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Critique du Film : X-tro
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Critique du Film : X-tro

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 21 octobre 2008 à 1516

E.T. peu fréquentable

Disparu dans des circonstances mystérieuses sous les yeux de son fils, un homme réapparaît soudainement trois ans plus tard, à la grande surprise de son ex-épouse qui vit désormais en couple avec un ami - lequel voit très mal le retour d'un rival considéré comme mort. Un climat de malaise s'instaure alors entre les différents protagonistes, d'autant plus que l'attitude étrange du "revenant" révèle quelques aspects inquiétants...
Dans les années 80, les extra-terrestres de passage sur la planète bleue se sont rebâtis, en partie grâce à Steven Spielberg, une image respectable, voire sympathique, s'éloignant ainsi des clichés négatifs propres aux années 50. Hors, en Angleterre, un jeune cinéaste ne cultive pas cette façon de voir les choses, considérant l'abduction alien comme une thématique purement horrifique. Motivé, alors qu'il n'a réalisé qu'un seul film (Whispers of Fear) et qu'il n'a rien proposé à l'écran depuis 1976 (à part le scénario du Cercle Infernal, un film de maison hantée mis en scène par Richard Loncraine avec Mia Farrow et Keir Dullea dans les rôles principaux), Harry Bromley Davenport parvient à convaincre la jeune New Line de Robert Shaye de lui débloquer un budget pour financer Xtro, véritable contre-pied sanglant à Rencontre du Troisième Type, au scénario écrit par ses soins.


Tourné en Grande-Bretagne, Xtro met en scène des acteurs quasiment inconnus (hormis Bernice Stegers, l'actrice culte de Baiser Macabre, et la débutante Maryam d'Abo) sur une histoire qui part un peu dans tous les sens. En effet, si la trame principale se concentre sur le retour de Sam Phillips et sur ses agissements souvent bien dégueulasses (la séquence ou il se goinfre d'oeufs de reptiles est devenue culte) pour finir par nous dévoiler lors d' un spectaculaire dénouement son véritable objectif, il s'égare aussi souvent en cours de route, propose des pistes rapidement abandonnées et des situations laissées en suspens. Harry Browley Davenport se justifia à l'époque en évoquant un tournage chaotique, ayant entraîné des suppressions de scènes explicatives, indispensables à la compréhension de certaines thématiques et développements. On veut bien le croire, tant certains thèmes bien entretenus se voient soudainement complètement abandonnés.
Il n'empêche que malgré cela (ou grâce à cela), Xtro est un film unique en son genre, à la très sérieuse atmosphère malsaine et étrange, riche en passages oniriques glauques et en débordements sanglants réussis, le tout appuyé par une musique si crispante qu'elle en devient hypnotique. De l'atterrissage de la créature, une sorte horrible d'humanoïde malformé à l'acte repoussant que Sam commet sur son fils, en passant par un accouchement vraiment craspec, un clown fantasmé sadique et un GI Joe exterminateur, on nage en plein délire horrifique. Un mauvais trip qui finit souvent dans des excès sanglants et visqueux.

Par son ambiance et son approche très sérieuse, le film de Davenport se rapproche du Phantasm de Don Coscarelli. Tous les deux ont en commun une très forte personnalité, un climat unique mêlant horreur, gore et science-fiction (l'expérience abduction craspec sera retentée par Brian Yuzna, quelques années plus tard, avec le mésestimé Progeny). Du coté des effets spéciaux, évidemment, ne vous attendez pas à des miracles. Ainsi, si le look de la créature est réussi, son animation laisse fort à désirer, tout comme les effets visuels qui marquent la séquence finale, fort peu convaincants. Heureusement, les maquillages gores et les effets sanglants, qui accompagnent souvent les passages à FX, noient un peu cette perfectibilité.
Sachez aussi que Harry Bromley Davenport réalisa quelques années plus tard deux séquelle à ce petit bijou SF des années 80. Deux films hélas nettement moins réussis.

La conclusion de

Tout comme Phantasm - le film culte de Don Coscarelli - Xtro est une oeuvre unique en son genre, à l'atmosphère malsaine et poisseuse, qui aura marqué les années 80. Riche en scènes marquantes, en images fortes et en effets sordides, il pèche cependant par un récit chaotique qui s’égare souvent en cours de route, faisant apparaître comme gratuites bon nombre de situations horrifiques. Cela reste malgré tout un film injustement méconnu à redécouvrir.

Que faut-il en retenir ?

  • Un atmosphère malsaine fascinante
  • Des séquences cultes, des images fortes
  • Riche en effets gores

Que faut-il oublier ?

  • Un récit qui part un peu dans tous les sens
  • Des FX très moyens

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