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Critique du Jeu Vidéo : Left 4 Dead 2
Left 4 Dead 2 >

Critique du Jeu Vidéo : Left 4 Dead 2

Avis critique rédigé par Sylvain T. le jeudi 10 décembre 2009 à 2354

Plus qu’une suite !

Sujet à polémique chez de nombreux possesseurs du premier opus, Left 4 Dead 2 est pourtant arrivé sur PC et Xbox 360 afin de nous montrer que non, il ne s’agit pas que d’un vulgaire addon avec 5 nouvelles campagnes.

Vous vous souvenez du 8 que j’avais donné au test de Left 4 Dead l’année dernière à la même époque ? Globalement, avec cette suite, Valve ne bouscule pas les habitudes et les anciens joueurs devraient s’y retrouver assez aisément. Mais alors qu’est-ce qui fait que ce second épisode devient rapidement indispensable ? Sur le papier, rien ne justifie les 70€/50€ demandé par le studio : 5 nouvelles campagnes, 4 nouveaux personnages, quelques armes et zombies en plus, et c’est tout. Mais dès lors que l’on s’attèle à découvrir les différentes facettes du titre, on va s’apercevoir que ses nouveautés en apparence inutiles, vont s’avérer redoutablement efficace. Car oui, indubitablement, Left 4 Dead 2 enterre son ainé à coup de fusil à pompe, et ce, très facilement. Et voici pourquoi…

En reprenant le gameplay qui a fait la renommée de la série, Valve offre à sa suite une bombe en puissance. Nerveux et accrocheur, il baigne dans un scénario de fin du monde qui n’a, là encore, pas beaucoup évolué. Exit la très sexy Zoé ou le bourru Francis, il faut désormais faire connaissance avec Coach, Rochelle ou encore Ellis. Ces derniers sont coincés en pleine zone infectée, et le but sera logiquement de rejoindre la zone sécurisée par les militaires qui ne vont pas vous faciliter la tâche puisqu’ils vont alors décider de bombarder la zone. Si le scénario est toujours aussi peu présent, on a tout de même le droit à des campagnes qui se suivent tout comme une histoire à peu près correcte et non pas une succession de zone où il vous faudra fuir puis alimenter un quelconque véhicule.

Premier constat, les 4 personnages que vous pouvez incarner seul ou en coopération (nous y reviendrons) sont bien moins attachants que ceux de Left 4 Dead. Ils paraissent encore moins réels et bien trop caricaturaux, car Valve à pousser le bouchon à son paroxysme jusqu’à finalement dépasser la limite de l’acceptable. La VF reste pourtant de qualité et permet de savourer quelques phrases bienvenues.

Outre le retour des fameux modes coopération et versus qui permettent une rejouabilité quasi infinie, Left 4 Dead 2 apporte dans ses bagages deux nouveaux modes intitulés Collecte et Réaliste. On s’arrêtera particulièrement sur le second qui demande pas mal d’entrainement tant le challenge s’avère difficile. Le principe même du titre réside dans la façon dont vous allez coopérer avec vos alliés, que vous soyez survivant ou infecté. Si vous voulez réussir une campagne, ou bien tout simplement remporter une bataille contre vos ennemis, il faudra veiller sur les uns sur les autres. Lorsqu’un de vos coéquipiers manquera de se faire tuer, vous devrez le sauver et le remettre sur pied, soit à l’aide de cachets/adrénaline qui augmentent la vie durant un court laps de temps, ou bien via les désormais célèbres médikits.  Cette organisation est la clef de la réussite en quelque sorte, et sans un minimum de discussions, vos efforts seront réduits à néant, car les zombies sauront vous dominer.

