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Critique du Film : House of the devil
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Critique du Film : House of the devil

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 avril 2010 à 1826

Evitez cette maison, Satan l'habite...

Samantha, une jeune étudiante, connait des fins de mois difficiles. Elle désespère de trouver un emploi- ce qui lui permettrait payer son loyer sans avoir recours à l'aide de Megan, sa colocataire et amie-  quand elle déniche finalement un job de baby-sitter. Arrivée sur les lieux (une grande maison isolée en pleine campagne), elle est accueillie par monsieur UIman, un homme étrange qui lui annonce que, finalement, ce n'est pas une enfant qu'elle doit surveiller, mais une personne âgée cloîtrée dans une chambre située à l'étage...

Réalisé par Ti West (le récent et décevant Cabin Fever 2: Spring Fever), The House of the Devil est un thriller horrifique nous plongeant dans une ambiance vintage (on est fixé dés le générique d’ouverture, et son lettrage old school, sur les intentions du réalisateur). Le script nous conte en effet une intrigue se déroulant dans les années 80 (assez bien reconstituées, d’ailleurs), nous plonge dans un environnement oppressant (une maison aux aspects gothiques affirmés), et cultive, du moins durant sa première heure, une atmosphère plus proche du film d'épouvante classique que du slasher ou du survival. Personnages étranges, indices troublants, demeure lugubre et isolée, pièces verrouillées sont donc au programme d'une première partie très réussi car bénéficiant d'une réalisation posée et feutrée, mise au service d'une atmosphère classique faisant appel à notre imaginaire.

Cédant à la tentation - une coquette somme d'argent -, Samantha va donc se retrouver "seule" dans cette grande maison pleine de bruits étranges, ses employeurs s'étant absentés pour quelques heures. Pour rompre l'ennui, la jeune femme allume la télé. On annonce une éclipse de lune pour cette nuit, tous les médias ne parlent que de cela.  Les news agacent Sam, elle zappe et tombe sur un film d'horreur. En même temps, Megan, qui l'a déposée sur les lieux - car Samantha ne dispose pas de moyen de locomotion -, rentre en ville. Une panne la force à s'arrêter sur le bas-côté de la route, un homme apparait soudainement, semblant surgir de nulle-part, devant la vitre du véhicule,
- Vous êtes la baby-sitter? demande-t-il à cette jolie blonde un brin dévergondée que l'on a appris à apprécier.
- Non, répond-elle d'un ton nonchalant.
Le métrage bascule alors, surprenant le spectateur, dans la violence gore. Dans le ciel, l'éclipse de lune débute.

Jusqu'ici film d'atmosphère très réussi, The House of the Devil dévoile alors un nouveau visage, nettement plus poussé graphiquement, et entre alors dans le registre du survival (sans vraiment quitter, toutefois, les années 80). Samantha, complètement isolée (la période choisie résout le problème du téléphone cellulaire), va devoir lutter contre un trio de satanistes déments adeptes du pentacle tracé aux lignes de sang. Un changement de traitement contestable car, même si le métrage continue de bénéficier d'une réalisation très consciencieuse, force est d'admettre qu'il rentre un peu dans le rang en nous présentant une énième équipe de tarés en quête d'une mère porteuse pour rejeton infernal (on pense à Rosemary's Baby, mais aussi à tous ces films mettant en scène des machinations diaboliques ayant pour cibles des femmes un peu naïves). De plus, la difficulté du trio de serviteurs à maitriser cette jeune fille aussi épaisse qu'un haricot vert rend nombre de situations peu crédibles. Ti West a beau souvent les noyer sous des effusions de sang, on sourit plus que l'on est terrifié, comme si l'on se trouvait devant une version gore de Maman, j'ai raté l'avion (j'exagère à peine, il suffit de voir la maladresse du fils lors de son  affrontement avec Sam pour s'en convaincre). Bref, en changeant de registre, le film, au lieu de gagner en tension horrifique, perd une grande partie de sa force... et de son intérêt (et ce n'est pas le final, très prévisible, qui change la donne).

A coté de ça, le film bénéficie d'un casting plutôt convaincant. Dans le rôle principal, Jocelin Donahue est loin d'afficher une allure de godiche. Samantha n'accepte cet emploi que parce elle est dos au mur financièrement et quand la situation devient critique, la comédienne fait montre d'une bonne énergie et n'est à aucun moment ridicule (de plus, sa petite ressemblance avec Chelsea Field appuie le look "old school" recherché par la réalisation). A coté d'elle, Greta Gerwing joue le rôle de la copine un peu rebelle, moderne et libérée. Elle ne termine pas le film en un seul morceau, mais sa présence durant toute l'introduction et la première partie du film donne de l'épaisseur à l'intrigue, et même un peu d'humour. Les sectateurs, eux, sont desservis par une deuxième partie qui les fait apparaitre un peu comme des empotés - surtout le fils (AJ Bowen), qui finit ridiculisé par Samantha. Tom Noonan et Mary Woronov, qui incarnent les parents, parviennent à rester inquiétants tant que le film ne bascule pas dans le gore. A noter la présence de Dee Wallace qui apparait au début du film, dans un petit rôle.

La conclusion de

Film très intéressant dans sa première moitié de par son aspect « eighties », The House of the Devil perd un peu de son charme dés que le mystère est dévoilé et que le traitement bascule dans le survival gore. Malgré cela, au final, le film de Ti West est plutôt une bonne surprise (nettement supérieur à Cabin Fever 2, autre film de Ti West), bien réalisée et bien interprétée par un casting appliqué. Bref, The House of the Devil est une divertissante série B méritant son visionnage.

Que faut-il en retenir ?

  • Un bel hommage aux eighties
  • Bourré de gimmicks sympathiques
  • Un casting impliqué
  • Une excellente première partie

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième partie un peu moins intéressante
  • Un film un peu coincé par ses choix référentiels

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