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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Prehistoric
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Prehistoric

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 28 décembre 2008 à 1604

Navet préhistorique

Ouah, un film de dinosaures ! Chouette, alors que l’on ne parle plus que de l’éventuelle annulation du projet Jurassic Park 4, voila qui va contribuer, moi, le fan de grosses bébêtes, à remonter mon abyssal moral ! Et comment il s’appelle ce film : Jurassic Commando ? Euh… ouais, pas mal… Et qui en est l’auteur ? Hein, comment ? Griff Furst, alias Louie Myman ? Le même qui a accouché de ce mémorable Basilisk ? Oooh, purée !...


Après ce premier choc, mon fils de douze ans et moi-même avons tout de même décidé de tenter l’expérience Prehistoric (titre du DVD français annoncé pour le mois de janvier 2009). Et de suite, cela démarre très fort. En effet, après une introduction au cours de laquelle deux archéologues voltigeurs (et très mal équipés) tombent sur la tête et découvrent que les hommes préhistoriques connaissaient Rita Hayworth, l’on nous amène dans un hangar ultra secret de la Navy où quelques marines machos (style Aliens mais version muscles marshmallow) se font assommer par des cours de mathématique quantique donnés par ce bon vieux Michael Gross (mais oui, rappelez-vous, c’est le dingue de la gâchette dans les films Tremors), reconverti pour l’occasion en vieux scientifique. Il leur parle de Philadelphia Experiment et du projet Rainbow, leur dit que l’on a trouvé depuis longtemps le moyen de voyager dans le temps… et qu’ils sont désignés volontaires pour se porter au secours d’une première équipe perdue (on est sans nouvelle d’eux depuis quarante ans) quelque part dans une Argentine préhistorique. Bon, il s’emmêle un peu les pinceaux dans ses élucubrations pseudo-scientifiques, mais en face, les marines gardent leurs airs bovins et goguenards, leurs moustaches à la Village People fièrement dressées, mâchouillent leurs chewing-gum et ne pensent même pas à demander s’il ne serait pas préférable d’aller buter Hitler au berceau plutôt que secourir quelques ploucs probablement déjà bouffés par la faune du crétacé.
Ceci étant dit, le commando, accompagné du professeur, se rend vers la réplique Playmobil d’une Porte des étoiles, pour nous offrir la première partie d’un film qui, comme nous allons le voir, en compte deux. Téléportés en compagnie du groupe, nous découvrons alors l’ère Jurassique version Asylum (un studio dont les productions battent en nullité Nu Image et Sci Fi, c’est dire le niveau !..) ; une forêt du Belize agrémentée de quelques fleurs en plastique et d’hideuses et rares (ouf) incrustations numériques sensées donner aux lieux un air étrange. Bien tenté, sauf qu’à un moment l’on discerne parfaitement le tracé d’une route. Ignorant ce détail uniquement relevé par ma mesquinerie, les marines (des Navy Seals, les meilleurs, des vrais durs, parait-il) partent alors à la recherche des disparus et c’est alors que surgissent… les DINOSAURES !! Ou plutôt les plus laides incrustations CGI qu’il m’ait été donné de voir - quand la caméra hystérique accepte de nous les montrer. Dotés d’une calamiteuse animation (les velociraptors se déplacent à la vitesse de la lumière), ces monstres antédiluviens se déplacent SUR la pellicule, insensibles aux balles invisibles tirées par des soldats incroyablement trouillards qui, quand ils sont croqués, disparaissent corps et biens de l’image ! Moment croustillant dans ce déballage de n’importe quoi : le premier dinosaure rencontré est un gigantesque brachiosaure qui apparaît, comme par magie (ou alors, c’est un brachioninja en chaussons de danse) derrière eux, pour ensuite s’éloigner placidement en faisant trembler la terre (euh… le cameraman, pardon).

