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Critique du Film : Yoroi: Samurai zombie
Yoroi: Samurai zombie >

Critique du Film : Yoroi: Samurai zombie

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 17 février 2011 à 0828

Un nanar bien fun !...

Fidèle collaborateur de Ryuhei Kitamura - ils ont tous les deux travaillés sur Versus, Alive ou Azumi - le comédien Tak Sakaguchi se présente comme un amoureux du cinéma bis. Sa première expérience en tant que réalisateur, un tiers du très fun Mutant Girls Squad, était déjà un parfait exemple de long-métrage aussi décérébré que complètement jouissif, un scénario de pure série Z mis en scène avec talent via une réalisation assez remarquable. Pour son passage seul derrière la caméra (Mutant Girls Squad était mis en scène avec deux autres réalisateurs), ce dernier adapte à l'écran un scénario écrit par Ryuhei Kitamura, Yoroi Samurai Zombie, ou comment une gentille famille et deux méchants criminels vont croiser la route de trois redoutables samouraïs renvenus d'entre les morts, bien décidés à les faire passer de vie à trepas par pure méchanceté gratuite. Débile n'est-il pas ? Oui, mais ça s'assume...

Comparativement à sa première réalisation, on constate que Tak Sakaguchi n'a visiblement pas été le moteur de Mutant Girls Squad. En effet, là où ce dernier bénéficiait d'une mise en scène inventive, Yoroi Samurai Zombie s'avère à ce niveau bien plus pauvre. Non pas que le film soit à proprement parler mal réalisé, mais il apparaît que le travail de Sakaguchi est ici plus basique dans son traitement, ne parvenant jamais à dépasser le stade de nanar référencé. Conséquence, si le public fan de cinéma Z trouvera aisément son compte devant cette histoire complètement décérébrée, tout le reste de l'audience - c'est à dire une grande majorité de personnes - restera hermétique au délire visuel et au grand n'importe quoi à peine organisé qui défile à l'écran. Ainsi, Yoroi n'est pas vraiment un film organisé, au mieux, on peut le voir comme une succession de saynètes destinées à donner corps aux délires du réalisateur.

Les fans du genre trouveront donc ici tout ce qui peut faire leur bonheur : des personnages ridicules, des lignes de dialogues dénuées de véritable sens, des méchants très moches, des effets spéciaux approximatifs, des litres de sangs qui giglent à la moindre coupure, ... Tourné en décors naturels (ils ont visiblement retrouvé la carrière où était tournée la série Bioman !) et dans deux ou trois maisons à l'abandon, Yoroi Samurai Zombie est une sorte d'apologie du ridicule et du grand n'importe quoi. Ainsi, après un début plutôt mou, qui laisse entrevoir un métrage sacrément raté, les choses partent dans tous les sens et offrent à un spectateur ravi (ou pas) une déferlante d'effets tous plus gratuits les uns que les autres. Cela va ainsi des poses "à la Bioman" prises par les dits samouraïs zombis aux comportements tous plus débiles les uns que les autres de l'ensemble des protagonistes présents à l'écran.

Très vite, Yoroi s'enfonce de plus dans un gore outrancier et grand guignolesque. Les effets spéciaux à base de décapitations, de démembrements et de découpages en tout genre y sont réussis, certes jamais effrayant, mais en tout cas toujours cartoonesques (les effets utilisés pour copier le sang, qu'ils soient numériques ou à base de liquides rouges, ne font ainsi jamais réel). L'impression est d'autant plus présente que les méchants du films - trois samouraïs - sont grimés et costumés de la manière la plus moche et la plus caricaturale qui soit (une fois encore, on pense aux grimages approximatifs des Bioman's like), et que les malheureuses victimes ne sont caractérisées que par leur propension à aller vers une mort certaine, ainsi qu'à débiter quelques punch-line parfois bien senties au moment de passer l'arme à gauche. Le tout contribue donc à ancrer le film dans un délire fun où l'horreur prête finalement plus à rire qu'à faire peur.

A l'écran, les comédiens livrent des prestations peu convaincantes, tous semblant se demander comment jouer des personnages aussi plats que fades. Pourtant, paradoxalement, il est visible que ces derniers s'amusent comme des petits fous à fuir devant des monstres grotesques, à se faire démembrer à grand renforts de litres d'hémoglobines, ou débiter les aneries que le script leur à donné à dire. Cela contribue, finalement, à maintenir la bonne humeur dans laquelle se déroule le film, et à ne pas trop rapidement lasser le spectateur, qui pourrait légitimement s'ennuyer devant des situations somme toute répétititives, et des running gag de moins en moins drôles. Ainsi, même si finalement Yoroi ne va nulle part (la vacuité du propos n'est pas cachée une seule seconde), on ne s'ennuie pas vraiment devant ce qui est montré à l'écran, pour peu, bien sur, que l'on adhère au délire proposé.

Passé tout cela, reconnaissons qu'il n'y a pas grand chose à retenir de Yoroi Samuraï Zombie, le tout manquant tout de même sérieusement de nouveautés, et plus généralement d'inventivité, pour s'imposer comme une oeuvre réellement réussie (à l'instar de Mutant Girls Squad qui, au delà de son propos, avait tout de même une certaine valeur artistique). Prisonnier d'un manque visible d'ambition, Tak Sakaguchi a créé le délire qu'il avait envie de voir matérialisé à l'écran, et qui fera plaisir aux amateurs, mais qui ne supportera certainement pas une seconde vision. Cela se sent d'ailleurs dans le fait que si le film est très amusant à voir en groupe, armé de cacahuètes et de bières, il s'avère nettement moins drôle à regarder seul, sans personne pour partager ce délire. Dommage, car armé d'une réelle bonne volonté, Tak Sakaguchi aurait pu aller plus loin, et livrer une oeuvre nettement plus aboutie.

La conclusion de

Basé sur un scénario d'une débilité totalement assumée, Yoroi Samourai Zombie est un nanar particulièrement fun qui réjouira à coup sur les amateurs de cinéma Z. Avec son pitch débile, sa déferlante de gore grotesque et outrancier, son scénario alibi uniquement destiné à aligner des effets chocs et ses effets spéciaux à la ramasse, le film peut très largement suffire à alimenter une bonne soirée entre potes. Après, celles et ceux qui ne sont pas réceptifs à ce style de cinéma risquent tout de même de s'ennuyer ferme devant, tant le film ne présente pas grand intérêt artistique.

Pour les amateurs : 06/10
Pour les autres : 02/10

Que faut-il en retenir ?

  • Un nanar qui s'assume complètement,
  • Sombre souvent dans le pur n'importe quoi,
  • Des comédiens médiocres, mais qui s'amusent visiblement.

Que faut-il oublier ?

  • Ne plaira qu'aux amateurs,
  • Aucun véritable intérêt artistique,
  • Une grande redondance dans les situations,
  • Pas très drôle à regarder tout seul, ni même à revoir une seconde fois.

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