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Critique de la Bande Dessinée : Ceux qui savent

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 9 avril 2010 à 13:03

Une Apocalypse nordique aux allures de pêtard mouillé

Ceux qui savent est le dernier volet du cycle Hammerfall. Entamée de manière superbe -  une qualité confirmée par un deuxième tome de belle tenue -, les aventures des frères Larsson ont connu un coup de « moins bien » dans Les gardiens d'Elivagar, l’interet du discours ayant trop souffert d’un récit à trame multiple. Par conséquent, à l’ouverture de ce Ceux qui savent, la question que je me posait était : « bon, les auteurs sont-ils parvenus à redresser la barre ? ». Hélas, mille fois hélas, ce n’est pas le cas.

Le tome débute pourtant assez bien avec ces décors enneigés de Svartalaheim où un Skane criblée de flèches fuit une menace invisible. Le Skane trébuche, tombe au sol et se dresse au-dessus de lui l’ombre d’un Harald Larsson ivre de vengeance. Une entame donc très cinématographique, violente et passionnée. Malheureusement, prisonnier de son scénario, Sylvain Runberg se retrouve contraint à casser cet élan épique pour nous amener en terres franques, non sans avoir fait un petit crochet sur le langskip de Björn, qui remonte l’Ifing. Comme le tome précédent, le rythme de Ceux qui Savent paie donc cet incessant va-et-vient entre les différentes trames. Mais ce n’est pas le seul défaut de cette conclusion finalement bien décevante.

Le cycle Hammerfall souffre en effet du syndrome « beaucoup de bruit pour pas grand-chose » non pas par les enjeux (colossaux, puisque l’on a affaire au crépuscule des dieux) mais plus par le traitement, qui s’avère, dans cette conclusion, bien naïf. A mi-album,  tous les dieux ont dévoilé leur identité sans être vraiment poussés à le faire (pourquoi se cachaient-ils dans ce cas ?) et la nature de leurs interventions ne reflète vraiment pas du tout leur puissance (hormis peut-être Loki). La raison qui les force à rester à demi en retrait n’est jamais vraiment expliquée et la conclusion – sortie de la bouche d’Arno – est expédiée en deux planches. Moi qui espérais un combat final digne du Ragnarok.

Bon,  maintenant, Ceux qui savent n’est pas un mauvais album. Le récit reste agréable à lire, très (voire encore plus) mouvementé, riche en affrontements et en enseignements pour les non initiés qui s’intéresseraient un peu à cette période de l’histoire et à la mythologie nordique. Il souffre juste de la comparaison avec les précédents opus (surtout les deux premiers), entraînant une sensation de pétard mouillé lors de la conclusion.

Au niveau du dessin,  étant donné que le travail de Boris Talijanjic n’est pas le point fort (ni le point faible, d'ailleurs) de ce cycle, il ne parvient pas à tirer la qualité générale de l’album vers le haut. La simplicité du style du dessinateur croate a toutefois le mérite d’aérer un récit dont la « complexité » monopolise toute l’attention du lecteur. Certaines planches sont cependant très réussies, avec de bons rendus dynamiques, utiles lors des réalisations des nombreuses planches de bataille.

 

60

Déçu. Voilà le mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai refermé l’album Ceux qui savent. Le scénario fait toujours preuve d’un grand respect des mythes et traditions scandinaves, l’aspect historique est toujours aussi soigné, mais l’intrigue tourne vraiment ici en eau de boudin, avec des révélations qui manquent singulièrement de force. Cette saga avait démarré très fort, mais Sylvain Runberg, en y glissant des enjeux théologiques, a mis la barre trop haute. Il n’a pas réussi à lui insuffler suffisamment de puissance pour la maintenir à son niveau optimum et le cycle se retrouve victime d’un déconcertant effet soufflé.

Critique de publiée le 9 avril 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Un bon effort documentaire
  • Un grand respect de la mythologie nordique
  • Riche en batailles et en décors

Que faut-il oublier ?

  • Des révélations manquant de force
  • Un dénouement qui fait long feu
  • Une intrigue qui se disperse de trop

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