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Critique du jeu vidéo : Dead Space 2 [2011], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 14 février 2011 à 19h33

Danse avec les nécromorphes

Testé sur PS3

Révélée à la fin de l'année 2008, la série Dead Space avait réussi à révolutionner le survival-horror grâce à son ambiance spatiale et futuriste proche d'Alien qui manquait vraiment au jeu vidéo. Deux ans plus tard, la licence revient pour un second épisode qui tient toutes ses promesses...

Comme pour le premier opus, la force de Dead Space 2 reste son ambiance si particulière qui prend aux tripes et vous glace le sang. Le jeu est donc jouissif pour les amateurs de sensations fortes tournés vers le gore et l'épouvante puisque encore une fois on devra se frayer un chemin dans des endroits sombre remplis de nécromorphes s'abandonnant à une violence défiant toute logique... On retrouve ce cher Isaac Clarke, trois ans après qu'il est détruit le monolithe autour de la planète Aegis 7, enfermé dans une sorte d'hôpital militaire où on ne cesse de lui demander ce qu'il s'est passé sur le USG Ishimura. Clarke est alors délivré par quelqu'un qui n'a pas vraiment le temps de lui raconter ce qu'il s'est passé puisqu'il se fait tuer par un nécromorphe obligeant Isaac à fuir. Le temps de faire une pause et il s'aperçoit qu'il se trouve sur une station spatiale sur la lune Titan de la planète Saturne. Cette station est donc attaquée par les nécromorphes quand notre héros recouvre sa liberté, il sera d'ailleurs aidée par une certaine Daina voulant apparemment le sauver même si un autre patient échappé, Strauss, le met en garde contre cette dernière dans un discours plutôt incohérent. L'esprit encore très perturbé, Isaac (qui retrouve la parole par ailleurs) suit les instructions de cette Daina lui promettant de guérir son cerveau et de lui offrir les réponses quant à cette nouvelle attaque. La vérité se trouve surement entre les fanatiques religieux des Unilogues vénérant les monolithes ou du gouvernement de la station pas très blanc lui non plus...

Le scénario en lui-même n'est clairement pas ce qui fait la force du titre tant il fleure bon la série B déjà vue avec des personnages secondaires insipides et juste là pour faire avancer le personnage. Seul Isaac dans sa quête tourmentée de vérité offre quelques passages intéressants notamment car il ne cesse de voir sa dulcinée, pourtant morte, qui semble œuvrer pour le monolithe. Il est par ailleurs vrai que l'histoire n'est pas ce qu'on retient le plus des œuvres provoquant la peur, encore plus quand on parle de jeux vidéo. Elle passe en second plan derrière l'ambiance et l'efficacité des mécanismes servant à faire peur ou à choquer le joueur. La véritable qualité du titre se trouve surtout dans sa mise en scène quasiment parfaite. Pour ce faire, les développeurs de chez Visceral Games (anciennement EA Redwood Shores et créateur de la série) ont mis les bouchées doubles afin de surpasser le premier épisode tout en restant dans l'efficacité. Pour ce faire, il semble clair que les développeurs se sont largement inspirés du très réussi Resident Evil 4 jouant autant sur la peur que sur le stress, la peur d'avoir peur en somme. La solitude d'Isaac dans de nombreux couloirs sombres avec un rythme très aléatoire de créatures nous tombant dessus déclenche chez le joueur la crainte d'avancer tant on se sent vulnérable aux attaques des nécromorphes. A côté de ça, le jeu alterne des phases plus rythmées très orientées action où il faudra occire le plus de créatures possibles car cela leur arrive de jouer la carte du surnombre. Qu'une seule créature surgisse d'une aération ou se relève tout d'un coup reste aussi efficace qu'une horde de nécromorphes ne cessant d'arriver par vagues. Le jeu est clairement orienté action par moment mais on ne va pas s'en plaindre.


Le jeu se révèle aussi stressant que jouissif car après la peur succède l'envie de simplement réduire à néant ces vilaines bestioles ! Bien sûr les grands amateurs du premier opus pourront regretter une fin assez rentre-dedans à l'image des premières minutes du jeu mais cela vient du fait que Visceral Games n'a de cesse de privilégier la surprise pendant toute la durée de la partie. Cela explique aussi la grande linéarité de l'aventure qui consiste finalement à suivre de nombreux couloirs dans des environnements où la liberté n'est clairement pas de mise. Néanmoins, cela n'est vraiment pas dérangeant d'abord parce que cela crée de meilleurs surprises de constamment découvrir de nouveaux lieux qui vont clairement jouer sur le mécanisme de peur. Ensuite, il est très rare qu'on fonce dans la tas et l'avancement se fait lentement puisqu'on sera constamment en recherche de munitions et de santé pour ne pas se retrouver au dépourvu. Concernant les décors, il faut dire qu'ils sont tous en tous points réussis car le jeu est graphiquement magnifique surtout dans sa gestion des lumières avec une efficacité surement jamais atteinte dans le genre. Les différents endroits de la station mettent souvent à profit des passages qu'on risque de garder longtemps en mémoire comme la magnifique église d'unitolgie, le cœur du satellite mais aussi une sorte de garderie où des bébés nécromorphes explosifs vous attendent... Cela permet de soulever l'incroyable force graphique et technique du bestiaire du jeu. Chaque créature à un aspect unique et sa manière d'attaquer qui fait qu'on devra adopter une tactique pour chacune d'entre elles. Outre celles déjà connues, on en découvre quelques nouvelles comme ce nécromorphe qui nous vomit littéralement dessus afin de nous faire goûter son acide ralentissant notre armure. Mais les meilleures restent les traqueurs qui chassent en bandes en n'hésitant pas à se planquer quand vous les pourchassez pendant que d'autres vous attaque dans le dos... Même sans avoir besoin de créer de vrais IA, Visceral Games nous surprend toujours !

