75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film (Direct to Vidéo) : Midnight Chronicles
Midnight Chronicles >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Midnight Chronicles

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 juillet 2009 à 0109

Minuit dans le Jardin du Mal

Avec son budget minimaliste, l’inexpérience de son géniteur dans le septième art et un sujet qui, jusqu’alors, n’avait accouché que d’insipides daubes ou nanars désopilants, Midnight Chronicles, cette nouvelle adaptation cinématographique d’un univers Donjons & Dragons avait tout pour provoquer chez l’amateur de fantasy une méfiance légitime.

Pourtant, quand survient le générique de fin de cette œuvre modeste, réalisée par une équipe de passionnés, je me suis surpris à conclure que je venais d’assister enfin à un « D&D movie » fauché, certes, mais sincère… et surtout intéressant.

Il faut dire que l’univers de Midnight est largement plus original que la moyenne des produits D&D et que le jeu de rôle dédié présente aux joueurs des défis très intéressants car difficiles à relever. En effet, il faut savoir que le monde de Midnight est totalement soumis à la puissance de l’Ombre (Izrador), un dieu élémentaire mauvais qui a réussi à chasser de cette dimension toutes les autres divinités. C’est un peu comme si l’on arpentait les routes d’une Terre du Milieu tombée sous le joug de Sauron et de ses engeances. Inutile de s’attarder sur le fait que, pour le commun, la vie de tous les jours n’est pas rose. Alors, imaginez celle de héros en quête de liberté et de gloire...

Dans l’univers de Midnight, les usages des livres et de la magie sont interdits, les elfes et les nains impitoyablement traqués et massacrés. Les différentes villes, déjà durement éprouvées par les guerres, sont soumises à la dure loi martiale appliquée par les troupes orcs. Cette soldatesque est dirigée par les prêtres du culte, les légats de l’Ordre de l’Ombre, des fanatiques, et les seuls à posséder des pouvoirs magiques. Bref, la population vit dans une perpétuelle sensation de crainte, et souvent dans la plus totale des misères.

Le script écrit par Christian T. Petersen et Greg Benage nous plonge dans cet univers de dark fantasy en nous invitant à suivre la prise de pouvoir de Mag Kin (un prêtre de l’Ombre) dans la ville de Blackweir. Le mise en place est assez longue et presque indigeste, tant les scénaristes tiennent à présenter le monde de Midnight, et sa mythologie, de la manière la plus complète possible. Les non initiés risquent même de trouver cette très bavarde première partie un peu rébarbative. Cependant, s’ils ont le courage (et la bonne intuition) de persister dans leur expérience, ils vont se rendre progressivement compte que toute cette théâtrale mise en place est la rampe de lancement d’une intrigue sacrément bien élaborée et finalement captivante.

Au niveau de la réalisation, budget ridicule oblige, Midnight évoque plus un épisode de Cadfael qu’un volet du Seigneur des Anneaux. L’action est rare (la chorégraphie des combats est d’ailleurs parfois un peu défaillante) et les décors, déjà réduits au strict minimum, ne sont guère mis en valeur par un tournage en DV. Même constat concernant les effets spéciaux ; les décors numériques sont vraiment cheap et les inserts CGI perfectibles (d’ailleurs, n’attendez de voir apparaître le dragon figurant sur la jaquette, vous ne verrez pas la queue d’un reptile, qu’il soit volant ou pas). Par contre, les maquillages des orcs sont plutôt satisfaisants. Plus gênant, comme dans un épisode d’Hercule ou de Xéna la guerrière, les costumes apparaissent comme bien neufs et les visages des figurants – même ceux des paysans – sont aussi propres que des sous neufs.

L’interprétation pose aussi un problème. Les performances des comédiens sont en effet très inégales. Si Charles Hubbel, dans le rôle du prêtre Mag Kiln, s’en sort très bien, ainsi que Claudia Wilkens dans celui de la cupide Lesher, ce n’est pas le cas du reste du casting, souvent complètement à la ramasse. Le pire vient sûrement du jeune Matt Amendt, absolument nul, qui surjoue en permanence et qui apparaissait aussi naturel qu’un éléphant en tutu rose s'essayant à la mazurka. D’autant plus embêtant que son personnage est le héros du film, une sorte d’élu destiné à bouter l’Ombre hors de cette dimension. Dans le même registre, les grimaces de Dawn Brodey, qui par ce moyen, tente en vain de rendre l’agent de l’Ombre Chuzara menaçant, sont aussi assez ridicules.

La conclusion de

Malgré tous ces défauts précités qui font de Midnight Chronicles un spectacle se situant à la limite de l’amateurisme, le film est loin d’être mauvais. En effet, même si l’on sourit à la perfectibilité des effets spéciaux et si l’on peut s’indigner du jeu très approximatif de certains comédiens, la richesse du scénario suffit à nous tenir accroché au déroulement de l’intrigue. L’équipe de Christian T. Petersen a tenu, avant tout, à faire plaisir aux fans en respectant le plus possible le background du jeu de rôle. Comme j’en fait partie, j’ai apprécié la démarche.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario touffu
  • Des maquillages satisfaisants
  • Un univers bien respecté

Que faut-il oublier ?

  • Un évident manque de moyens
  • Une interprétation souvent très médiocre
  • Un film destiné surtout aux fans du jeu de rôle
  • Peu d’action

Acheter Midnight Chronicles en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Midnight Chronicles sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Midnight

En savoir plus sur l'oeuvre Midnight