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Decadent Evil >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Decadent Evil

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 4 janvier 2009 à 02:02

Nains & Vampires

Dans Decadent Evil, Phil Fondacaro, du haut de son mètre dix est un chasseur de vampires. Vêtu de son pardessus taille Tony Boy et coiffé d’un chapeau démesuré, il voue son existence à la traque des créatures de la nuit. Il est notamment à la recherche de la venimeuse Morella, qui est responsable de la mort – du moins il le croit – de son père. Ainsi, le nain le plus connu d’Hollywood (avec Warwick Davis) et protégé de Charles Band se présente donc, dans un premier temps, comme un spécialiste de la question, un Van Helsing miniature. Devant une telle assurance et malgré son manque d’envergure, on y croit presque… jusqu’au moment où il se retrouve impuissant, un minuscule bâton en bois à la main, face à un trio de vampires de charme. Et là, à la vue de cette scène absolument ridicule, l’on se met à douter de la santé mentale de ce réalisateur qui nous propose le plus incroyable et le plus incongru des changements de ton.


Car jusqu’à ce moment révélateur, le film n’est guère potache, et encore moins déjanté. En effet, jusqu’à ce que Phil Fondacaro intervienne et nous fasse marrer avec son pieu de cinq centimètres et ses répliques à deux balles, le métrage œuvre plutôt dans le domaine du thriller érotique ringard. Avec son début dans un club de striptease et ses séquences suivantes qui nous offrent des filles en lingerie se léchant la pomme sous une musique techno, on évolue en plein univers « Hollywood Night », les séquences de vampirisme en sus (euh… désolé, je n’ai pas pu m’empêcher). Ah oui, il y a bien l’humunculus (sic), une créature obsédée sexuelle que la vampire Morella nous présente comme le mariage entre un humain et un reptile mais que j’ai plutôt vu comme une affreuse marionnette en carton-pâte. Hors, il faut savoir que cet humunculus est en fait le papa de Phil Fondacaro, transformé par un sortilège jeté par une sorcière à la solde de la reine vampire. La créature, nommée Marvin, totalement ridicule et vraiment mal animée (on se croirait revenu dans les années 80, au temps des Puppet Master) apporte un élément complètement décalé à la narration et nous sert même une scène d’anthologie quand elle se prend à lécher de sa langue en plastique le téton d’une jeune péta… femme entravée sur un lit. Moment également hilarant, quand Fondacaro s’approche de Marvin pour nous offrir une séquence de retrouvaille vraiment poignante entre un fils nain et son père rabougri, son nez en carton collé aux barreaux d’une cage pour piaf.

Donc, mis à part quelques détails, jusqu’à ce que Fondacaro ne pointe son pieu dans le récit, le film se contente d’enchainer quelques scènes de lesbianisme très timides, avec la vision d’actrices peu frileuses essayant vainement de nous tenir éveiller. Le cérémonial est toujours le même ; l’une des deux jeunes vampires (les actrices Raelyn Hennessee et Jill Michelle) attire la victime dans leur demeure isolée pour l’offrir à Morella, interprétée par Debra Meyer (une habituée des productions Charles Band). La reine des vampires joue un peu avec sa proie puis l’égorge avant de lui sucer le sang. Bref, tout ça n’est ni original, ni très sanglant, ni fripon (une ou deux paires de nichons et c’est tout). Ah oui, il faut aussi signaler le culot de Charles Band qui nous offre une introduction (servant à nous exposer le principe de lignée de sang des clans vampires) construite à partir d’extraits d’autres films. Oui, comme dans les années 50, le boss de la Full Moon utilise des stock-shots pour fabriquer ses films ! Dans ces conditions, il est inutile de vous préciser que les personnages présents dans ces scènes ; vous ne les reverrez plus.

Puis, dés que le Van Helsing de poche (Ivan de son prénom) s’introduit dans le manoir des trois vampires en compagnie d’un jeune bellâtre, le métrage de Charles Band bascule dans le n’importe quoi qui est, vous le conviendrez, toujours mieux que le chiant. Ivan commence par éliminer la plus conne des vampires (qui est brune, pour changer) d’un violent coup de cure-dent dans le cœur. Une exécution d’une facilité déconcertante, d’autant plus que la vampire, présentée jusqu’alors comme une teigne, est réveillée et lui prend bien quatre-vingt centimètres ! Comme quoi, il ne faut pas sous-estimer les plus petits que soi. De plus, comme on pouvait s’en douter, la désintégration du corps se fera hors caméra. Nous, nous n’aurons droit qu’à la vision du résultat : un petit tas de cendre récupéré dans un cendrier des studios. Enfin, vient l’affrontement avec Morella (car l’autre vampire, une gentille, a changé entre-temps de camp). Et là, on retrouve enfin l’esprit bis de Charles Band ! En effet, le film mérite d’être vu rien que pour se mater le dernier quart d’heure, complètement barré. L’affrontement entre Morella et les chasseurs de vampires va tourner au n’importe quoi, avec un final totalement hilarant et du plus mauvais gout (je vous laisse le plaisir de le découvrir), doté d’effets spéciaux pitoyables mais rigolos.

32

Decadent Evil a failli être très mauvais. Durant une heure, il lui manque cet humour noir et ce mauvais gout qui contribuent à rendre les œuvres de Charles Band, sinon agréables, du moins digestes. Ainsi, ennuyant et doté d’un érotisme de pacotille, il met la résistance au sommeil du spectateur à rude épreuve. Heureusement, dans son dernier quart d’heure, il bascule dans le délire fun et débile, avec un Phil Fondacaro déchainé dans des séquences absolument pas crédibles mais très drôles. La scène finale est par ailleurs hilarante.

Critique de publiée le 4 janvier 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Un final fun
  • Phil Fondacaro, vraimant marrant

Que faut-il oublier ?

  • La première partie
  • Erotisme de pacotille
  • Très mauvais effets spéciaux

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