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Critique de la Bande Dessinée : La Cité des eaux mouvantes
La Cité des eaux mouvantes >

Critique de la Bande Dessinée : La Cité des eaux mouvantes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 23 février 2011 à 1828

Valerian, agent spatio-temporel

Son influence sur la nouvelle génération de dessinateurs et scénaristes est telle qu'il est aujourd'hui difficile de parler de bande dessinée de science-fiction sans citer pour exemple les aventures spatio-temporelles de Valerian et Laureline, ces deux voyageurs du temps créés dans les années 60 par Pierre Christin et jean-Claude Mézières. En plus de ces indéniables qualités artistiques, cette série marque l'histoire de la BD européenne par son aspect innovateur (à l'époque, la SF était peu présente dans le neuvième art) mais aussi par son extraordinaire longévité puisque qu'ayant vu le jour sous forme d'épisodes dans la revue Pilote, elle s'est vue bénéficier en 1970 d'une première parution en album (La Cité des eaux mouvantes) et, aujourd'hui, la collection ne compte pas moins de 27 tomes (le dernier en titre est paru en janvier 2010).

Dans La cité des eaux mouvantes, qui est donc le premier album de cette série, Valerian et Laureline vont être chargés par leur hiérarchie de neutraliser un prisonnier politique qui s'est enfui dans le passé. La mission n'est pas sans risque car, en plus de se lancer à la poursuite d'un dangereux criminel, ils vont devoir se rendre sur la Terre en 1986, alors qu'elle vient d'être ravagée par un cataclysme. Cette période, qui correspond à la fin de l'ancienne civilisation terrienne, est d'ailleurs peu connue des historiens puisque antérieure à la création de l'Empire Galactique Terrien. Valerian est désigné pour se rendre sur les lieux et arrive dans un New-York à demi-submergé par les flots, déserté de ses habitants - hormis une gang de pilleurs et une étrange cohorte de robots. Sans trop savoir où chercher, le héros se lance à la recherche de ce Xombur qui, par ses actions, menace de changer le futur...

Ici, pour ce premier album qui met principalement en vedette Valerian (Laureline dans les premiers opus n'est qu'un joli side-kick d'importance), on peut noter que le scénariste Pierre Christin fait preuve d'un intéressant don visionnaire en nous exposant une planète Terre post-apocalyptique victime de la fonde de la calotte polaire (non pas provoquée par un réchauffement climatique progressif mais par une catastrophe nucléaire). Il nous expose donc le spectacle d'une civilisation plongée dans l'anarchie, les gouvernements ayant cédé la place à de petites entités politiques fonctionnement principalement sur le concept de dictat. Le ton reste cependant très décontracté, le dramatique de la situation étant compensé par une grosse dose d'humour et une atmosphère fun.

Le trait de jean-Claude Mézières, qui marie avec équilibre la lisibilité de la ligne claire et le style fouillé de la BD moderne, fait ici son petit effet avec quelques cadres vraiment très réussis. Dns cette reconstitution d’un New-York post-apo, le dessinateur nous offre le spectacle d'une mégalopole en ruine, totalement inondée et envahie par une luxuriante végétation. Plus loin, lors des scènes se déroulant dans la base secrète, il met en place un décor kitch évoquant les plateaux de Planète Interdite et L'âge de cristal, occupé par des personnages au look un brin loufoque (comme ce scientifique, portrait craché de Jerry Lewis dans Docteur Jerry et Mister Love. Il est intéressant de noter que le style de Mézières, tant il était en avance sur son temps, porte très bien son âge et seules les tenues vestimentaires des personnages tendent à nous rappeler que cet album date des années 70. Pour ce qui est du flux narratif, la relative naïveté du traitement old scholl  (avec un Valerian qui commente toutes ses actions) est compensée par un excellent rythme et une intrigue riche en péripéties et en personnages haut en couleur ce qui, au final, nous donne un récit d'aventure pulp tout ce qu'il y a de plus divertissant.

La conclusion de

Plus de quarante ans après sa parution, La cité des eaux dormantes n'a guère perdu de son charme. Le trait de Jean-Claude Mézières est toujours aussi accrocheur et le scénario met une intrigue qui n'a jamais autant été dans l'air du temps. Seuls quelques détails, comme le design des ordinateurs ou les tenues vestimentaires des protagonistes, sont propices à révéler l'âge véritable de cet album... mais sans vraiment lui nuire, car ajoutant une touche de charme kitch.

Que faut-il en retenir ?

  • Un style graphique toujours aussi efficace
  • Un scénario d’actualité
  • Une ambiance fun et décomplexée
  • Des héros sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Une narration un brin old school

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