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Critique du Film (Direct to Vidéo) : The Cavern

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 13 novembre 2008 à 11:38

Le Captain Cavern est en rut et il a les crocs

Un groupe de jeunes spéléologues en tenue fluo entreprend de visiter une caverne encore inexplorée dans une region sauvage du Kazakhstan (ah bon, c'est terra incognita le Kazakhstan ? Pourtant je crois voir une route, là...). Le groupe, composé de potes et de copines de cordée, est accompagné par un écrivain en herbe et deux guides russes. Hors, sous des apparences de parfaite harmonie, ces amis dissimulent un profond contentieux suite à la mort tragique - quelques mois auparavant - d'une de leurs amies, au cours d'une exploration. Un désaccord et une rancune qui n'attendent qu'un moment de crise pour éclater en plein jour. Ce qui ne va manquer de se produire quand le groupe va se voir coincé dans la caverne et harcelé par une créature inconnue...


Le succès d'un film entraîne souvent la naissance d'une pléthore d'oeuvres travaillant un thème proche, sinon identique, pour un résultat souvent bien moins réjouissant que l'original. Descent ne fait pas exception à la règle. Ainsi, après le très moyen (pour ne pas dire médiocre) The Cave, voici venir The Cavern, une série B qui aura dû attendre trois ans avant de se voir gratifier d'une sortie DVD dans notre hexagone (on comprend vite pourquoi).
The Cavern, réalisé par Olatunde Osunsanmi, reprend les mêmes éléments que le film de Neil Marshall, tout en y rajoutant une technique de prises de vue si bordélique qu'elle pourrait faire passer The Blair Witch Project pour un film d'Howard Hawks. Ce n'est pas de la caméra subjective, ni de la caméra épaule façon reportage, pas plus que du semi-vérité à la Cloverfield. Non, c'est bien plus que ça, à la limite de l'indescriptible et de l'innommable Lovecraftien. Certains prétendraient au film concept; personnellement, j'opterai pour le total foutage de gueule.
Pour faire simple, je dirai simplement que dans The Cavern, on ne voit que dalle. C'est bourré de gros plans narine, casque, pied, oeil, paroi, rien; le tout mis en place au moyen d'un montage hystérique. Mais le "meilleur" arrive au milieu du métrage, lorsque, pour tenter d'échapper à la créature (vu son milieu naturel, ces crétins ne pensent même pas qu'elle est probablement capable de voir dans l'obscurité)... les survivants décident d'éteindre leurs lampes!

Ainsi, devant mon plasma HD de 142cm qui m'a coûté un rein et qui fait la fierté de mon appartement, je me suis retrouvé face à un écran noir, en train d'écouter une radio diffusant des Argh! Non! Au secours! Heureusement, la plaisanterie ne durera pas (elle aura cependant à nouveau lieu) et une faible lumière reviendra un peu plus tard - sans raison logique d'ailleurs - pour nous re-offrir un festival de plans serrés indéchiffrables.
Et s'il n'y avait que la réalisation de pourrie. Non, Onsunsamni a poussé le vice jusqu'à mettre en scène un script éculé et débile, avec un groupe d'individus qui s'entredéchirent en situation de crise (gros cliché agaçant), gueulent comme des malades dans des cavernes (sans le moindre écho d'ailleurs, je me demande si c'est normal) et surtout qui présentent des attitudes complètement irréfléchies. Vous voulez des exemples? Je pourrai citer une bande d'abrutis qui s'inquiète de la consommation des piles de leurs lampes mais qui ne cherche même pas à les économiser et les garde toutes allumées; deux filles qui se jètent sur de la nourriture comme si elles n'avaient pas mangé depuis des lustres alors que cela doit faire - maximum - quelques heures qu'elles sont entrées dans la caverne... Bref, la liste est encore longue.
Puis, d'autres détails narratifs laissent pantois. Ainsi, quid de cet étrange magnétisme présent dans la grotte? On n'en saura jamais rien. Pourquoi un gamin de huit ans se transforme en une créature ne s'exprimant que par des grondements d'ours mal léché? Et par quel miracle a-t-il réussi à faire entrer une aile d'avion dans des galeries aussi étroites? Et que dire de ce final complètement débile (fortement inspiré de la Colline a des Yeux) où les deux "survivantes" se voient violés par un échappé de l'age de pierre? Un sauvage cannibale sorti tout droit du 13ème Guerrier qui doit pourtant de temps en temps sortir de son trou puisqu'il porte un masque de gros mammifère (vache ou cheval, j'en sais rien, en tout cas, pas un truc qui vit dans ces lieux exigus) et qu'il dispose de suffisamment de bois pour faire un feu de camp.

1

The Cavern est un film à la limite du supportable. C'est simple, malgré mon endurance forgée à coup de multiples visions de navets venus de tous horizons, j'ai failli craquer et abandonner en cours de route. Seule ma conscience de staffeur m'a conduit à achever mon travail et il est de ma responsabilité de vous prévenir: The Cavern est une véritable bouse collante, évitez de mettre le pied dedans car son odeur écoeurante est particulièrement tenace.

Critique de publiée le 13 novembre 2008.

Que faut-il en retenir ?

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