Les zombies parlons-en, car si les « anciens » sont toujours bel et bien là, les développeurs ont également proposé avec cette suite une pléthore d’infectés fraichement arrivé.  Il y a les basiques, ceux qui ne sont pas franchement difficiles à tuer, et les spéciaux. Pour les zombies de base, il faut savoir que Valve a fait évoluer la sauce en leur offrant des aptitudes bien particulières. Dans la campagne Dead Center par exemple, vous croiserez des infectés en combinaison de protection pour éviter les flammes, dans Hard Rain, l’un d’eux pourra être doté d’un casque anti-bruit, il sera ainsi insensible au bruit de la pipe bomb. Tout cela apporte un certain réalisme au final à l’action qui se déroule devant nos yeux, et nous éloigne non sans l’avoir prévu -bien au contraire- des « spéciaux ». Il y a, comme je vous le disais plus haut, toujours le Tank, la Witch ou encore le Hunter. Avec eux, 3 autres viennent s’ajouter à la partie et ne compte pas vous laisser repartir vivant de la zone où vous vous trouvez.

Le premier infecté spécial que vous risquez de rencontrer sera le Splitter. D’apparence humaine, elle est extrêmement fine et l’on s’aperçoit de sa présence qu’au dernier moment. Son don ? Cracher de l’acide qui vous fera perdre de la vie. Le second sera le Charger. Véritable bête de scène, il vous collera au sol en essayant de vous réduire en purée, tandis que le dernier, le Jockey sera le plus vil puisqu’il se jettera sur vous pour vous emmener hors du champ de vision de vos amis pour vous tuer à petit feu. Chaque « monstre » a ses particularités et apporte plus ou moins de challenge. Mais il faut savoir qu’une fois tous ses infectés (basiques et spéciaux) réunis dans une même zone, la mission que vous vous devez d’effectuer devient rapidement délicate. Quand il vous faudra apporter de l’essence dans une voiture d’un centre commercial et qu’ils toqueront tous à votre porte, vous ne rigolerez plus vraiment.

L’on aurait également tort de faire l’impasse sur la nouveauté attendue, à savoir une meilleure gestion de l’inventaire et des armes en veux-tu en voilà. En effet, il est désormais plus facile de changer d’arme, et cela rend l’action plus fluide encore. Le nombre d’objets et armes à votre disposition pour tuer du zombie a également été multiplié par deux ou trois. À votre disposition, vous aurez soit des armes blanches, parmi une Poêle à Frire, un Katana ou bien une Tronçonneuse, et des armes à feu, les pistolets, fusils à pompes etc… Sachant qu’il n’est pas possible d’avoir vos deux calibres 22 et un pied de biche (hommage à Half Life), le choix sera difficile. De plus, il est désormais possible d’acquérir des balles incendiaires ou explosives, dès lors, exploser des infectés deviendra un jeu d’enfant… pendant une période limitée malheureusement.

Mais tout comme son ainé, Left 4 Dead 2 utilise le célèbre moteur Source que l’on avait également pu voir à l’œuvre dans l’excellent Half Life 2. Si en pleine nuit, on n’aperçoit assez peu les gros défauts du moteur, en plein jour, le résultat est plus que décevant et s’avère quelconque. Si bien que les amateurs de FPS éviteront soigneusement cette campagne. Il est désormais temps de commencer à forger les fondations d’un Source Engine 2 car cette suite montre assez bien les limites qu’on lui impose d’un point de vue graphique. Les effets de lumière ne sont plus aussi bluffants qu’avant et certaines textures sentent terriblement le réchauffé. Ce nouvel épisode apporte toutefois son lot de nouveautés avec notamment la localisation des dégâts : si vous tirez dans la jambe d’un ennemi, il s’effondrera tout en continuant à ramper vers vous, et le nombre de zombies à l’écran a aussi été multiplié pour rendre cette mésaventure plus oppressante encore.

La conclusion de

Souffrant d’un manque d’identité dans ses personnages et de graphismes clairement en retrait, cette suite mérite tout de même son nom tant les nouveautés apportées au gameplay multiplient de manière exponentielle le plaisir en jeu. Reste que l’effet de surprise n’est -en l’état- plus présent, et c’est pour cette raison qu’il ne peut atteindre la barre des 8/10.

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