins efficace dans la reconstitution de séquences plus posées – tout en étant toujours d’un bon niveau. De l’ouvrage pas vraiment exceptionnel, donc, mais soigné et efficace.

75

Plutôt accrocheur, ce premier volet du diptyque de La Mandragore ! Sylvain Cordurié et Marco Santucci nous propose là l’entame d’un récit faisant honneur à la collection 1800 de Soleil, avec une intrigue riche en questionnements et un style graphique qui met bien en valeur sa nature mouvementée et les spécificités des protagonistes, comme ces horribles démons.

Critique de publiée le 12 mars 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue accrocheuse
  • Une action omniprésente
  • Le dynamisme du trait
  • Des démons bien hideux

Que faut-il oublier ?

  • Parfois un peu trop concis
  • Un style moins efficace dans les scènes posées

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