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Critique du Film : Max Payne
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Critique du Film : Max Payne

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 13 novembre 2008 à 1444

Peine max pour Max Payne...

Prenez un jeu vidéo possédant un scénario, certes pas extraordinaire mais tout du moins bien fichu, retirez le pour le remplacer par une version insipide destiné aux adolescents pré-pubères, changez toute l'ambiance qui va autour mais reprenez tout de même quelques noms et lieux forts du matériau d'origine et vous obtiendrez... Resident Evil ? oui, c'est vrai... vous obtiendrez également Max Payne, nouvelle adaptation de jeu vidéo qui, fidèle à la tradition, se veut totalement ratée.
Bien sur, Max Payne n'a jamais rien eu pour lui. Avec aux commandes un réalisateur dont ce qui pouvait jusqu'ici s'apparenter à son meilleur film était tout simplement catastrophique, avec devant la caméra un acteur neurasthénique atteint de paralysie faciale et avec comme producteurs des business-men qui souhaitaient réaliser une adaptation parfaite mais sans violence, sans vraies drogues et sans allusion au sexe, bref, qui voulaient juste reprendre le titre du jeu. Malgré toute ces tares, la bande annonce faisait pourtant envie. Elle n'annonçait certes pas un film extraordinaire, mais pouvait laisser espérer un long métrage rythmé à l'esthétique réussie.


Et d'esthétique, il en est en effet question dans les quelques détails qui font que Max Payne n'est pas une bouse atroce (mais un bouse quand même). En effet, mis en lumière par un directeur de la photographie visiblement très inspiré, certaines scènes du film sont tout simplement réussies, les effets spéciaux, sobres, en mettent plein les yeux et au moins un plan reste en mémoire après la fin de ce long métrage (le suicide du junkie). Malheureusement, on ne parle ici que de moments épars, une scène sur trois ou sur quatre, le reste étant affreusement commun, sorte de Se7en du pauvre à destination d'un public de toute façon pas cinéphile. Car si John Moore a été inspiré dans toutes les scènes d'extérieurs, plus précisément celles avec la neige, il en va différemment de tout ce qui peut être filmé en intérieur, affreusement banal et oubliable.
Dommage, car à côté de cela, il n'y a presque rien à sauver du film. Le scénario est d'une bêtise assez affligeante, mettant en scène ce flic ivre de vengeance, mais visiblement atteint de débilité congénitale ; on suit donc les mésaventures de ce pauvre type ayant passé près de deux ans à étudier le dossier non résolu du meurtre de sa femme et qui ne percute pas quand des indices gros comme des maisons lui tombent dessus. Une heure d'enquête (sur quatre-vingt dix minutes de films) pour une intrigue épaisse comme une feuille de papier-chiottes que le spectateur comprend malheureusement en cinq minutes. Longs, ennuyeux et sans grand intérêt, ces deux premiers tiers alternent scènes gratuites, passages inutiles et références ampoulées au jeu vidéo.

Puis, vient la partie "action" du film, étonnante à plus d'un titre certes, mais pas forcément dans le bon sens. L'esprit du jeu vidéo est alors repris à la lettre, le personnage se ramassant des rafales de balles à la pelle sans jamais flancher (mais en bronchant légèrement quand même, car Max Payne est un homme avant tout) ; on s'attendrait presque à le voir aller à l'armoire à pharmacie prendre des antalgiques. Ces quelques scènes censées être mouvementées sont ainsi toutes plombée par un ressort comique involontaire : bullet-time ridicule (un seul, mais d’une force comique assez incroyable), éléments de décors grotesques (la fabrication de la drogue à l'auto-cuiseur est peut-être l'idée de l'année !), performance de Walhberg à la limite de la parodie (les gros yeux... hum... effrayant ?).
Les acteurs, quand à eux, s’en tirent tant bien que mal. Mark Walhberg, bien que livrant une prestation étonnante – il possède trois expressions dans le film : la normale, le froncement de sourcil et un sourire - reste comme à l’accoutumée très mauvais. Insipide à souhait, il peine à porter le film sur ses épaules. A côté de lui, Beau Bridges et Amaury Nolasco se contentent du minimum syndical pendant que Mila Kunis sert de potiche de base, translucide et inutile. Seul Chris O'Donnell se révèle étonnamment bon dans son rôle, lui sur qui on aurait pas misé une cacahuète est finalement la bonne surprise du film.

La conclusion de

On a tué sa femme et il n’est pas content !!!! Heureusement pour les méchants, Max Payne est bête à manger du foin ! Malheureusement pour le spectateur, il met une heure à s’en apercevoir... Long, ennuyeux, sans aucun autre intérêt que celui d’apercevoir ici et là quelques scènes esthétiquement réussies, cette nouvelle adaptation ne fait pas mentir la légende qui veut que toutes les transpositions de jeux vidéos sont immanquablement ratées, trouvant allègrement sa place en Resident Evil et Doom.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques scènes esthétiquement réussies,
  • Des clins d’œil au jeu vidéo,
  • Des effets spéciaux sobres et réussis,
  • Chris O’Donnell.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario crétin,
  • Réalisation mollassonne,
  • Violence très propre,
  • Très stupide, donc souvent involontairement drôle,
  • Un casting presque unanimement mauvais,
  • Très loin de l’esprit fun et décomplexé du jeu vidéo,
  • Mark, quand pars-tu en retraite déjà ?

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