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Brendan et le secret de Kells >

Critique du Film d'animation : Brendan et le secret de Kells

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 12 octobre 2009 à 10:04

Brendan l'Enlumineur.

Un film d’animation qui décide de ne pas se construire sur les images de synthèses en proposant un rendu graphique innovant c’est encore possible avec le sympathique métrage que voici.

Premier long-métrage d’animation de Tomm Moore et du studio irlandais Cartoon Saloon, Brendan et le Secret de Kells est une production internationale (le film est coproduit par des capitaux belges et français, la Hongrie et le Brésil ont été impliquées pour le sous-traitage) dont l'histoire est basée sur le manuscrit chrétien irlandais (le livre de Kells) réalisé entre le septième et le neuvième siècle, célèbre pour sa finition, ses enluminures exceptionnelles ainsi que les diverses influences culturelles qu’on y trouve. Le film nous plonge donc dans une ambiance moyen-âgeuse au carrefour de diverses cultures : chrétienne, celte, mais également viking (les îles britanniques subissaient à l'époque de nombreux raids). Le fond de l’histoire nous propose de suivre les aventures de Brendan, neveu de l’abbé de Kells, qui est plus préoccupé par le fait d’ériger un énorme mur défendant sa cité que par la culture, et cela au grand dam de moines scribouillards locaux appréciant peu le sacrifice… Brendan va prendre conscience de cet état de fait quand arrive le célèbre moine enlumineur Aidan, et avec lui le fameux livre. Vont alors s'opposer deux forces face au jeune homme : son oncle, prêt à tout donner pour se protéger des Vikings, et Aidan, qui, prétextant qu’on ne peut se cacher de ces derniers, veut tout faire pour fuir et préserver sa culture face à la barbarie des meurtriers scandinaves. Cette lutte d'influence va permettre au jeune garçon de s’évader de la triste ville, découvrant la forêt qui l’entoure pour faire la rencontre d’Aisling, sorte d’esprit de la forêt apparaissant sous les traits d’une jeune fille pleine de vie.


La grande réussite du film est incontestablement graphique : le parti a été pris de rester fidèle à l’art médiéval avec un rendu très majoritairement en 2D pour une action essentiellement latérale et verticale, passant à la 3D lors des moments les plus forts ou pendant les rêveries de Brendan. De plus, les images de synthèses sont vraiment utilisées à bon escient, permettant soit de mettre en scène l’imagination débordante du héros, soit, bien sûr, d’aider techniquement lors des passages les plus ardues du film. Le design des personnages est plutôt réussi puisque chacun d'eux possède des traits forts leur conférant une vraie personnalité , comme pour Brendan, que l'on croirait issu d’un idéal celtique, Aisling et ses cheveux blancs interminables ou les moines aux traits assez rigolos. Mais la vraie claque visuelle vient de la forêt, personnage en lui-même divisé entre son côté sombre et inconnu (pour Brendan) et son côté paradisiaque (aux côtés de la jeune fille). La beauté graphique est au rendez-vous de bout en bout du métrage avec notamment l’approche réussie des terrifiants vikings qui pourront donner quelques frayeurs aux plus jeunes.

La beauté de l’œuvre est par ailleurs sublimée par la musique absolument magnifique composée par le français Brunos Coulais, et interprété avec l’aide du groupe de musique celtique Kila. Vraiment parfaite pour s’imprégner de l’histoire, on est en présence du genre de musique qu’on aime réécouter en dehors du film. Pour le reste de l’ambiance sonore rien à redire, les doublages, assurés par des professionnels, sont plus que corrects (sauf peut-être pour celui du héros pas toujours dans le ton).Le seul gros défaut du film est en fait son scénario , car si les auteurs réussissent à bien poser l’ambiance sans aucun problème, on ne peut s’empêcher d’avoir une sensation d’inachevé quand arrive la dernière scène. Le film aurait surement mérité d’être plus long pour bien exploiter les différents aspects de l’histoire. Dommage car ce qui reste généralement à la fin… c’est la fin.

75

Brendan et le Secret de Kells est un film d’animation vraiment différent des produits bombardés à longueur d’année par les studios américains, grâce à un aspect graphique vraiment sublime et innovant, le tout souligné par une musique magistrale. Seul l’histoire empêche le film de vraiment se faire un nom…

Critique de publiée le 12 octobre 2009.

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