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Critique du Film : Tales of an Ancient Empire
Tales of an Ancient Empire >

Critique du Film : Tales of an Ancient Empire

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 19 juillet 2011 à 0033

Quelques chose de pourri au royaume d'Abelar

Dans le royaume d’Abelar, ou tout est fait de rouge et de bleu, une bande de crétins profane le tombeau de Xia, une sorcière vampire. Revenue d’entre les morts, dans le but de se venger de ceux qui ont, jadis, causé sa perte, la séduisante mais mortelle créature réunit rapidement une petite armée de vampires. Alors que le château d’Abelar est sur le point de tomber, la reine Ma’at envoie sa demi-sœur, la princesse Tanis, à la recherche de leur père, le seul capable de sauver le royaume. Xia, elle, se construit une alliée  puissante en la personne de Kara, sa fille…

Tales of an Ancient Empire est présenté comme la séquelle de L'épée sauvage, sympathique série B de fantasy des années 80 et premier film d’Albert Pyun. Plus de vingt années se sont écoulées entre la production des deux œuvres, et c’est également le cas dans le monde d’Abelar. Lors de la présentation (un pré-générique en slide show mené tambour battant sur une musique métal), ceux qui ont gardé en mémoire L’épée sauvage vont se rendre compte qu’Albert Pyun a pris de nombreuses libertés et réuni tous les éléments d’un nouveau drame familial. D’ailleurs, il est conseillé d’être bien être attentif lors de l’introduction des personnages pour bien comprendre les différents liens qui les rapprochent.

Petite mise en situation. Comme je vous l’ai dit plus haut, Ma’at, la reine, a une demi-sœur, la princesse Tanis. Mais Tanis a également une demi-sœur, la servante Kara, qui est la fille de la sorcière Xia. Vous voyez le truc ? Et ce n’est pas tout ! Quand Tanis part à la recherche de son père (qui a donc eu une liaison avec Xia), elle va faire la connaissance, à chaque coin de rue, d’un demi-frère ou d’une demi-sœur. Un vrai village de consanguins ! Et finalement, c’est cette fratrie qui va se dresser contre Xia, Kara et leurs serviteurs vampires.  Dans le fond, l’idée semble assez farfelue pour nous faire espérer un film amusant mais le scénario affiche vraiment trop de faiblesses et d’incohérences pour que cela fonctionne.

Ainsi, alors qu’Abelar subit le joug d’une engeance démoniaque, à quelques lieues de là (dans des villages issus du monde carton-pâte de Xena), la vie s’écoule comme si de rien n’était. Ensuite, tous ces frères et sœurs, qui vivent tous dans la même région, ne se sont plus vus depuis des années. Et que penser quand Tanis, victime d’un terrible naufrage et échouée sur une plage (en compagnie d’un singe !), se balade quelques plans plus tard, superbement vêtue et fraîche comme une rose, dans la rue d’une cité peuplée de barbares idiots. Ridicule. Tout comme lorsqu’on retrouve, sans raison, les vampires plantés dans un désert, à affronter un inconnu, au lieu d’user de leur abri fortifié. Enfin, cerise sur le gâteau, il y a les dialogues : des tirades mélodramatiques ridicules ou des répliques à l’humour foireux délivré par un Kevin Sorbo branché en « mode Hercule ».

Tales of an Ancient Empire est un film complètement fauché. On sait l’habileté d’Albert Pyun à masquer ce handicap. Ici, il a choisi d’user uniquement de cadrages serrés (histoire de dissimuler un peu la misère des décors) et d’une tonne d’artifices et d’effets (filtres chromatiques, ralentis et stroboscopiques, superposition d’images, montage image par image, etc.) pour nous faire oublier le manque de moyens. Le problème est que le matériau de base est si faible (une image DV sans subtilité) et les outils employés si rudimentaires que l’on a presque l’impression d’assister au bricolage d’un amateur, certes enthousiaste, mais peu doué. Puis les cadrages serrés, avouons-le, sont les bienvenus dans les films porno mais beaucoup moins dans les films de fantasy épique, qui apprécient plus les plans d’ensemble.

Si l’on n’était pas aussi déçu de voir Albert Pyun mêlé à cette histoire, on pourrait également se gausser des effets spéciaux, absolument minables. Mentions spéciales à une séquence où un navire digitalisé se battant contre les éléments (également digitalisés) est détruit par la magie de Xia, et à un château d’Abelar, grossièrement réalisé en CGI, que l’on croirait sorti d’un vieux jeu vidéo des années 80. Les effets gore se résument à quelques giclées de sang numérique noyées dans des artifices qui tentent (en vain) de masquer la faiblesse de leur incrustation.  Presque aussi grotesque que les dents des vampires, si mal foutues qu’elles gênent les acteurs dans leur prononciation.

Reste à aborder le domaine de l’interprétation. Tales of an Ancient Empire a la chance de bénéficier de quelques comédiens de séries B assez réputés et de très jolies actrices. De plus, tout le casting fait son possible pour tenter de donner un tant soit peu de crédibilité aux personnages. Malheureusement ceux-ci sont si mal construits que cela ne fonctionne que rarement, notamment pour une grande partie du casting masculin, sous exploité.  Michael Paré, Ralf Moeller et Matthew Willig sont transparents, seul Kevin Sorbo s’est vu confié un rôle à sa mesure. Chez les filles, Whitney Able (Xia), Melissa Ordway (Tanis) et Victoria Maurette (Kara) bénéficient de la photographie ultra-chiadée d’Albert Pyun et sont aussi belles que des models de magazines.

Enfin, pour finir, il est bon de signaler que Tales of an Ancient Empire n’a pas de fin. Le métrage s’achève en effet sur un cliffhanger, annonciateur d’un nouveau volet, intitulé Moon Blood. Ainsi, Albert Puyn nous prive même d’un affrontement final. Pas sympa, ça.

La conclusion de

En qualité de séquelle de L’épée sauvage, l’on aurait aimé qu’Albert Pyun nous livre un film d’aventures fantastiques emprunt de nostalgie, quitte à être kitch. Au lieu de ça, le cinéaste, vraiment peu inspiré, nous propose une histoire médiocre, mise en forme via une débauche d’effets numériques cheap et une rudimentaire réalisation video-clippesque. Vraiment très décevant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un casting sympa
  • Quelques séquences amusantes

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario médiocre
  • Un choix esthétique peu pertinent
  • Des effets spéciaux ridicules
  • Un film fauché

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