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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Idlers Bloody Sex
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Idlers Bloody Sex

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 24 décembre 2009 à 1651

Gros libidineux et poufs lesbiennes

Surtout, ne me demandez pas comment cette chose venue à la rame d’Amérique du Sud (du Brésil plus précisément) a atterri dans mon lecteur DVD. Qu’est-ce que vous voulez, mon rayon de mauvaises fréquentations est très, très large, et sévit même outre-atlantique. Vadias do sexo sangrente (retitré Idlers Bloody Sex pour une inexplicable – tant ce film est une bouse – sortie DVD américaine) raconte l’histoire d’un amant éconduit qui, par vengeance, va s’en prendre à son ex-copine devenue adepte du saphisme le plus direct.

Mais pas que.

Parce que ce moyen métrage réalisé avec les pieds (pour ne pas dire autre chose) par Petter Baiestorf se revendique également comme un délire arty psychédélique avec narrateur, séquences « oniriques » et humour noir. Un projet ambitieux,  n’est-ce pas ? Qui débute avec une interminable séquence en gros plan fixe sur un vagin soigneusement épilé, bercé par une musique de trash métal. Oups. En fait, au lieu d’être le film choc escompté, Vadias do sexo sangrente est une grosse merde interprétée par des acteurs moches et sans talent, et réalisée par un homme qui en a encore moins. Ainsi, au-delà de la laideur d’une réalisation DV, on est  sidéré, dans un premier temps, par ces banales papouilles d’actrices pornos de seconde zone. Inutile de préciser, tant les comédiennes simulent mal leur plaisir, que l’érotisme est loin d’être au rendez-vous. Puis, les filles vont de balader dans les bois, à poil, et elles vont être attaquées par des gros porcs, à poil également.

Là, avec comme budget l’argent de poche d’un gamin des rues de Bombay, Petter Baiestorf tente de construire un porno gore bien craspec. Seul problème, les actrices n’ont apparemment pas souhaité subir les ultimes outrages par ces gros dégueulasses libidineux (on les comprend). Le réalisateur doit alors utiliser comme supplétifs des méthodes subjectives peu appropriées à ce type de métrages. Les types, par contre, ne connaissent pas les mêmes retenues. Ce sont donc eux qui vont subir les sévices « sexuels » les plus extrêmes. Certains sont juste crades, comme une douche dorée tournant en un sanglant face sitting, d’autres sont plus craspec, comme un violent fist fucking s’achevant avec une victime qui fuit dans les bois, les intestins pendouillant de son anus.

Malheureusement, comme les effets spéciaux sont lamentables et que la vue d’une paire de testicules n’a pas – du moins, en ce qui me concerne - grand-chose de choquant ni de très excitant, même les séquences les plus crades se retrouvent purgées d’un quelconque impact.  Et ce n’est pas les pathétiques chorégraphies martiales (qui prouve que les brésiliens sont loin de maitriser tous la capoeira) qui tendent à remonter le niveau de cet étron filmique qui n’arrive même pas à nous faire rire. Le pire étant cette séquence où, tel Jonas se retrouvant à méditer dans la baleine, l’une des filles éventre son agresseur et s’installe confortement à l’intérieur de son bide, qui apparaît comme une vieille boutique de matériel vidéo. Là, l’on a droit à un très étrange commentaire sur l’impact de la télévision et de l’image sur notre vie. Quid ? Finalement, c’est peut-être moi qui n’ait rien compris au message délivré par ce machin.

La conclusion de

Quand l’on fouille dans les poubelles du cinéma underground, forcément il arrive que l’on tombe sur des trucs bien pourris. Vadias con sexo sangrente, avec sa réalisation amateur, ses comédiens hideux, ses effets gore ratés et sa pornographie de pacotille, fait assurément partie de cette catégorie. Ni choquant, ni drôle, le métrage de Petter Baiestorf est juste nul. Le seul truc de positif, finalement, c’est sa courte durée.

Que faut-il en retenir ?

  • J’ai mis 5% pour le seul plan correctement cadré (séquence d'ouverture)
  • La musique métal

Que faut-il oublier ?

  • Une bouse

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