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Critique du film : La malédiction de Dunwich [1970], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 15 août 2009 à 14h33

Wilbur Watheley et la magie psychédélique

Aujourd’hui un peu oublié, The Dunwich Horror (sorti en France sous le titre Horreur à volonté, peu évocateur de l’univers de Howard Phillips Lovecraft) est pourtant l’une des plus ambitieuses tentatives d’adaptation cinématographique consacrée à l’univers de l’écrivain de Providence.

Ecrit par Curtis Hanson, Henry Rosenbaum et Ronald Silkosky pour le compte des studios AIP, le scénario de The Dunwich Horror récupère de nombreux éléments de la nouvelle L’abomination de Dunwich pour les replacer dans un contexte très « seventies » baignant dans une atmosphère erotico-psychédélique qui ne manque pas de le faire apparaître aujourd’hui, parfois, comme assez daté.

Le film nous raconte l’histoire de Wilbur Watheley, un hobereau de Dunwich à la sombre destinée et aux origines obscures. Guidé par une puissance maléfique, cet adepte de la magie noire a pour ambition de réveiller les cultes de ses ancêtres et, pour ce faire, il ne va pas hésiter à éliminer tous ceux qui se dressent sur son chemin. C’est au cours de cette maléfique quête, rentrant d’Arkham où il y a dérobé le Necronomicon -un livre essentiel à l’accomplissement de ses desseins -, que Wilbur Watheley rencontre la belle Nancy Wagner. Immédiatement séduit, le jeune sorcier décide de choisir la jeune femme pour compagne… et comme le focus de ses pratiques occultes !

Réalisé par Daniel Haller, The Dunwich Horror tente de recréer les ambiances des films de la grande époque de Roger Corman, au début des années 60, tout en essayant d’y intégrer des éléments graphiques à la mode. Hélas, on constate assez rapidement que ce mariage entre l’horreur gothique et l’esprit de la vague « warholiene » ne se déroule pas toujours de la meilleure des manières. On y retrouve en effet les mêmes problèmes cinégéniques et les mêmes disconcordances que dans les films produits par la Hammer durant la même période (Dracula vit toujours à Londres, Dracula 73). En fait, à trop brasser les thématiques, tous ces films se retrouvent au final avec un univers bâtard, et finalement peu efficace.

The Dunwich Horror n’est cependant pas un mauvais film, loin de là. En partie grâce au talent et au magnétisme de son acteur principal : Dean Stockwell. On pourrait le trouver un peu vert, au premier abord, pour incarner le terrible Wilbur Watheley (malgré ses 34 ans, il apparaît comme très jeune), mais le comédien compense avec son impressionnant charisme et son regard magnétique. Un redoutable séducteur, qui dégage cependant une aura inquiétante. Bref, l’idéal pour incarner un sorcier maléfique et manipulateur.

Le choix de Sandra Dee pour interpréter Nancy Wagner (que l’on pourrait comparer à une Rosemary Woodhouse (Rosemary's Baby) plongée dans un univers lovecraftien) est également une bonne idée. Bien connue à l’époque pour ses rôles dans des films romantiques et les comédies, elle amène une innocence qui ressort dans ce métrage de manière aussi frappante qu’une mouche dans le lait. Rien à redire non plus sur le reste du casting, avec notamment la bonne performance de Ed Begley dans le rôle du célèbre docteur Henry Armitage.

Daniel Haller, par choix artistique mais aussi par obligation économique, a choisi de traiter le coté « innommable et indescriptible » des créatures de Lovecraft en prenant ces deux qualificatifs au pied de la lettre. Ainsi, durant tout le film, les séquences faisant intervenir les monstres seront filmées, soit en vue subjective du point de vue de la créature (des filtres de couleur sont appliqués à ce moment sur l’image), soit via des plans horrifiques avec le monstre hors cadre. On en voit donc pas grand-chose des « entités » fantastiques, hormis dans la séquence finale, qui nous présente une créature tentaculaire, toujours noyée sous des effets psychédéliques.

La conclusion de à propos du Film : La malédiction de Dunwich [1970]

Nicolas L.
60

Retranscription finalement assez fidèle de l’univers de Lovecraft, Horreur à volonté est un film intéressant, doté d’une atmosphère étrange parfois un peu gâchée par des coquetteries psychédéliques datées. Le niveau d’interprétation, excellent, est l’un des points forts du métrage de Daniel Haller. Plus film d’ambiance que pure fiction horrifique, Horreur à volonté est une œuvre que tout fan de Lovecraft se doit d’avoir vu au moins une fois.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation consciencieuse
  • Une bonne ambiance
  • L’excellent niveau d’interprétation général
  • Dean Stockwell
  • Une retranscription intéressante de l’univers de Lovecraft

Que faut-il oublier ?

  • Des effets très datés
  • Des séquences psychédéliques pas toujours pertinentes
  • Les amateurs d’action en seront pour leurs frais.
  • Effets speciaux cheap

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