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Feast 2 >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Feast 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 27 février 2009 à 11:59

Festin de choix pour monstres en rut

Ce deuxième opus fait directement suite à Feast, premier du nom. Souvenez-vous, dans ce film, un petit groupe d'individus se retrouvait bloqué dans une cantina, assiégé par une horde de créatures humanoïdes cannibales. J'avais beaucoup apprécié ce métrage, très con il est vrai, mais extrêmement divertissant.

Pour mettre en forme cette séquelle, le réalisateur John Gulager (déjà auteur du film original) récupère le thème du premier volet (des monstres en rut surgis de nulle part) et prend comme élément de rebondissement une expansion de l'invasion monstrueuse, avec une volonté de surenchère dans les démonstrations craspecs.

On retrouve donc quelques uns des survivants du premier volet à nouveau embarqués dans une lutte pour leur survie, en compagnie de personnages hauts en couleurs. On note rapidement que le décor a pris de l'ampleur. On passe en effet de l'exiguïté de la taverne de Feast  aux larges rues d'une petite agglomération de l'ouest. Quand au mauvais goût, il reste bien entendu le maître mot.

Si Feast évoquait tout à la fois Une Nuit en Enfer et La Nuit des morts-vivants, Feast 2 lorgne plus du coté de Tremors et de Zombie. En effet, durant une grande partie du film, bon nombre de protagonistes se retrouvent réfugiés sur un toit, alors que les artères de la ville sont envahies par ces monstres baveux, violeurs et anthropophages. On note avec plaisir que John Gulager est un peu plus ambitieux dans le traitement, il abandonne le huis clos au point de vue unique pour une narration à trames parallèles. Un choix judicieux, qui hausse le niveau dramatique (la pauvreté de l'intrigue est le plus gros défaut du premier volet) même si, l'on s'en doute bien, cet aspect n'est en rien le point fort de cette série B. Quand au ton employé, il est toujours aussi potache, avec un script enchaînant les références bis et les gags dégueulasses et débiles.

On rit donc beaucoup à la vue des personnages (le duo de luchadores nains, le gang de bikeuses aux seins nus, le héros couard, le capitaliste américain...) et des situations. Dans Feast 2, non seulement John Gulager continue à ne rien respecter, mais il va encore plus loin dans la dérision morbide et dans l'obscène, en piétinant sans vergogne tout ce qui fait la fierté de l'american way of life et de ses valeurs morales. Ainsi, si tous les personnages sont très drôles, aucun n'est en réalité sympathique. Même celle que l'on considère un moment comme étant l'héroïne (la Reine des Bikeuses) h'hésite pas à jeter dans la gueule des monstres l'une de ses amies afin de couvrir sa retraite. Il n'y a donc aucune issue pour celui qui rechercherait dans Feast un semblant d'humanité et de bonté. Le film ne leur est de toute manière pas destiné.

Bien entendu, ce sont les passages les plus horribles, les plus malsains, qui sont les plus drôles. Les séquences dites du "sauvetage du bébé" et du "catapultage de la mémé" sont absolument déjantées, immondes et hilarantes.  D'autres gags versent un peu plus dans le Grand Guignol et le craspec puéril. Dans ce domaine, l'autopsie de l'une des créatures se trouve être le clou du film. Les témoins de la dissection, planqués dans un garage, prennent alors dans la tronche des hectolitres de sang souillé, de vomissures, de sperme et de gaz intestinaux pestilentiels, alors que le principal responsable de la situation (un vendeur de bagnole reconverti en expert-biologiste goguenard) s'en tire sans une seule tache. Débile, mais désopilant.

Au niveau horrifique, John Gulager poursuit et intensifie ses efforts. Le film est donc très gore. Un véritable bonheur pour l'amateur. Qualitativement, il y a du bon... et du moins bon - avec notamment quelques petits effets numériques un peu limites et des monstres aux panoplies un peu cheap. Cependant, il suffit de se rappeler que le budget de Feast II plafonne à deux millions de dollars pour revoir nos exigences à la baisse et trouver le résultat plus que convenable. Bref, techniquement, le film est en tout point réussi... au regard des moyens mis à la disposition de John Gulager. Quand à la réalisation, j'ai été vraiment heureux de constater que le cinéaste a abandonné cette horrible manie des cadrades épaules épileptiques pour des prises de vue plus traditionnelles. Non seulement cela nous autorise une meilleure compréhension des situations mais cela s'accorde bien plus avec cette atmosphère "eighties" recherchée par le cinéaste.

Enfin, qui dit grindhouse et b-movie dit PERSONNAGES. Feast II, heureusement, n'en manque pas. Et des sacrément gratinés. On retrouve tout d'abord le barman du premier volet. Toujours interprété par le célèbre acteur de séries B Clu Gulager (le papa du réalisateur), il est beaucoup plus en vue que dans le premier film et sert même d'élément de transition entre les deux métrages. on retient surtout son "pétage de plomb" lorsqu'il éclate, contre un rebord de chiotte, la tête de Honey Pie (tarte au miel!), autre rescapée du premier opus. Après avoir été défenestrée, Honey Pie (Jenny Wade), couverte de sang, va vivre sa propre aventure dans les rues de ce village infesté de monstres.

Mais le Barman et Honey Pie ne sont que deux jolies pièces d'une galerie qui ne manque pas de personnages marquants. Les plus hallucinants sont les deux luchadores mexicains, Lightning et Thunderbolt. Deux nains (dont un équipé d'un membre viril si imposant qu'il atteint quasiment le sol!) chamailleurs qui ne vont pas hésiter à nous offrir un combat de lucha libre en plein milieu de métrage! Et n'oublions pas, bien entendu, ce gang de bikeuses dont les membres hyper sexy vont finir quasiment à poil quand leur fringues vont servir à la construction d'une improbable catapulte au mécanisme actionné par... une Harley Davidson!

Purée, quel régal. Vivement le troisième volet!!

75

Quand on parle de grindhouse ou d'esprit b-movie, le spectateur lambda pense souvent à Quentin Tarentino ou Robert Rodriguez. Il est vrai que ces deux artistes ont réussi dans leur entreprise qui est d'introduire des éléments propres aux films d'exploitation dans des métrages dits « grand public ». Mais il ne faut pas oublier que cela se fait souvent au prix de nombreuses concessions. Pour le fan, le résultat s'avère souvent un peu trop sage et même Planète Terreur peut leur apparaître comme un peu trop policé. Heureusement, il y a des réalisateurs qui pensent à eux, comme Ryan Nicholson, Jeffery Scott Lando... ou John Gulager, qui leur offre ici un véritable spectacle à la mesure de leurs espérances.

Critique de publiée le 27 février 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Très gore
  • Un spectacle vraiment fun
  • Des personnages hauts en couleurs
  • Du grindhouse comme je l'aime, déjanté et sans tabou

Que faut-il oublier ?

  • Cela reste de la série B
  • Des effets spéciaux parfois perfectibles

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