Chanceux, les soldats qui échappent aux mâchoires des dinosaures finissent par retrouver quelques disparus, dont le frère du professeur. Ces derniers, qui sont vêtus et maquillés à la dernière mode du Clan de la Caverne des Ours (magasin de fringues très réputé durant les périodes crétacés et jurassiques), et dont certains arborent des tatouages tribaux très « tendance », ont trouvé un moyen très simple de lutter contre les raptors ; des arcs en plastique dur et des lances en balsa qu’ils brandissent devant eux comme des sarisses macédoniennes en faisant aaaaahhh ! Imparable. Cons comme des manches, les velociraptors s’y empalent sans problème. « Mais attention au Grand Rouge ! » C’est l’avertissement que l’un des naufragés du temps donne aux militaires survivants. Car le Grand Rouge, lui, est un malin… et puis les lances sont trop petites pour lutter efficacement contre lui… Ah bah tiens, quand on parle du loup ! Le voilà-t-il pas qu’il nous rend une petite visite; surgit alors un colossal (de taille cependant variable suivant les plans) T-Rex rouge à la démarche de Daffy Duck ! « Vite, au télétransporteur ! », crie le professeur.
Et c’est pour cela que le film possède une deuxième partie, encore plus ridicule que la première. Car la bestiole va suivre le commando dans la machine, descendre le fil du temps et jouer les Godzilla dans Los Angeles. En effet, apparaissant à la suite des humains, le Grand Rouge va quitter le hangar ultra secret (sic) et se balader en ville, dans l’indifférence la plus totale des habitants et des forces de l’ordre. Seulement agressé par des soldats invisibles (parfois, personne ne tire mais l’on entend quand même le staccato d’armes automatique) et par quelques figurants engagés pour l’occasion, le T-Rex se balade en ville sans créer ni panique, ni mobilisation (on voit même des passants circuler en fond de cadre, nullement concerné par les évènements). En même temps, dans le ciel, deux hélicoptères essayent de localiser le T-Rex (inutile de préciser que, vu de là-haut, la ville présente un aspect tout à fait normal) quand soudain - la faute à une fatale erreur de raccord qui le fait descendre d’un coup de plusieurs centaines de mètres - l’un des hélicos est croqué par un Grand Rouge bondissant. Un exploit qui permet d’avancer la thèse (très osée, je dois dire) que le T-Rex serait l’ancêtre du kangourou.

Les rescapés du passé (dont un n’a pas quitté son arc !) pensent alors qu’il serait une bonne idée de coincer le Grand Rouge dans un tunnel. Personnellement, je ne vois pas vraiment pourquoi. Comme dit mon fils ; « s’il peut y entrer, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas en sortir, du moins de l’autre coté. » Et voilà nos quatre héros, dotés de capacités physiques exceptionnelles en raison d’une longue adaptation à l’oxygène raréfié, qui essayent d’attirer le T-Rex dans un tunnel gardé par UNE voiture de police ! Bon, on a failli y croire ; sauf que l’une des comédiennes court avec l’agilité d’un basset artésien en sabots et que, de plus, cette théorie est complètement fausse scientifiquement (bien au contraire, le taux d’oxygène dans l’air était nettement plus élevé au jurassique qu’aujourd’hui). C’est alors que survient un autre rebondissement scénaristique : apparaît un vieux véhicule half-track (ils auraient pu amener un tank, mais il ne devait pas en avoir de disponible dans les surplus des studios) commandé par le professeur, version trentenaire ! Ce dernier, qui nous ressort le coup de la visite de son double - déjà vue dans Retour vers le Futur 2 – a amené avec lui un télétransporteur (non, finalement deux). Puis, étant donné qu’il est probablement un ancien champion universitaire de lancer du javelot, il parvient à balancer l’appareil dans la gueule du T-Rex. Il ne lui reste plus qu’à activer le système pour renvoyer le dinosaure dans son époque. Wow, quel homme ! C’est alors l’allégresse ! Une foule immense se presse autour de lui pour le féliciter d’avoir sauvé Los Angeles de la destruction, des équipes de télévision déboulent de tous coins de rues, les… Euh… ben non, finalement y’a pas âme qui vive. Pfff, qu’est-ce que les gens peuvent se monter parfois ingrats, quand même.

Avec tout ça, je ne vous ai pas touché mot de la distribution de ce très indigeste navet. Ah si, je vous ai déjà dit que le professeur étant interprété par Michael Gross. Finalement, c’est lui qui s’en tire le mieux avec son personnage. Car pour les autres, c’est la catastrophe. Cristopher Atkins, désormais abonné à ce type d’inepties, se contente d’afficher un stupide sourire Pepsodent ; Greg Evigan cachetonne sans conviction quand aux deux bimbos, Wendy Carter et Marie Westbrook, elles sont aussi crédibles en naufragées temporelles que moi en petit rat de l’Opéra.

La conclusion de

Prehistoric est un véritable et très ennuyeux navet. Entre un scénario trop ambitieux pour les moyens disponibles, des effets spéciaux numériques pitoyables et une interprétation insipide, il faut avouer qu’il n’y a pas grand-chose à sauver du film pourri de Griff Furst, ou Louie Myman… c’est comme vous voulez.

Que faut-il en retenir ?

  • Franchement, rien

Que faut-il oublier ?

  • Malheureusement, tout

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