75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : King Rising / Au nom du Roi
King Rising / Au nom du Roi >

Critique du Film : King Rising / Au nom du Roi

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 6 avril 2009 à 0823

Le seigneur des krugs

Il est possible qu'après avoir écrit ces lignes je sois jeté chez les krugs, voire pire, flagellé éternellement par toute l'équipe de Scifi Universe. Mais qu'importe, je le dis dès à présent, ce « King Rising » est très loin d'être l’aussi mauvais film qu'on le dit et possède même assez de qualités pour que l'on se penche plus en avant sur son cas.

Bien entendu, comme très souvent avec les films d'héroïc-fantasy, le scénario tient sur une feuille de papier. Nous retrouvons donc le grand méchant de service qui utilise sa magie afin de prendre le contrôle d’un royaume dirigé par un roi vertueux. Comme souvent, il y a le gentil fermier qui perd dramatiquement une partie de sa gentille famille et qui va devoir partir à la recherche de sa promise, kidnappée par les méchants. Et, manque de bol pour ces derniers, le fermier se trouve être aussi un très bon guerrier.

Construit sur un sujet si souvent rencontré, « King Rising » est donc loin d'être original. Mais, peut-on lui reprocher un vice qui, de toute façon, fait partie intégrante de ce genre ? En effet, hormis le « Seigneur des Anneaux » de Peter Jackson et le grandiose « Conan le barbare » de John Milius, combien de films de ce type ont réussi à sortir du lot, voire à éviter le grotesque ? Prenons, par exemple, les derniers du genre : « Eragon » et « Donjons & Dragons ». Présentent-ils un scénario plus riche et original que celui qui nous est proposé ici ? Certainement pas ! Ceci étant dit ; cet état de fait fournit-il une excuse valable à Doug Taylor, Dan Stroncak et Jason Rappaport, coupables d'avoir écrit une histoire aussi peu originale ? Là encore ; certainement pas, et l’on peut se demander comment trois personnes travaillant sur une seule histoire peuvent arriver à accoucher d'un « truc » ne proposant aucune idée nouvelle, et des dialogues aussi bancals.

Les défauts de « King Rising » ne s'arrêtent pas là. Vous pouvez rajouter à la liste un Matthew Lillard constamment à côté de la plaque, cabotinant tout au long du métrage et à l'allure aussi crédible qu'un chimpanzé portant des vêtements, ou encore un Ray Liotta s'efforçant de concurrencer au jeu de la grimace Jeremy Irons dans « Dungeons et Dragons ».

Puis arrive le cas du « réalisateur », celui qui fait tant parler de lui, et est considéré par certains comme le Edward Wood des temps modernes. Uwe Boll mérite-t-il cette étiquette ? Est-il le pire réalisateur au monde ? C'est là où je ne suis plus d'accord ! En premier lieu, il faut reconnaître que le bonhomme a réussi à se faire un nom alors que d'autres n'y arriveront jamais ! Bien entendu, Uwe Boll reprend à d'autres une multitude d'idées de mise en scène, mais, d'une certaine façon, il arrive parfois à se les rapproprier, pas de manière subtile, mais en les présentant dans des contextes assez « fun ». Ainsi, il faut reconnaître que dans « King Rising » certains plans font vraiment leur effet, et que l'action du métrage est globalement lisible - ce qui n'est pas le cas de tous les films. Au final, l'ensemble m'a semblé soigné avec une photographie plutôt agréable et des plans arrivant, par moment, à me surprendre. Si on retrouve quelques problèmes de rythme, je pense que cela vient plus de ce script mal pensé et d'un montage maladroit. D’ailleurs, raccourci de dix à quinze minutes « King Rising » aurait certainement beaucoup gagné en fluidité.

De même, la présence de Ron Perlman qui m'a bien amusé, John Rhys-Davies, même s'il se contente du minimum syndical, campe un personnage de magicien attachant et, ma foi, les plastiques de Kristanna Loken, Claire Forlani et Leelee Sobieski n'ont pas été pour me déplaire. Sans aller jusqu’à affirmer que « King Rising » est un film réussi, je dirai qu’il se trouve être au final un bien meilleur moment de visionnage, dans le genre fantasy, que « Donjons & Dragons » ou encore qu'un « Eragon », ou bien, dans le genre adaptation vidéo ludique, qu'un « RE2 : Apocalypse » ou un « Street Fighter ».

La conclusion de

« King Rising » n'est pas la daube annoncée. Certes le film de Uwe Boll étale une très visible liste de défauts, mais le spectacle n'est si pas déplaisant qu’on l’a dit. Finalement, il me semble déjà avoir vu bien pire que cette production au casting impressionnant - d’ailleurs, vu la réputation de ces précédents films, on peut s'étonner de cette faculté qu’a le réalisateur pour arriver à réunir un tel budget. Pour ma part, je dirais que « King Rising » peut être considéré comme une curiosité bancale, mais attachante.

Que faut-il en retenir ?

  • une photographie sympathique
  • une action lisible
  • Ron Perlman m'a amusé
  • quelques moments « fun »

Que faut-il oublier ?

  • des dialogues creux
  • un montage de qualité discutable
  • un scénario pas du tout original
  • Matthew Lillard est insupportable

Acheter King Rising / Au nom du Roi en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de King Rising / Au nom du Roi sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Dungeon Siege

En savoir plus sur l'oeuvre Dungeon Siege