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Jusqu'en enfer >

Critique du Film : Jusqu'en enfer

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 12 octobre 2009 à 23:21

Quand Sam Raimi retrouve ses vieux démons

Entraînée par les élans carriéristes de ses collaborateurs, une jeune employée de banque se montre cruelle envers une bohémienne et subit, en retour, une terrible malédiction.

Avec son pitch quelque peu inspiré d’un roman de Stephen King (La peau sur les os), Jusqu’en Enfer marque le retour du réalisateur Sam Raimi vers le genre qui a fait sa réputation : la série B horrifique. On pourrait même qualifier ce film de « retour affectif » avec un cinéaste qui avait sûrement envie, non seulement de retourner à ses racines, mais aussi se replonger dans un environnement familier, en compagnie de ses frères, Ted Raimi et Ivan Raimi, et son ami de toujours, Robert G. Tapert. Il ne manquait plus qu’un Bruce Campbell pour que la sacrée bande d’Evil Dead soit à nouveau réunie.

Jusqu’en Enfer apparaît donc, dans un premier temps, comme la consécration matérielle d’un besoin de se ressourcer, de s’éloigner un peu de ces grosses machines hollywoodiennes pour, en compagnie de gens de confiance, bâtir une œuvre récréative et sans autre but que la création artistique, loin des regards censeurs des financiers. La presse people, elle, qui ne voit en Sam Raimi que le concepteur des Spider-Man, n’a d’ailleurs rien pigé à l’intention et, faisant fi, pour des raisons purement marketing, de la modestie du film, l’a traitée comme s’il s’agissait d’un véritable bijou cinématographique, la  transformant en une œuvre surestimée.

Mais, attention, je ne veux pas dire que Jusqu’en enfer est un mauvais film. Loin de là. Je tiens juste à préciser que Sam Raimi n’y fait guère d’étincelles, récupérant sans grandes transformations ses vieilles techniques éprouvées qui, aujourd’hui, n’épatent plus personne – même si elles continuent à nous faire sourire. Techniquement, il n’y a pas grand-chose à reprocher au film, hormis la présence d’effets numériques assez médiocres. Le bas blesse surtout dans le registre de l’écriture, avec un scénario linéaire et prévisible (même si l’humour noir se marie sans heurt à l’horreur et que final est très réussi) et des personnages pour la plupart transparents (Justin Long, dans le rôle du petit ami est totalement sous-exploité). En fait, l’on suit le fil du récit d’un œil amusé mais sans vraiment accrocher à une histoire trop jalonnée, au déroulement trop mécanique et manquant de rythme.

Heureusement, apparaissant à l’écran à un rythme régulier, des passages marquants, bourrés de références, sauvent le métrage de la banalité, autant par la maîtrise technique de leur réalisation (Sam Raimi est toujours aussi fort pour trouver le plan qui convient le mieux) que par leur esthétique délirante – parfois géniaux, comme la séquence du combat entre Christine et la bohémienne dans le parking, ou la possession de la chèvre lors de la scène d’exorcisme. Dommage que ces grands moments, où Sam Raimi retrouve la verve potache de ses 20 ans, cèdent invariablement la place à des moments un peu mous, sans grands intérêts, hormis celui de nous laisser penser que le cinéaste se regarde un peu trop le nombril.

65

Jusqu’en enfer ne doit son succès à la notoriété de son réalisateur. Ce n’est qu’une sympathique série B divertissante, une œuvre récréative pour un Sam Raimi qui avait sûrement besoin de se refaire une santé auprès de sa famille, avec un film faisant office de retour aux sources. Le métrage mérite toutefois d’être visionné, ne serait-ce que pour apprécier encore une fois ce don que possède le cinéaste de trouver toujours le plan le plus efficace.

Critique de publiée le 12 octobre 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance fun
  • Une excellente réalisation
  • Un habile mélange d'humour noir et d'horreur

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario un peu limité
  • Des effets numériques médiocres

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