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Critique du Film : Undead
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Critique du Film : Undead

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 31 octobre 2008 à 1457

E.T. téléphone zombies

Définitivement installée dans la culture populaire comme étant l’une des composantes majeures du cinéma fantastique des années 80, la comédie gore tire pourtant ses origines nettement plus loin dans le temps, plus précisemment sur la scène du célèbre théâtre Grand Guignol qui date, lui, de la fin du 19ème siècle. Fonctionnant sur les mécanismes de l'ironie et du rire nerveux - un pur reflexe de désamorçage dramatique de notre esprit devant une situation ou un évènement jugé ignoble - ce type de spectacle apparait aux yeux de certains comme malsain, rejetant en bloc son pourvoir carthatique paroxysmique. Mais le cinéma a persévéré pour en faire un commerce… très lucratif. Il est vrai que cette mécanique fonctionne très bien dans le cadre des projections cinématographiques, notamment depuis que les effets spéciaux parviennent à approcher au plus près la réalité.
Ainsi, le gore, c'est un peu comme le porno, plus c'est choquant, plus cela transgresse les interdits et met à mal les valeurs établies, plus cela fonctionne. Les premiers réalisateurs de gore - comme Lewis dans les années 60 - étaient d'ailleurs issus du milieu nudies et même si, à l'époque, le comique potache était encore absent, l'humour noir, lui, était déjà bien présent. Puis, générations après générations, les réalisateurs ont repoussé les limites du craspec, et ils ont fini par y introduire de plus en plus de gags irrévérencieux - histoire de choquer encore un peu plus - en y affirmant l'aspect sexuel (pour attirer les classes adolescentes).


Et c'est Dan O'Bannon qui, avec son célèbre Retour des Morts-Vivants, fixa, au début des années 80, les codes définitifs de ce nouveau schéma, faisant apparaitre désormais trois voies dans le genre gore ; la métaphore sociale ou politique (les films de Romero), les contes macabres (le gore italien de Fulci) et les farces potaches et irrévérencieuses (Braindead, de Peter Jackson).
Undead, sorti en 2003, revendique son appartenance à la troisième voie. En faisant cela, le film marque, un an avant la sortie de Shaun of the Dead, la renaissance d'un style abandonné depuis quelques années au cinéma underground et qui, aujourd'hui, a retrouvé des couleurs (écarlates). Réalisé par deux jumeaux qui, depuis lors, ont un peu disparu des plateaux (on attend leur Daybreakers, annoncé pour 2009), Undead est un film australien fauché qui construit son humour à partir de schémas empruntés aux comics tout en caressant le cinéphile bis dans le sens du poil.
En fait, c'est cette solution de facilité (une fumisterie d'ailleurs parfaitement assumée) qui fait que le scénario d’Undead nous apparait comme terriblement peu original et si prévisible. Ecrit par les deux trublions germano-australiens, Undead n'est rien de plus qu'une relecture parodique de la Nuit des Morts-Vivants. Dans ce film, la fameuse comète qui passe près de la Terre se transforme en une nuée de météorites qui tombent sur une paisible communauté de bouseux, transformant une partie de la population en zombies affamés. Ces zombies, au comportement très classique, se voient ensuite assiéger quelques survivants dans une ferme isolée. Au programme donc, festival de clichés baignant dans un humour de maternelle (très bon enfant), explosion de morts-vivants au moyen d’effets numériques pas toujours très réussis, hectolitres de sang jetés sur les murs et des mises en situations inspirées par les grands classiques du cinéma d’horreur. Puis vient l’introduction de l’élément SF, les gentils extra-terrestres qui nous refont le coup d’Independence Day mais qui, cette fois-ci, viennent sauver ces abrutis de terriens.

Hélas, malgré tout ce déballage de bonnes intentions, le film patine souvent dans la semoule. Certaines séquences, comme celle de l’abri antiatomique - où se déroulent des interminables engueulades sur un ton hystérique - font long feu. L’humour tombe à plat et, à ce moment là, on se surprend un peu à s’ennuyer. Cette impression ne dure jamais très longtemps mais – révélant ainsi le manque sérieux de matériau - elle suffit souvent à ce que le spectateur décroche de l’intrigue … et parfois définitivement. La réalisation et la photographie, par contre, sont en permanence à la hauteur. Les jumeaux Spierig sont de bons techniciens et ont un excellent sens du visuel. Les acrobaties « martialo-gaguesques » de Marion (nulles d'interet dramatiquement parlant) démontrent tout particulièrement le savoir-faire du duo de cinéastes. Idem pour la partie finale, qui fait intervenir les aliens, et qui est bourrée d’effets numériques conçus par les Spierig Broths en personnes.
Du coté de l’interprétation, Felicity Mason, il n’y a pas de doute possible, a de très beaux nich… euh, yeux. Plaisanterie mise à part, elle est vraiment convaincante dans un rôle où elle se retrouve rapidement en débardeur moulant pour assurer un rôle énergique, mélange de Sarah Connor et de Ripley. Elle joue à la fois de sa plastique, de son don pour les grimaces et de son regard ravageur pour offrir une prestation étonnante. J’en reviens à dire qu’il est vraiment dommage que cette actrice soit si peu présente sur les écrans. Puis Marion, le poor lonesome cowboy, le vieux fermier, le baroudeur, est interprété par Mungo McKay. Il n’est pas complètement à coté de son sujet, mais a quand même du mal à cacher son jeune âge sous sa barbe, un chapeau mou et une tenue de pécheur XXXL. Les autres personnages ne sont que des faire-valoir sans importance (et certains sont mêmes particulièrement agaçants).

La conclusion de

En raison d’un scenario guère audacieux et un humour qui ne fait pas toujours mouche, Undead n’atteint pas le statut envié de « comédie horrifique et potache » culte. Cependant, il faut le coup d’œil, rien que pour ses bons clichés « grindhouse », ses gags à deux balles, ses effets gores et des effets visuels plutôt satisfaisants au regard du budget alloué aux frangins Spierig. A noter aussi la présence de Felicity Mason, une fille qui a un certain chien.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes idées
  • Une sympathique imagerie « grindhouse »
  • Felicity Mason
  • Du gore et des effets visuels pas mauvais

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario manquant de panache
  • Des gags qui font souvent long feu

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