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Critique du Film d'animation : Planète 51
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Critique du Film d'animation : Planète 51

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 15 janvier 2010 à 1049

L'attaque des humaniacs

Premier film d’animation des studios espagnols de Ilion Animations Studios, Planète 51 reste néanmoins un produit très américain proposant une relecture inversée du fameux complot de la zone 51, et s'avère être la bonne surprise animée de ce début d'année.

La principale qualité du métrage de Jorge Blanco (assisté par Javier Abad et Marcos Martinez) est son idée de base, puisque le scénario de Joe Stillman s’inspire de la théorie du complot remontant aux années 1950 sur les extra-terrestres de Roswell, tout en reprenant la vague des films de monstres de cette même décennie. Mais là où l’idée est bonne, c’est que les rôles sont inversés : ce sont les petits bonshommes verts d’une lointaine planète qui ont peur d’aliens pouvant débarquer d’un moment à l’autre. Rien de bien surprenant finalement quand on sait que Stillman avait participé à la trame d’un autre détournement : Shrek. C’est donc ce qu’il se passe quand le Capitaine Chuck Baker atterrit dans une ville extra-terrestre qui ressemble à s’y méprendre à une petite ville de banlieue des années 50, du genre de celle prônée par l’American Way of life de l’époque excepté que ses habitants sont verts avec des antennes, où tout est arrondi (excellente trouvaille pour rendre l’ensemble familier mais différent). Sinon rien de bien différent là-bas au niveau des préoccupations, mais la vie du lycéen Lem est chamboulé par l’arrivée de l’astronaute alors que tout allait bien pour lui. Il décroche un job au planétarium local, gagne un ticket avec la jolie voisine malgré l’obstacle de son rival hippie... et doit se coltiner un terrien égocentrique pourchassé par une armée parano pensant que la fin est proche.

S’inspirant donc des films de monstres et d’envahisseurs, le long-métrage lorgne aussi vers de solides références de la science-fiction, comme un chien ressemblant à un Alien, un robot renvoyant à Wall-E ou encore l’inévitable Star Wars. Si les références sont certes très présentes, elles ne desservent pourtant pas le film car sont utilisées avec intelligence, à l’image du chien, qui propose quelques moments assez drôle rien que par le fait que cette abominable créature est transformée en toutou très joueur. Et les bonnes trouvailles comiques sont nombreuses dans le film, à commencer par les personnages secondaires, véritables caricatures du genre, comme l’adolescent fan de comics voyant le monde à travers ses BDs, celui du hippie trouvant dans chaque chose une revendication politique et prêt à pousser la chansonnette dès qu’il le peut, le général jusqu’au-boutiste ou encore le savant fou prêt à tout pour ses expériences. En clair, on s’amuse beaucoup pendant le film. Toute la famille pouvant y trouver son compte, les ados et les adultes ne se sentiront pas laissés pour compte. Il est vrai cependant que le cheminement du scénario ne propose aucune originalité, que tout est entendu dès le début et qu’aucun embranchement ne surprend, voire que quelques gags sont sentis bien à l’avance. Mais on s’amuse beaucoup, c’est le principal.

La réussite du tout est aussi du à un casting vocal français de qualité, à commencer par Chuck, seul personnage doublé par une « star » en la personne de Vincent Cassel, qui commence à maîtriser le support depuis sa participation à Shrek, aux Lascars, sans oublier, bien sur, son rôle de Diego dans la trilogie de L'Âge de Glace. De fait, l’acteur peut maintenant passer pour un pro et se mêle parfaitement avec un casting impeccable de doubleurs professionnels qui s’occupent des autres personnages. La musique est assez sobre, entre les compositions originales servant bien le film et une utilisation de pop qui réussit à se fondre dans le décor sans que l'on pense qu’on veut nous vendre quelque chose.

Au niveau de la qualité graphique du film, on n’est pas en présence d’un chef d’œuvre du genre, l’ensemble se retrouve loin derrière un film Pixar ou un Monstres contre Aliens (dont l’ambiance se rapproche le plus). L’ensemble reste néanmoins plus que correct, mais demeure trop lisse malgré quelques scènes d’actions assez bien rendues et les designs sympathiques de tous les protagonistes.

La conclusion de

Planète 51 est une bonne surprise. Certes il ne s’inscrira peut-être pas au panthéon des films d’animation, mais sa démarche de détournement comique proposant une succession de gags amusants, mâtinés de références bien utilisées et possédant un rythme soutenu, fait que l’on passe un très bon moment. De l’efficacité sans pour autant tomber dans une trop grande facilitée.

Que faut-il en retenir ?

  • Humour très efficace
  • Un film pour toute la famille
  • Des références bien utilisées

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario sans surprise dans son cheminement
  • Peut-être trop axé sur l'humour

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