L'aspect graphique du titre est donc remarquable en tout point contribuant largement à créer cette ambiance si particulière. L'aspect résolument sombre et gore du titre doit aussi beaucoup à un travail sonore magistralement orchestré. La progression se faisant au gré d'indices sonores distillés ici et là entre des déflagrations lointaines ou des bruits inhumains semblant étrangement proches... La musique sublime de Jason Graves (voir notre critique ici) rythme magnifiquement la progression et les affrontements tout en sachant se faire silencieuse. Cette alternance entre moments un peu trop calmes et ceux où la musique explose est à montrer à tous les créateurs de survival-horror notamment les passages dans l'espace... Cette atmosphère si particulière, très référencée avec un cachet cinématographique certain permet au titre d'être plus qu'un simple jeu offrant ici une occasion de vivre l'expérience à plusieurs. Un peu comme une soirée « films qui font peur » entre potes dans le noir, le volume à fond. Certes il est toujours dommage que les mécanismes du jeu soit parfois un peu trop caricaturaux comme les coupures trop nettes entre les différents lieux dans le rythme ou encore le fait que l'on devine à l'avance quelles créatures vont nous attaquer dans tels endroits comme pour les si réussis traqueurs. De même, le jeu fait un peu moins peur vers la fin mais cela est plus du au genre qu'au titre. Difficile de faire réagir le joueur non-stop sur la même sensation pendant des heures et des heures sauf en ce qui concerne le défouloir qui est un peu la chasse gardée du jeu vidéo.


Pour ce faire, les développeurs ont intégrés beaucoup d'armes que l'on pourra acheter grâce aux crédits trouvé ici et là. Mais surtout dans le ventre des nécromorphes, comme les munitions, qu'il ne faudra pas hésiter à écraser pour en extraire ces précieuses denrées. Encore une fois il sera possible avec la stase de ralentir les ennemis afin de les immobiliser ou viser en priorité les membres supérieurs les rendant moins destructeurs ou ceux inférieurs pour les s'en défaire plus facilement... Pour cela vous disposerez d'armes variées comme un lanceur de rayons lasers très efficaces, un fusil d'assaut ou un lance javelots pour les les ennemis massifs ou encore une scie découpeuse voire un lance-flammes pour des combats plus rapprochés. A vous d'utiliser les bonnes armes, et leurs tirs alternatifs, pour les bons ennemis au bon moment tout économisant le plus possible vos munitions. Pour cela, vous aurez toujours la possibilité, par télékinésie, d'utiliser les morceaux d'ennemis morts ou les éléments du décors pour faire le ménage. Il reste aussi le moyen efficace et spectaculaire de la dépressurisation... Toutes les armures et les armes sont d'ailleurs améliorables via des points de force permettant d'avoir un équipement plus important. Pour ce qui est de la jouabilité, rien à redire : La lourdeur inhérente au genre du personnage n'est pas trop handicapante et l'on peut bien alterner entre le mode de viser pour se servir des armes et de ses « pouvoirs » et le mode normal où l'on peut courir et donner des coups simples. Les passages sans gravité offrent d'ailleurs un contrecoup plutôt bien pensé.

L'aventure en mode normal vous prendra environ une dizaine d'heures ce qui est dans la moyenne des productions actuelles, ni plus ni moins. Les hardcores gamers pourront toujours tenter des niveaux de difficulté plus importants comme celui dit « fou furieux » assez dantesque. On appréciera aussi la possibilité de recommencer le jeu avec son équipement de la partie précédante permettant d'aller au bout du concept d'amélioration puisqu'on ne peut porter que quatre armes à la fois. Enfin la grosse nouveauté du titre étant le multijoueur, il convient qu'on en dise un mot. Tout d'abord, s'il est de qualité, il reste cantonné à un petit plus du jeu tant on peut vite en faire le tour. Il s'agit en fait d'un mode de jeu réparti sur cinq cartes se jouant en deux temps, d'abord avec les humains où il faut réaliser des objectifs tout en évitant de se faire tuer par des joueurs jouant les nécromorphes. Ensuite les rôles sont inversés pour voir quelle équipe est la meilleure. Les cinq cartes sont plutôt bien pensées comme celles reprenant le complexe solaire ou le laboratoire du monolithe et un système de progression selon vos habilités durant les parties permet d'accéder à des niveaux offrant de nouvelles tenues, nouvelles armes et de nouvelles attaques avec les nécromorphes. L'ensemble se révèle donc assez sympathique puisqu'on s'amusera beaucoup à jouer les monstres ou à en éradiquer encore plus. Ce mode prend toute sa saveur quand on joue la carte de solidarité dans des parties toujours pleines et sans problèmes techniques.

 

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Dead Space 2 [2011]

Bastien L.
90

Dead Space 2 est une grande réussite réussissant son évolution grâce à un bon rythme épouvante/action dans une ambiance sombre où la peur et le gore sont au rendez-vous. Le tout dans une efficacité rarement atteinte faisant du jeu le meilleur de ce début d'année mais aussi un des plus grands titres du survival-horror de tous les temps. Si vous êtes amateurs de sensations fortes dans une approche science-fiction alors ce jeu est définitivement fait pour vous !

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