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Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Cell 2
The Cell 2 >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Cell 2

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 21 juillet 2009 à 1258

Il dit que ça n'a rien à voir...

Petit succès cinématographique de l'année 2000, The Cell s'était à l'époque avéré être une bonne surprise, mais également une véritable déception. En effet, sur un scénario hautement médiocre dans sa construction et fort convenu dans ses tenants et aboutissants, Tarsem Singh, réalisateur venu du milieu du clip, avait réussi à mettre en scène un film visuellement très riche, doté d'une esthétique parfois à couper le souffle et totalement dominé par le jeu écrasant - et extraordinaire - d'un Vincent D'Onofrio très inspiré. La mise en chantier d'une suite, presque une décennie plus tard, pouvait à son tour laisser craindre le pire comme le meilleur ; car s'il semblait assez évident que les absences de Singh et de  D'Onofrio joueraient clairement en défaveur du film, on pouvait cependant être en droit d'attendre des scénaristes un script qui pourrait contrebalancer cela en reprenant simplement les forces de son prédécesseur, mais tout en effaçant ses grosses lacunes scénaristiques.

Etonnament, le résultat final est à des lieues de ce que l'on aurait pu imaginer, ce qui, avouons le, peut s'apparenter à une certaine forme d'originalité. Non pas que ce long-métrage soit bon, très loin de là, simplement The Cell 2 n'est pas une suite à The Cell et ne semble même pas avoir été conçu comme tel ; le film aurait pu s'appeler Profiler voire, pourquoi pas, Medium, toujours est-il que sa filiation avec le film de Tarsem Singh est hautement discutable. Ici, nous suivons l'enquête d'un groupe d'agents du FBI pistant sans relâche un horrible tueur en série comme il en existe tant outre atlantique ; parmi eux se trouve Maya, ancienne victime du dit tueur, une jeune femme qui a le pouvoir de lire dans les pensées. Dans cette séquelle, point de machines étranges ou d'appareillages pseudo-futuristes, on est ici assez clairement dans le domaine du fantastique facile. Ainsi, si The Cell pouvait s'apparenter à un bon petit cru, sa suite s'apparente plutôt à un bon gros cubis qui tâche.

The Cell 2 n'est donc en tout et pour tout qu'une simple enquête policière matinée de quelques visions destinées à faire avancer les choses sans avoir à passer par des raisonnements qui pourraient obliger le spectateur à réfléchir, et donc, de fait, à potentiellement éteindre sa télévision. Surfant également sur la vague de la saga Saw, le film nous présente un tueur en série très méchant qui s'amuse à tuer et à ressusciter ses victimes en utilisant de simples défibrillateurs, et ce dans une sorte de cachot de torture dont l'esthétique rappelle celle des films de Darren Bousman, mais en moins réussi. Si on ne retombe pas ici dans cette mécanique de pièges devenue indigeste depuis qu'un Saw sort tous les ans, on est pourtant invité à suivre les tortures infligées par ce qui s'avère très vite être un Jigsaw de bas-étage. Jamais gore, jamais choquant mais tout de même parfois amusant et très souvent ridicule, The cell 2 ne sait pas créer une réalité glauque qui aurait pu aller en contrepoint des rêves.

Bien sur, les esprits chagrins rétorqueront qu'il n'y a pas de rêves dans ce film, donc qu'il était potentiellement inutile de dépeindre une réalité glauque. Certes... Alors que le premier opus nous proposait un voyage dans le subconscient d'un tueur en série, sa suite ne sait au final se focaliser que sur de la lecture de pensée, voire, dans les grands moments, sur des connexions mentales qui permettent à l'héroïne de vivre ce que vit le tueur. Seule la scène finale nous donne le droit à une rencontre télépathique et pathétique entre la proie et son chasseur. Mais même là, l'absence d'inventivité de Tim Iacofano fait froid dans le dos - au moins, quelque chose donne des frissons dans ce film ! - tant cette rencontre s'avère convenue, autant dans sa forme que dans son fond, et aussi flippante qu la scène finale de Scooby-Doo le film. Arrêtez, c'est trop d'horreur !

Visuellement parlant, on est bien entendu à l'opposé du travail fait dans The Cell, et qui lui avait à l'époque valu une nomination aux oscars. Bien entendu, l'immense différence de budget empêchait clairement Tim Iacofano de faire quelquechose d'aussi démesuré que ce qu'avait pu mettre en scène Tarsem Singh mais tout de même, un petit travail sur la photographie, quelques effets de montage ou l'introduction d'un minimum de gore auraient pu faire quelque peu illusion et, à défaut de faire du film une réussite - faut pas pousser ! - aurait rendu sa vision bien moins pénible pour le spectateur. Malheureusement, The Cell 2 est aussi vide sur la forme qu'il peut l'être sur le fond ; Iacofano met en scène son film avec une platitude et une molesse comme il n'avait pas été donné d'en voir depuis fort longtemps. Comme si même lui ne croyait même pas en son projet, il se contente de filmer sans aucune forme d'inventivité les inepties voulues par un scénario tout de même écrit à huit mains !

Enfin, ne soyons pas naïfs, la qualité d'interprétation est à la hauteur du reste. Si Tessie Santiago possède visiblement comme unique qualité le fait de ressembler à Eva Longoria et que Bart Johnson traine son physique de boys band tout droit issu des High School Musical dans les rangers d'un agent du FBI fort limité intellectuellement, il va malheureusement sans dire que leurs partenaires n'ont clairement pas les mêmes atouts physique, mais tout en possédant des profondeurs de jeu très similaires. Ces comédiens, souvent vus le temps d'un épisode dans diverses séries télévisées, semblent complètement à leur aise avec ces personnages épais comme du papier à cigarettes. Quelque part, il s'apparentent presque à la preuve vivante qu'il doit exister une école pour les comédiens de nanar probablement appelée Desactor studio.

La conclusion de

On aurait aimé que The cell 2 soit un peu plus poivré que son prédécesseur, mais voilà, il n'en est rien ! Sans aucun véritable rapport avec le premier volet, cette séquelle est un Profiler-like, matiné d'une esthétique à la Saw, réalisé à la va vite pour le marché du direct to video. Raté à absolument tous les niveaux, il ne sait au final offrir qu'un spectacle navrant, à peine digne d'un vague téléfilm allemand de troisième partie de soirée.

Que faut-il en retenir ?

  • N'ayez pas peur, vous n'aurez pas peur !

Que faut-il oublier ?

  • Absolument tout.

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