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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Frankenstein the Rapist
Frankenstein the Rapist >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Frankenstein the Rapist

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 11 mars 2011 à 1438

Les obsessions de Bill Zebub

Personnalité du milieu de la musique métal reconnu et estimé pour la qualité de ses documentaires consacrés au genre (Black Metal, The Music of Satan ; Pagan Metal : A Documentary…), Bill Zebub est également un grand amateur de cinéma expérimental. D’ailleurs, sa passion est telle que, depuis 2003, ce personnage excentrique enchaine les productions en tournage vidéo, des films où, entre deux nanars gore, il y matérialise toutes ses obsessions, notamment le fétichisme sexuel et religieux.

 

Aujourd’hui, il est difficile de dire si Bill Zebub, autoproclamé King of the B-Movies ( !), est un véritable artiste surréaliste, un plaisantin adepte de farces de mauvais gout (après tout il est l’auteur d’un film prétentieusement baptisé The Worst Horror Movie Ever Made) où un simple érotomane fasciné par les symboles christiques, comme la crucifixion. Et ce n’est pas ce Frankenstein the Rapist, qui reprend une nouvelle fois cette thématique (après Jesus Christ : Serial Rapist , Dolla Morte – où il crucifie des poupées Barbie à poil -, The Crucifier et ZombieChrist) qui va nous aider à nous construire une véritable opinion sur le personnage. En fait, avec son scénario alibi (un homme fortement ébranlé par la perte de sa sœur et qui y recherche un sens divin), ce film de 80 minutes, par sa forme, pourrait apparaitre sans problème comme un simple déballage érotique sans aucun autre but que d’exhiber de jolies filles dans le plus simple appareil.

 

En effet, Frankenstein the Rapist consacre ses 80 minutes à exposer sous toutes les coutures, souvent de manière très explicite,  l’anatomie de model dénudés, gentiment crucifiées pour l’occasion (on a même à un long slide show en milieu de métrage, avec des photographies en papier glacé que l’on croirait tirées d’une revue pour adultes). C’est à peu près tout… en conséquence de quoi vous allez alors me demander : mais que diantre vient faire Frankenstein dans cette galère ?  En fait, rien du tout, ou presque. En citant Frankenstein, Bill Zebub, toujours aussi excessif, ose exprimer l’idée qu’il épouse la même démarche mystique que sa créatrice, la romancière Mary Shelley. C’est du moins ce qu’il cherche à nous faire croire, comme le stipule ce commentaire apparaissant dans le générique de fin : During the experimentation, the director discover the true way to bring the essence of Mary Shelley’s story of life. Mmouais, personnellement, je veux bien le croire mais son insistance à cadrer en gros plan une galerie de minous soigneusement apprêtés ne m’y encourage pas vraiment (à moins qu’il ait dans son entourage une obstétricienne répondant au nom de Mary Shelley). Plus sérieusement, je ne vois pas du tout ce qu’il entend par là et la « manifestation » finale, où l’on voit une jeune femme absoudre le sadique de ses péchés dans un français calamiteux (apparemment, la comédienne ne sait pas du tout ce qu’elle raconte) contribue à embrouiller encore plus l’affaire. Sachez, chers amis, que je suis d’ailleurs fortement disposer à entendre toute analyse sur le sujet. Avis aux amateurs !..

 

Pourtant, malgré tout, on se surprend à regarder le spectacle (composé en grande partie d’interminables plans séquences où des filles à poil aux poignets entravés traversent une prairie) jusqu’à son terme. Et si le fait d’être fan de jolies fesses peut évidemment être l’une des raisons à cette absence de lassitude, elle n’est assurément pas la seule. En réalité, pour l’amateur de curiosités, visionner Frankenstein the Rapist, c’est un peu comme écouter une pièce de Burzum. On trouve cela nul, minimaliste, sans aucune profondeur, mais quasiment hypnotique. Bill Zebub utilise d’ailleurs un environnement musical quasi-permanent fait d’un mélange de musiques d’ambiance doom, black et liturgiques.  Cette atmosphère musicale, couplée à une réalisation si grossière quelle ne prend même pas la peine de régler la balance des blancs (chromatiquement, aucune séquence n’est raccord avec une autre) et qui masque la misère des effets gore par des flous disgracieux, amène la naissance d’un climat surréaliste un peu vintage qui évoque un certain cinéma érotique et expérimental des années 70 (sans que l’on arrive à déterminer si la démarche est volontaire). Alors, Frankenstein the Rapist, véritable bouse prétentieuse, vulgaire spectacle voyeuriste, petit bijou surréaliste ? Franchement, je n’en ai aucune idée. Peut-être un peu des trois…

La conclusion de

Spectacle aussi basique qu’hypnotique, Frankenstein the Rapist est revendiqué par son auteur comme une œuvre expérimentale et surréaliste, sans qu’il arrive toutefois à réellement nous en fournirla preuve. Pouvant aussi bien apparaitre comme une vulgaire vidéo érotique que comme un le fruit d’une véritable démarche artistique, le film de Bill Zebub est le parfait reflet de la nature complexe de son concepteur.

Que faut-il en retenir ?

  • Des jolies filles
  • Une ambiance hypnotique
  • Une œuvre qui ne laisse pas indifférent

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario ? Où ça ?
  • Une réalisation abrupte
  • Des séquences interminables
  • Un vulgaire spectacle érotique ?

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