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Critique du Film : Girls School Screamers
Girls School Screamers >

Critique du Film : Girls School Screamers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 2 juin 2009 à 0031

Girls School Nanar

Vous prenez sept jeunes étudiantes écervelées et immatures, vous les placez dans une grande demeure pleine de courants d’air (rideaux qui volent en prime), vous y ajoutez une histoire de projection astrale ou de réincarnation, et, pour faire bonne mesure, une ridicule séance de ouija : vous obtenez un script d’une banalité affligeante, celui de Girls School Screamers.

Le film nous invite dans un manoir déserté. Commanditées par la direction de leur école (dirigée par des religieuses), sept jeunes filles en short, sous la houlette d’une vieille religieuse maladive au regard de poisson crevé, y effectuent un inventaire des œuvres d’art. L’ancien propriétaire était en effet un riche collectionneur qui parcourait le monde à la recherche de l’objet rare. Equipées de leurs calepins et de leurs crayons, elles se mettent alors à répertorier chaque tableau et chaque statue, entre des puériles parties de cache-cache et des très sages pyjama-party. 

Et cela dure pratiquement une heure…

Cependant, lors de leur séjour, les sept étudiantes apprennent de la bouche de sœur Urban qu’il y a de cela des années, une jeune femme a trouvé la mort dans cette maison. A la fois amusées et effrayées par cette nouvelle, elles décident de procéder à une séance de spiritisme (comme toujours !) qui, apparemment, libère dans la maison un esprit maléfique qui va les tuer, l’une après l’autre. Autre fait étrange, cette jeune femme morte (Assassinée ? Qui sait ? Mon dieu,  le doute m’assaille ! Quel suspense, quelle tension !),  dont le portrait est accroché sur un mur de la salle, ressemblait fortement à Jackie, l’une des jeunes filles.

Produit par la Troma et réalisé en 1986 par John P. Finnegan – un cinéaste qui disparut ensuite des plateaux, et l’on comprend pourquoi à la vision de ce nanar -, Girls School Screamers a une autre particularité (en plus, donc, de présenter un scénario stupide et prévisible) : celle de mettre en scène des comédiens et des comédiennes ayant autant de puissance dramatique et de talent qu’une enclume. Seule Mollie O’Mara, qui incarne deux rôles (Jackie et Jennifer) parvient à aligner deux phrases sans paraître trop ridicule.

Métrage résolument Z par ses lignes de dialogues débiles et sa mise en scène approximative (les entrées dans le champ des acteurs sont parfois à mourir de rire tant elles apparaissent calculées), Girls School Screamers déçoit fortement par son absence de mauvais goût, de sexe et de gore, trois éléments qui composent, en quelques sortes, la marque de fabrique de la compagnie Troma… et qui rendent souvent ses produits plus que consommables. Ici, à contrario, John P. Finnegan, armé d’un script aussi peu crédible (notamment par le comportement inexplicable du maître des lieux) que bourré de clichés, a la prétention de nous servir un film de maison hantée par un traitement au premier degré.

Malheureusement, aussi à l’aise avec une caméra que moi devant une équation de mécanique quantique, le réalisateur ne parvient à instaurer aucune atmosphère (hormis parfois une très forte sensation d’ennui) et de plus, il ne nous offre pratiquement aucune scène gore. La plupart des meurtres de ce slasher fantastique sont en effet filmés hors cadre, avec des gros plans sur les pieds ou les mains. Quand au spectre pourrissant visible sur la jaquette (et sur l’affiche du film), il n’apparaît que quelques brèves secondes au début et à la fin du film. Notons cependant que, isolé dans cet océan d’ennui, un meurtre sort un peu du lot : une très violente électrocution où la victime fond carrément sur place. C’est absolument stupide mais cela au moins le mérite d’être amusant.

La conclusion de

Girls School Screamers est un slasher fantastique aussi amusant qu’une visite à la sécu et aussi effrayant qu’un reportage sur la parade nuptiale du tamarin lion à tête dorée. Pratiquement pas de gore, des (mauvaises) comédiennes pudiques à l’extrême, une intrigue prévisible bourrée de clichés éculés. Bref, Girls School Screamers, c’est d’un ennui presque total.

Que faut-il en retenir ?

  • La séquence d'électrocution
  • Un nanar qui ne s'assume pas comme tel, c'est encore plus marrant

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans aucune originalité, bourré de clichés
  • Interprétation catastrophique
  • Dialogues stupides
  • Réalisation approximative

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