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Critique du Film : Feast
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Critique du Film : Feast

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 27 novembre 2007 à 1537

Fallait pas les inviter… Ils savent pas se tenir à table

Des créatures dégueulasses, fornicatrices, puantes et cannibales… une bande de ploucs coincés dans le bar isolé d’un bled paumé… et comme résultante de cette improbable rencontre un inévitable et sanglant affrontement…. Voilà en quelques mots le script de Feast, un film de John Gulager, fils du célèbre acteur de série B Clu Galager (qui interprète d’ailleurs un rôle majeur dans le film).
Dans ces conditions, vous vous en doutez bien, l’histoire en elle-même n’est guère passionnante. Reste à juger l’originalité du traitement des personnages et les techniques narratives utilisées pour se faire une idée sur l’intérêt de ce métrage produit par Ben Affleck et Matt Damon (sans oublier l’inévitable Wes Craven).


Dés la mise en situation, l’on peut se rendre compte de l’étroitesse du budget. Pas réellement gênant dans le fait que Feast se présente essentiellement comme un huis clôt mettant en scène un groupe d’humains surexposés et caricaturaux face à une menace quasiment invisible, car très furtivement cadrée. On sent cependant pertinemment que cet aspect est aussi bien le fruit de drastiques obligations d’ordre économique que d’un choix artistique délibéré.
Le film se veut pulp, très pulp même. Au menu du jour, ou plutôt du soir, beaucoup d’humour noir bien craspec, du gros gore qui tâche et des analyses psychologiques traînant les protagonistes dans les basses-fosses du cynisme et du mauvais goût. Les héros tombent comme des mouches (comble de l’ironie, ils sont même numérotés au fur et à mesure qu’ils se remplacent), les lâches se transforment en un tas de viande avariée, une des héroïnes fait des passes dans la chambre voisine pendant que son fils mate la télé un casque sur les oreilles, les jolies filles gerbent dans les lavabos, on fait mumuse avec une bite de monstre et les membres de camarades d’infortune, on laisse crever les copines sans aucun remord (jamais une belle brune aux gros nichons n’avait autant mérité le surnom de « bombe»), etc… Bref, John Gulager ne fait pas dans la dentelle de Calais et il traîne ses guêtres sanguinolentes du coté d’Une Nuit en Enfer de Quentin Tarentino et du Cabin Fever d’Eli Roth, utilisant comme ces deux « vétérans » les références du genre à la manière de balles vomies sans répit par une mitrailleuse narrative potache et goguenarde.

Feast se veut être un film jouissif, visant plus à faire exploser votre taux d’adrénaline qu’à vous foutre la trouille. Et vu le manque d’originalité dans l’écriture, l’on est même surpris que cela fonctionne si bien. Tous ces cadrages serrés avec les regards hors champ de protagonistes terrifiés y sont sûrement pour beaucoup, mais c’est surtout la rapidité, la brièveté et la violence des attaques qui font monter la tension. On n’atteint jamais l’efficacité d’un The Descent ou d’un Jeepers Creepers, deux exemples récents de bonne maîtrise des techniques cinématographiques, mais le résultat est plus qu’honorable, surtout dans le cas d’un sujet aussi éculé.
Bien sur, tout n’est pas parfait. J’ai surtout été gêné par les séquences dynamiques durant lesquels John Gulager cachait son manque de moyen avec des plans ‘’caméra épaule’’ trop agités - œuvre d’un cameraman en plein crise d’épilepsie -, souvent cadrés bien trop serrés, et avec, en prime, une photographie rouge baveuse qui pique les yeux. Cela est parfois très gênant, voire agaçant.

Du coté des monstres, il faut avouer que l’on a pas trop l’occasion de voir le résultat du travail de l’expérimenté Gary J. Tunicliffe, mais l’on devine en ces créatures des sortes d’humanoïdes colossaux et déformés, d’origine inconnue, et portant comme parures peaux de bêtes et restes d’animaux. Le maquilleur se rattrape cependant avec une bonne dose d’effets très sanglants et le très saisissant pourrissement accéléré de l’un des personnages, conséquence d’un bain dans la bave de monstre.

La conclusion de

Bien qu’il ne soit pas dénué de défauts, Feast est une très sympathique série B. Un splatter pulp bien trash, qui va droit au but avec un scénario fantôme et de nombreux effets chocs, mêlant le gore et le craspec. L’humour noir est là pour dédramatisé un peu (à la manière des films de Yuzna) mais l’équilibre est bien assuré car il ne porte jamais préjudice à l’aspect horrifique, qui est l’atout principal de ce type de films.

Que faut-il en retenir ?

  • Du gore bien dégueulasse
  • Un bon rythme, de l’humour noir
  • De la série B qui s’assume

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alibi et pas original pour deux sous
  • Des prises de vue parfois pénibles

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