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Critique du Film (Direct to Vidéo) : La maison de l'étrange
La maison de l'étrange >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : La maison de l'étrange

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 6 mars 2009 à 1707

L'attaque des farfadets tueurs

La maison de l’étrange débute comme un remake aseptisé d’Amityville. Une famille d’américains moyens, bien sous tous rapports, aménage dans la maison de leurs rêves. Il sont super heureux… et l’on devine que cela ne va pas durer bien longtemps. Il faut dire qu’elle est bien sympa cette vaste demeure, avec son luxurieux jardin et sa grande maison de poupée. Une maison de poupée qui va d’ailleurs immédiatement séduire Gina, la cadette de la famille Russell, qui va rapidement y passer le plus clair de son temps.

Cependant, la maison cache un terrible secret. Meg Russell (Megan Gallagher), la mère, commence sérieusement à avoir des soupçons. Il n’y a pas que l’attitude étrange de Gina, qui affirme partager ses jeux avant des bandes de lutins, il y a aussi ces traces d’incendie dans le grenier, ces étranges dessins cachés sous les tapisseries, ces bruits étranges qui hantent la maison la nuit venue, et un homme à tout faire excentrique qui l’impressionne par ses avertissements alarmistes. Seulement, voilà, comme d’habitude dans ce genre de récits, le mari, très cartésien, ne semble pas partager ses inquiétudes. Il va même penser que sa fille nécessite un avis médical et un soutien psychologique. Il contacte alors le docteur Werner, un psychiatre très réputé dans la région…

Dès la fin de son premier tiers, du film de maison hantée La maison de l’étrange bascule dans le monster movies gentillet. Le métrage évoque à la fois toutes ces séries B des années 80 produites par Charles Band (Troll, Ghoulies, etc.), le Small Soldiers de Joe Dante, et un vieux téléfilm qui a marqué ma mémoire : les Créatures de l’Ombre. Dans ce dernier, Sally, une jeune femme, était harcelée par d’horribles gnomes cachés dans la cheminée. Seule témoin des apparitions, elle passait pour une folle auprès de son entourage. Cette fois-ci, si le témoin principal des manifestations surnaturelles est la petite fille (comme dans Poltergeist), la mère jouera rapidement le rôle de « relais amplificateur » avant que le film ne passe dans le domaine du démonstratif.

Même s’il s’avère vraiment prévisible, le scénario n’est finalement pas aussi nul que l’on aurait pu le craindre. L’ensemble, bien entendu, reste très conventionnel, mais les situations s’enchaînent correctement, sans trop d’incohérences, même si l’on peut juger quelques « concours de circonstances » comme étant un peu forcés. La réalisation, elle, pèche un peu par son conformisme. On évolue vraiment dans le registre du téléfilm familial de première partie de soirée. Toutes les séquences « horrifiques » sont donc extrêmement policées et les apparitions de lutins sont étrangement estompées – durant la première heure – par un montage cut aux plans très courts qui jure un peu par rapport au rythme du métrage – nettement plus lent.

Dans la dernière demi-heure, le film s’accélère avec l’assaut des créatures. C’est là que devient évidente l’une des principales interrogations non résolues posées par le scénario : quelles sont les véritables motivations de ces créatures ? Si au début du film, ces huldres (ici, traités comme des sortes de leprechauns, ce qui n’a rien à voir - mais alors rien - avec la figure mythologique véridique) semblaient intéressées par la petite fille (pourquoi pas, les méchants lutins aiment toujours à faire du mal aux enfants), leur attitude devient moins compréhensible lorsqu’elles massacrent un chat (on nous explique cela en nous argumentant le mobile de la vengeance), tuent un médecin (qu’elles ne connaissent pas !) dans sa voiture, et encore plus inexplicable lorsqu’elles mettent volontairement le feu à la maison (alors que je pensais jusqu’alors qu’elles voulaient en prendre le contrôle). Bref, c’est un peu confus…

Le climax du film débute quand les vilains farfadets (je me refuse à leur donner le nom d’huldres) prennent possession de la demeure. On les discerne alors parfaitement à travers des inserts plutôt satisfaisants. Il s’agit de figurants grimés, portant des guenilles et qui ont vu leur taille réduite numériquement. C’est simple mais efficace (notamment lors des séquences qui se passent dans les galeries souterraines), même si leur apparence et leur comportement, évoquant quelques contes de fées bien connus (comme lorsque, tel Gulliver à Lilliput, le fils Russell est ligoté sur son lit), ne pourront effrayer que les enfants de moins de six ans (et encore !).

Au niveau de l’interprétation, si la plupart des comédiens assurent convenablement leur office, c’est bien entendu Malcolm McDowell qui attire le regard. Il interprète le docteur Werner, un psychiatre qui va se voir confier le cas de Gina et qui connaît bien les lieux, puisque l’une de ses patientes a vécu, dans les années 50, les mêmes mésaventures que la famille Russell. Ambitieux, obtus et imbu de sa personne, le docteur Werner va persister dans son diagnostic et refuser catégoriquement d’admettre que la petite fille puisse dire la vérité. Bien entendu, il sera sévèrement châtié pour son aveuglement coupable. Comme il se doit.

La conclusion de

Petit film sans prétention, La Maison de l’étrange se laisse gentiment regarder et peut, à l’occasion, se révéler un passe-temps sympathique… lors d’un dimanche après-midi pluvieux, par exemple. Il n’y a en effet pas grand-chose d’autre à en tirer sauf si, bien entendu, vous êtes un fan absolu de Malcolm McDowell.

Que faut-il en retenir ?

  • Récit agréable à suivre
  • Pour tout public
  • Interprétation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation sans relief
  • Aspect horrifique très policé
  • Très prévisible

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