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Critique du Film : Gor
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Critique du Film : Gor

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 4 janvier 2010 à 1742

Mieux vaut Tarl que jamais? Pas si sûr...

Tarl Cabot est enseignant dans une université. Un brin illuminé, il est persuadé de l'existence des univers parallèles, dont l'un serait d'ailleurs accessible par l'intermédiaire de l'un des ses bijoux de famille (comprenez par là une bague sertie d'un joyau rouge). Arrivent alors les vacances. Cabot pense partir en balade romantique avec sa copine. Mais cette dernière, peu séduite par l'idée de se retrouver paumée à la campagne avec pour seule compagnie un professeur hurluberlu et une bague en toc à analyser, lui fait faux bond. Le délaissé prend alors la route tout seul, perd le contrôle de son véhicule puis connaissance. Pour retrouver ses sens sur une autre planète...

... Ou plutôt dans l'arrière pays de la république sud-africaine servant de décor à cette désopilante production Cannon. Un terrain vague sensé représenter une soi-disant planète/dimension ayant pour nom Gor.

Très librement adapté d'une série de romans science fantasy de John Norman (le script ne récupère en fait que l'environnement sword-and-sorcery et le nom du héros), Gor nous présente un univers de carton-pâte, peuplé de barbares aux armures en plastique et aux épées de caoutchouc. Malgré ce handicap, cela n'empêche pas ces rustres d'être très vilains avec leurs congénères; notamment le seigneur de guerre Sarm (Oliver Reed... mais que fait-il dans cette galère?!) qui, aidé de ses sbires, passe son temps à maltraiter son prochain. Remarquez, être aussi ridiculement vêtu (il faut voir la star se balader avec son heaume de latex mou) est propice à mettre de mauvais poil n'importe quel individu doté d'un soupçon de raison.

Cette fois-ci, le méchant Sarm a décidé de s'emparer d'un imposant agglomérat de plastique rosâtre sensé posséder des propriétés magiques. Coïncidence (sic), John Cabot se matérialise sur Gor juste au moment où Sarm lance ses hommes à l'assaut du village autochtone. Le terrien va alors se retrouver accidentellement impliqué dans la mort du fils du warlord. Echappant de justesse à une peu glorieuse capture, Cabot va trouver refuge dans la résistance, dirigée par un vieux sage, la sexy Talena (une bimbo italienne au maquillage impeccable) et un Subotaï de superette. Il va alors, en un temps record, apprendre à tirer à l'arc en visant des cailloux, à utiliser une épée factice et un bouclier en balsa et à porter avec classe la culotte baillant du cul.

Puis, les aventuriers vont se lancer dans une quête périlleuse: récupérer la pierre magique! Les voilà partis pour un long périple.

Après s'être fait détroussés de leur biens par des hippies et qu'ils aient failli perdre l'un des leurs dans un sable mouvant d'un mètre de diamètre, les héros arrivent dans une ville composée d'une baraque en bois et de trois étals de marchands crasseux (dont l'inévitable esclavagiste). Au début pacifique, leur ballade dans la cité barbare va dégénérer, quand ils décident de se désaltérer à la taverne du coin, en un réjouissant crêpage de chignon entre Talena et une esclave blonde. Je dois dire que ce duel de bimbos (où l'on apprend que les bikinis de Gor sont tissés avec des matériaux très solides) est la séquence la plus réjouissante du film. Si Talena en sort victorieuse, nos amis vont s'attirer la rancune du voyou du coin et l'amitié d'un nabot aussi exaspérant que Jar-Jar Binks. Désormais quatuor, le groupe va alors s'attaquer au cruel Sarm et à son armée...

Si vous privez l'univers de John Norman de sa faune extra-terrestre (les fameux tarns), de son amusant esprit machiste (j'adore les esclaves nues lascives) et et de son érotisme BDSM, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent. Pas grand chose, c'est exactement ce qu'est Gor, un film réalisé par Fritz Kiersch pour le compte des producteurs Menahem Golan et Yoram Globus, qui baignaient alors en pleine crise sword-and-sandals fantasy (Hercule, Sinbad, Barbarians, etc.). Mais ce n'est pas tout. Les deux moguls de la Cannon, en plus d'avoir édulcorés à outrance l'univers de Gor, n'ont pas mis de gants pour limiter les dépenses. On a donc droit à la présence de médiocres acteurs italiens postsynchronisés en anglais, à la vision de vieux décors de péplum récupérés dans les poubelles de Cinécittà et des panoplies aussi crédibles que le costume de Casimir. C'est pitoyable, donc souvent désopilant. A noter également que les producteurs israéliens ont également usés des habituelles astuces pour vendre leur produit, comme la mise en tête d'affiche de Jack Palance, alors que son cameo doit durer au plus une minute.

A coté de cela, malgré ce bilan calamiteux, si vous êtes amateur de nanars, sachez que l'ambiance générale qui enveloppe le recit est si décontractée (Oliver Reed pris en flagrant délit de cabotinage, c'est quelque chose) que ce carnaval de costumes ridicules et de verroteries finit par en devenir désopilant.  On n'évolue pas très loin du niveau de The Barbarians, c'est dire...

La conclusion de

Si vous aimez les nanars italiens des années 80, du style la Guerre du Fer, Conquest, la série des Ator ou The Barbarians, le film de Fritz Kiersch a été fait pour vous. Pur produit Cannon Group, Gor est un film où rien ne peut être sauvé, hormis cet esprit débile et fun qui fait la force des vrais nanars. Pour les autres, c'est à dire tous ceux qui ne rient pas à la vue d'une culotte si large que l'on dirait que le comédien a chié dedans (ou d'une épée en plastique qui se plie au premier coup donné); passez votre chemin.

Que faut-il en retenir ?

  • Un véritable nanar spaghetti
  • Drôle au millième degré

Que faut-il oublier ?

  • Très, très mauvais

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