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Critique du Film : Push
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Critique du Film : Push

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 23 juin 2009 à 1436

Sans ambitions...

Passé totalement inaperçu lors de sa sotie en salle en février dernier, Push est le prototype même du film surfant sans honte sur un phénomène de mode. Alors que Heroes trônait au sommet des audiences télévisées, en faisant le phénomène que nous connaissons actuellement, il semblerait donc qu'un groupe de producteurs ayant assez peu de suites de les idées se soit assez naïvement dit que les spectateurs seraient prêts à payer pour aller voir sur grand écran un long-métrage reprenant à la lettre le principe et les codes de la série phare du moment. Touchante naïveté...

En effet, Push n'est qu'un Heroes cinématographique, ni plus, ni moins. Nonobstant le fait qu'une telle production aurait pu se démarquer de son clone télévisé grâce à un budget faisant la part belle aux effets spéciaux et aux scènes d'actions, David Bourla - ici producteur et scénariste - a donné à son script un ton similaire à celui de la série, refusant, ce faisant, de se laisser aller aux traditionnelles facilités Hollywoodiennes qui consistent à cacher une misère scénaristique par un déluges d'images chocs. Une idée bien noble, certes, mais lorsque vacuité scénaristique il y a, que peut-il bien rester à se mettre sous la dent ?

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de mettre un maximum d'atout pour donner à son film le plus de crédibilité possible. Auréolé du récent succès de Lucky Number Slevin, Paul McGuigan est ainsi un habile faiseur qui, bien que dénué de tout véritable talent créatif, a d'ores et déjà démontré sa capacité à reproduire efficacement les idées et procédés de mise en scène que d'autres ont su développer avant lui ; de même, le casting du film, loin d'être totalement anecdotique, est composé d'acteurs aux visages connus (Chris Evans - qui commence, depuis Sunshine, a acquérir un peu de crédibilité - ou Dakota Fanning, enfant starifiée depuis La Guerre des mondes) ou au talent reconnu (Djimon Hounsou et Cliff Curtis sont comme d'habitude impeccables). Au final, le film est techniquement irréprochable et les acteurs tiennent tous parfaitement la route. Malheureusement, cela ne suffit en aucun cas à faire un bon long-métrage...

En effet, devant l'immense désert scénaristique qu'est Push, ces quelques maigres atouts disparaissent comme neige au soleil. Passons le manque d'originalité du concept - des individus aux capacités surnaturelles vivent parmis nous - qui, ici, s'apparente tout de même à du plagiat, pour s'intéresser au fond de l'histoire. Jouant tant bien que mal sur les visions de personnages pouvant connaître le futur, celle-ci s'enfonce assez maladroitement dans des travers que d'autres ont pu avoir avant elle. Certains ne savent pas apprendre des erreurs des autres et, assez visiblement, David Bourla n'a pas su apprendre des erreurs de Heroes, tombant à peu près à tous les coups dans les pièges offerts par le concept même de connaissance du futur, incohérences et "paradoxes" étant les maîtres-mots de Push.

Quant à la forme l'histoire proprement dite, elle est d'une banailté somme toute affligeante, suivant le parcours de ces mutants poursuivis par une organisation gouvernementale prêt à tout pour récupérer une mystérieuse valise, laquelle est également convoitée par une famille de Yakuza pour des raisons très obscures. On est alors dans un schéma scénaristique à mi-chemin entre Heroes (encore) et Ennemi d'Etat, suivant la perpétuelle fuite en avant des personnages qui vont essayer, et réussir, à se sortir de ce vilain guêpier. Ce n'est pas franchement trépidant, tout est courru d'avance, bref, en un mot comme en cent, c'est tout simplement sans intérêt.

A noter, enfin, que si le tout se tient techniquement, Paul McGuigan aura tout de même commis deux énormes erreurs qui ne pardonnent pas dans ce genre de productions. D'une part, il n'a pas réussi à éviter les pièges visuels tendus par quelques capacités surnaturelles, notamment celles des "crieurs" qui se servent de leur voix comme d'une arme ; ces quelques passages grand-guignolesques, amènent tout de même - voyons le bon côté des choses ! - le spectateur à sortir de sa léthargie pour ricaner quelque peu. D'autre part, tout ce qui touche à la réalisation de scènes d'actions, heureusement peu fréquentes, tombent à plat comme un soufflet raté tant ce dernier ne sait pas mettre en scène de manière convaincante les combats impliquant les capacités surnaturelles des personnages.

La conclusion de

Bien que techniquement très correct, et tout de même beaucoup plus agréable à regarder que certains blockbusters ratés comme Max Payne ou Wolverine, Push est un film désespérément sans ambition qui confine au plagiat le plus total. Payer pour ça, c'est "pusher" le bouchon un peu loin...

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement correct,
  • Interprétation convenable,
  • Pas vraiment ennuyeux.

Que faut-il oublier ?

  • Un vague plagiat de Heroes sans ambition,
  • Scénario totalement bancal,
  • Scènes d'actions dans l'ensemble ratées,
  • Sombre parfois dans le ridicule.

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