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Critique du Film : L'épée sauvage
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Critique du Film : L'épée sauvage

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 16 février 2008 à 1318

Sous Conan divertissant

Dans le royaume de d'Ed Than, un drame se noue. Après s‘être allié la puissance magique du nécromancien Xusia, le cruel général Titus Cromwell envoie ses troupes à l’assaut des faibles forces de ce paisible royaume. La résistance est vaine, Cromwell, appuyé par la magie noire, écrase les armées du roi, tue le couple royal et capture les héritiers. Seul, Talan, le prince ainé, parvient à prendre la fuite. Une dizaine d’années plus tard, alors que Cromwell – qui s’est traitreusement débarrassé de Xusia – dirige le pays malgré quelques tentatives d’insurrections, le jeune Talan, devenu un puissant mercenaire, retourne en Ed Than réclamé son dû.


Dans les années 80, suite au succès colossal du Conan de John Milius, les studios se sont empressés de mettre en chantier quantité d’ersatz, histoire de remplir leurs tiroirs-caisses à moindre effort. Hors, si la plupart de ces films bis étaient le fruit blet de productions italiennes (il leur suffisait finalement de rajouter un magicien et un barbare dans leur peplum des années 60), quelques spécimens sortaient du lot. Le plus connu reste aujourd’hui, bien évidemment, Krull, une œuvre atypique, mélange de Space Op’ et d’Heroic Fantasy, et qui ne connu hélas en son temps qu’un simple succès d’estime (et un sacré bide financier). Cependant, un autre mérite d’être cité. C’est cette Epée Sauvage, une production indépendante américaine qui ne peut laisser indifférent le fan de contes fantastiques.
L’épée Sauvage (titre français d’une grande débilité) est réalisé par un artisan aujourd’hui bien connu, Albert Pyun. Pour son premier film, le cinéaste d’origine hawaïenne avait pour mission de masquer les affres d’un budget rachitique par moult effets de manches et rebondissements théâtraux. En effet, le scénario (écrit par lui-même), très exigeant en matière de mise en scène, nécessite une attention toute particulière et surtout des moyens qu’il ne possède pas, sous peine d’atterrir dans la corbeille miteuse des nanars spaghettis de la période. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Albert Pyun ne s’en sort pas trop mal – d’ailleurs, il confirmera souvent par la suite ses étonnantes capacités à faire des films corrects avec deux sous en poche.

En effet, conscient de ses limites, Albert Puyn ne s’essaye pas dans les séquences démonstratives pleines d’effets spéciaux et de panoramiques vertigineux. Non, il se contente de filmer un conte barbare, se déroulant dans un univers à mi-chemin entre celui de Conan et des Mille et Une Nuits, en insistant plus particulièrement sur la mise en scène de ses comédiens. Les seuls éléments magiques apparaissant dans le métrage sont ceux issus du talent des maquilleurs Greg Cannom et Alan Apone – eux aussi débutants – à l’occasion des apparitions de Xusia, une sorte de liche nécromancienne puissante mais un peu trop sensible – à mon gout – à de vulgaires coups de poignards.
Pour mettre en valeur son film, le futé néophyte Albert Pyun se repose essentiellement sur quelques plans bien sanglants et surtout sur le charisme de Richard Lynch. Ce comédien émérite, souvent embourbé dans d’immondes séries Z, a l’habitude de porter d’énormes responsabilités sur ses épaules. Surdoué shakespearien à double tranchant, il en fait d’ailleurs parfois trop, sombrant dans l’exaspérant ou le désopilant cabotinage, et justifiant par là-même sa carrière chaotique. Cependant, dans l’épée sauvage, il justifie pleinement la confiance que le réalisateur lui accorde. Grâce à un jeu imposant, à la limite du dictat artistique, son personnage de Cromwell (cruel, prétentieux, sadique) est en effet l’élément central du récit et il dégage une aura autrement plus intense que le fade Talan ou que Xusia, beaucoup trop rare pour posséder une influence primordiale. Il faut aussi dire que, en plus de son expérience et de son charisme naturel, Richard Lynch est le seul comédien de ce film à porter une panoplie pas trop ridicule. Ça aide.

Car s’il y a bien un domaine qui fait baisser le niveau de ce film jusqu’à la limite (supérieure) du nanar, c’est bien celui des accessoires et des costumes. En effet, hormis comme je le disais l’aspect assez réussi de Xusia et l’armure de Crowmell, le reste des artifices théâtraux est d’une qualité vraiment médiocre. Casques en mousses, côtes de maille de pacotille, cuir bouilli de carton, bref une panoplie complète de bal masqué qui se voit appuyée par le look ridicule de la fameuse épée sauvage ; une improbable épée-jouet à deux mains dotées de trois lames (imaginez le poids de l’ensemble si elles avaient été en acier) dont deux peuvent être projetés à la manière d’un carreau d’arbalète. Mmouais, pas terrible, surtout que la mise en pratique de la capacité d’attaque à distance s’illustre à l’écran en se résumant au strict minimum (faute de moyen, on a en général simplement droit à un plan sur le déclenchement de l’arme – le départ de la lame – et un autre en contre-champ sur les conséquences – une tête qui explose ou un empalement).

La conclusion de

L’épée sauvage est une série B fauchée mais qui possède indéniablement un certains charme désuet et des qualités de mise en scène qu’il serait injuste de ne pas citer. Sorte de conte de fée à tendance guerrière, il ne possède certainement pas la force d’un Conan ou les moyens d’un Kalidor, mais grâce à un travail sans prétention mais consciencieux d’Albert Pyun et au charisme d’un Richard Lynch au meilleur de sa forme, le film se laisse regarder sans déplaisir et possède de nos jours un séduisant cachet kitch.

Que faut-il en retenir ?

  • Le travail consciencieux d’un réalisateur débutant
  • Les maquillages de Xusia
  • Conte de fée barbare assez divertissant
  • Quelques effets sanglants
  • La présence de Richard Lynch

Que faut-il oublier ?

  • Costumes et accessoires à la limite du ridicule
  • Scénario sans originalité
  • Peu d’effets spéciaux

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