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Critique du Film d'animation : The Sky Crawlers
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Critique du Film d'animation : The Sky Crawlers

Avis critique rédigé par Lionel B. le lundi 1 juin 2009 à 1918

Oshii reprend son envole

Avec the Sky Crawlers Mamoru Oshii revient sur les devants de la scène après l'expérience hors du commun Tachiguishi retsuden. Cette fois-ci, il adapte l'oeuvre de Mori Hiroshi, un écrivain assez méconnu en France mais extrêmement populaire au Japon avec une centaine d'ouvrage à son actif.

"
Dans un monde où des pilotes de combat appelés Kildren ne vieillissent pas, deux entreprises, Rostock et Lantern, mènent une guerre sans fin qui divise le monde. Yuichi Kannami, un de ces jeunes pilotes, débarque sur la base d'Urisu afin de remplacer son prédécesseur décédé. Sa mission est de veiller que les forces de Lautern n'attaquent pas Rostock. Il aura pour commandant la jeune Suito Kusanagi, et trois autres pilotes lui viendront en aide dans sa tâche. Mais Yuichi aimerait bien comprendre les circonstances de la mort de Jinroh Kurita, le pilote qu'il remplace..."

Rassurons tout de suite les détracteurs de Ghost in the shell 2 : Innocence, son réalisateur Mamoru Oshii est ici beaucoup plus sage et ne se laisse pas divaguer dans des citations philosophiques. Toutefois, la réflexion n'est pas exempte de ce nouveau long métrage d'animation. Mais ici, et contrairement à Innocence, elle contribue à captiver le spectateur jusqu'au générique de fin, et même après. Tout au long du film, nous sommes amenés à nous poser des tas de questions. Qui est Yuichi ? Qu'est-ce qu'un Kildren ? Comment est mort Jinroh Kurita ? Quel est le but de cette guerre ? Qui est le professeur ? Toutes ces questions ont leurs réponses mais il faudra être attentif au moindre dialogue et au moindre détail.

Une fois de plus, Mamoru Oshii place l'humanité au centre de son film. Si dans Ghost in the shell il l'évoquait au travers des cyborgs, ici c'est avec les Kildren, ces éternels adolescents qui ne semblent pas se satisfaire de leur condition. En effet, à la vue du comportement autodestructeur de Suito Kusanagi, il se fait ressentir que celle-ci souhaite vivre comme une véritable humaine, pouvoir vieillir, pouvoir mourir. La mort apparaît pour elle comme une délivrance, la seule chose qui la rendrait humaine. Cependant, ces êtres génétiquement modifiés, les kildren, sont similaires en de nombreux points aux humains. Ils peuvent aimer, pleurer, s'amuser, faire la guerre... C'est ainsi que le réalisateur nous rappel ce que nous sommes sans aucune dénonciation ou prétention, il nous offre juste un beau message d'humanité pour conclure le film que je vous laisserai découvrir par vous même.

Si le film est particulièrement posé et qu'il se contente de nous faire suivre le personnage principal dans sa vie quotidienne, les scènes d'actions n'ont pas pour autant été oubliées, des combats aériens parfaitement maîtrisés même si on peut regretter qu'ils soient trop courts.


Si le film utilise la technique de l'animation traditionnelle dans la pure tradition nippone, l'imagerie numérique occupe une place importante dans the Sky Crawlers. Toutes les séquences aériennes sont ainsi entièrement réalisées en 3D si l'on excepte les plans sur les pilotes.
La séquence d'introduction dans laquelle nous assistons à un combat aérien de toute beauté est entièrement réalisée à l'ordinateur, et l'arrivée du dessin traditionnel après le générique du début est déroutante. D'autant plus que la character design est assez simpliste et que le mélange 2D/3D n'est pas toujours très réussit tant la différence entre les deux techniques est flagrante, sûrement en raison d'une palette de couleurs limitée pour la partie 2D. Toutefois, après un temps d'adaptation, le style ne choque plus et on appréciera la qualité de l'animation des personnages et du soin apporté aux décors.

La musique de Kenji Kawai vient rythmé le tout avec brio même si on peut regretter le manque d'originalité du compositeur nippon. En effet, la bande son nous rappel dans son thème principal son excellent travail sur Ghost in the shell mais également nous évoque la musique de Seven Swords (qu'il a également composée) lors des scènes d'actions.

La conclusion de

Plus accessible que Ghost in the Shell 2 : Innocence, The Sky Crawlers s'avère un très bon film d'animation qui parvient à nous tenir en haleine grâce à une excellente intrigue et à de superbes séquences aériennes qui ont cependant le goût de trop peu.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire captivante
  • Des combats impressionnants
  • Le mystère et la froideur qui se dégage des personnages principaux

Que faut-il oublier ?

  • Le mélange 2D/3D pas toujours très réussit
  • Pas assez de combats aériens
  • Un character design assez déroutant au début

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