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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Vampires vs Zombies
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Vampires vs Zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 30 novembre 2011 à 0118

Carmilla et les zombies rednecks

Dans le monde post-apocalyptique de Vampires vs Zombies, l’humanité est en lutte avec une invasion de morts-vivants maquillés à la pizza mozzarella moisie. La bave aux lèvres, titubant comme Borloo au sortir d’un meeting du Parti Radical, ces abjectes créatures s’introduisent dans les propriétés et encombrent les chaussées, laissant derrière eux des traînées verdâtres. Beurk! Rien ne semble arrêter leur quête de chair humaine, pas même l’incompétences des techniciens en effets spéciaux (qui n’arrivent pas à masquer que la plupart des ces créatures, lorsqu’elles sont abattues, ne sont que de vulgaires pantins). La situation est donc préoccupante, sinon désespérée. Pourtant, cela ne semble guère perturber les rednecks de la région paumée qui sert de décor au film, qui continuent de vivre comme si de rien n’était. A croire que les tarés cannibales et les hobos en état de décomposition avancée ont toujours fait partie de leur quotidien. Il est également bon de signaler que les forces de l’ordre - police ou garde nationale - brillent de par leur absence. Ils sont peut-être retenus ailleurs par une fête locale -  beignets gratis, mesdames et messieurs, et à volonté!

C’est dans ces étranges circonstances que nous allons faire la connaissance des Fontaine, père et fille (manque la femme, le réalisateur n’a pas dû oser). Fuyant la pandémie, ils vont tomber sur un duo de gonzesses lesbiennes qui ne sont rien d’autres que... des femelles vampires! Enfin, quand je dis un duo, il s’agit plutôt d’un trio. C’est assez difficile à expliquer (et même à comprendre) mais il est de mon devoir de me faire témoin des faits, comme je les ai vus. Ce morceau choisi vous donnera d’ailleurs un excellent aperçu de l’incohérence du bousin. Vous être prêts? OK, on y va. Alors qu’ils voyagent à bord de la voiture, les Fontaine sont interpellés par une femme posant à coté d’un cabriolet garé au bord de la chaussée. Prénommée Julia (Brinke Stevens), elle expose son problème. Dans la voiture, place du mort, une jolie blonde au sourire enjôleur. Tout en discutant, monsieur Fontaine se dirige vers le cabriolet. Le tout est filmé en champ contre champ (détail technique qui a son importance) voiture / monsieur Fontaine. Soudainement, alors que le regard du père se porte à nouveau sur le cabriolet, on se rend compte que la fille, victime d’un faux raccord, a disparu comme par magie, remplacée par une autre blonde bâillonnée à l’arrière, qui, bien sûr, n’était pas présente dans le plan précédent (mais celui d’avant, oui). Bizarre, n’est-ce pas? Et si je vous disais que l’une de ces charmantes dames va se retrouver quelques instants plus tard engagée dans une séance de saphisme avec la fille Fontaine, et dans la voiture familiale. Cela ne sera en fait qu’un fantasme....  Bref, imaginez une vision américaine du cinéma de Jean Rollin, écrite et réalisée par un mec déchiré au Bourbon, et vous aurez un idée assez fidèle de l’ambiance de Vampires vs Zombies.

Maintenant, je n’ai peut-être rien compris aux intentions de Vince D'Amato. D’ailleurs, si quelqu’un a une quelconque interprétation à me soumettre, je suis tout ouïe. Qui sait, ce mec est peut-être un artiste avant-gardiste incompris? Non, je plaisante, c’est juste un fumiste. Rien que ça. En plus, question trucs zarbis, il ne s’arrête pas là.  Ainsi, il introduit un peu plus tard un étrange personnage, une sorte de sorcière gothique sortie de nulle part, accompagnée d’un chien, qui offre à la fille Fontaine, lors d’une étape dans une station service (où il va se passer un tas de chose), un talisman la protégeant contre les vampires. Euh, bon, d’accord... Cette fille se fera exploser la tête quelques minutes plus tard. Ensuite, non content de faire dans le fantastique vaporeux, Vince d’Amato (qui, signalons-le en passant, n’a rien à voir avec le cul-tissime Joe D'Amato), probablement très fier de sa culture grindhouse, s’inspire de Quentin Tarentino et nous emmène dans un road movie horrifique multi-reférentiel en se basant sur le postulat suivant: l’une des filles est Carmilla, princesse vampire, et elle est pourchassée par le Colonel et ses hommes, des chasseurs de vampires. Le Colonel, sorte de relecture Southern Comfort de Van Helsing, a de plus un compte à régler avec Carmilla, responsable de la disparition de sa fille. Bon, par road movie, comprenez que les protagonistes se déplacent en voiture. Pour ce qui des courses-poursuites endiablées, il faudra repasser.

Bon, vous l’avez compris, le scénario de ce film est un sacré bordel. Personnellement, je n’ai pas pigé la moitié du spectacle proposé par Vince d’Amato, comme lorsque tout s’achève dans un hôpital rempli de zombies, avec une succession de scènes gore qui n’apportent absolument rien à l’intrigue. A coté de cela, il faut rajouter les affres d’une réalisation exécrable, qui entraînent souvent le film dans les abysses du cinéma Z, et d’un niveau d’interprétation qui frôle celui d’un mauvais porno (même la scream queen Brinke Stevens est à la ramasse). Cela peut parfois être drôle, comme lors des séquences de combat, aussi énergiques que la danse nuptiale des éléphants de mer, où chaque impact se voit doté d’un effet sonore digne des films de Bud Spencer et Terence Hill. La plupart du temps, c’est juste nul.

A cela, il faut ajouter que si Vampires vs  Zombies présente quelques scènes gore, il ne faut pas vous attendre à être impressionné par le spectacle. Réalisés par des techniciens peu inspirés, disposant de moyens limités, les maquillages tiennent plus du barbouillage de carnaval que de vrais FX de cinéma. Seuls quelques plans, en fin de métrage, relèvent un peu la moyenne. Mais l’ensemble reste très inférieur à ce que l’on peut trouver dans le Z allemand ou le vrai cinéma underground américain. Même constat concernant l’aspect érotique. Ne vous fiez pas au résumé, extrêmement flatteur, rédigé par le distributeur du DVD, et encore moins à mes captures d’écran, très sélectives, le film de Vince d’Amato est loin d’être un spectacle aguichant. Certes, une poignée de plans nichons viennent égayer le récit, et quelques scènes consacrées aux ébats lesbiens de jolis vampires femelles se voient chargées d’amener une dose de sensualité, mais force est d’avouer que l’ensemble reste sobre, et donc assez décevant. Enfin, cerise sur le gâteau, malgré son titre, Vampires vs Zombies ne propose aucune guerre opposant ces deux races. Protagonistes des deux espèces ne font que se croiser dans ce récit sans queue ni tête, échangeant quelques baffes. Un comble.

La conclusion de

Réalisé avec les pieds, doté d’effets spéciaux lamentables, plombé par un scénario incohérent, Vampire vs Zombies est un film qui n’a pour atouts que quelques suffisamment ridicules pour en devenir drôles. Vince d’Amato, le réalisateur, extrêmement peu inspiré, n’arrive à aucun moment à proposer autre chose qu’un spectacle foireux, en peine de moments fun ou horrifiques. Une vraie daube…

Que faut-il en retenir ?

  • Parfois si nul que l’on en ri

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste

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