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Critique du Film (Direct to Vidéo) : BloodRayne 2 : Deliverance
BloodRayne 2 : Deliverance >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : BloodRayne 2 : Deliverance

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 19 septembre 2008 à 0112

Réglement de compte à OK Clichés

En cette fin de 19ème siècle, au Far-West, la petite communauté de Deliverance subit la loi du vampire Billy the Kid et de ses sbires bêtes et méchants, qui détiennent des enfants en otage et qui s’adjugent ainsi l’obéissance de leurs parents apeurés. C’est alors que surgit au galop – filmés au ralenti, of course - les émissaires de Brimstone, cette mythique caste de chasseurs de vampires. Parmi eux : Pat Garret et surtout Rayne, la dhampire…


Avec un budget nettement revu à la baisse (8,500,000$ au lieu de 25,000,000$ pour le premier volet) et malgré une critique catastrophique, Uwe Böll, décidemment très têtu, s’est donc lancé dans la réalisation d’une séquelle de Bloodrayne. Avec quelques différences notables :
Tout d’abord, économie oblige, les couteux décors du premier volet sont oubliés ; on tourne désormais en décors naturels. Tant mieux, puisqu’à l’occasion de cette nouvelle aventure, Rayne se trouve en plein Far-West, à lutter contre un Billy the Kid transformé pour l’occasion en une créature de la nuit. Et comme les costumes sont également plus modernes (tellement modernes que j’ai vu que l’un des gamins du film portait des chaussettes de tennis) on évite le piteux rendu des armures en plastoc et des épées en balsa. Ouf.

Ensuite, exit Kristanna Loken (en fait, du premier volet, seul Michael Paré est encore là, à croire qu’il est maso). Elle est remplacée par la jolie norvégienne Natassia Malthe qui, hélas, fournit une prestation pitoyable. En fait, on en vient même à regretter sa médiocre devancière tant la comédienne manque de charisme et du chien nécessaire pour interpréter un personnage aussi fort (les passages où elle « roule des mécaniques » sont lamentables de nullité). Pour établir un comparatif, sachez que dans les rôles « musclés », Kate Beckinsale, et même Milla Jovovich – c’est dire le niveau - s’en tirent mieux. Et ne parlons pas des parallèles qui peuvent être effectués avec Sharon Stone, qui interprétait avec une toute autre classe un rôle assez similaire dans le Mort ou Vif de Sam Raimi (bon, il faut dire aussi que la réalisation du film était d’une autre trempe).
Pour le scénario, Uwe Böll et ses scénaristes (trois pour écrire ce truc quand même), ne se sont pas trop fait chier. Le film pourrait tout simplement s’intituler Duel à OK Clichés tant le récit est conventionnel avec le trinôme structurel duel/pendaison/partie de poker. Seule la présence de vampires, qui remplacent les simples gangsters, apportent un peu de « sang neuf » (ils se servent toutefois plus de leurs colts que de leurs canines) à ce film qui pompe également sans vergogne tous les éléments techniques du western spaghetti (montage, musique, cadres, esthétique) pour les restituer sur pellicule, et bien sûr sans grand talent – et surtout sans aucune personnalité. Parfois, cette manie de plagier sans en avoir les moyens aboutit à des résultats si nases qu’ils en deviennent hilarants, comme cette ouverture en plan paysage façon cinémascope mais en 1.85 :1 ! Notons que la narration est également bourrée d’erreurs, comme ces vampires qui tombent parfois sous les balles normales, alors que d’un autre coté, les héros se sont acharnés à fabriquer des balles spéciales(c'est-à-dire bénites et frottées à l’ail, comme des petits pains grillés à l’huile d’olive).

Par contre, au niveau de la réalisation, il y a du mieux. Si, si, j’vous jure. Bon, ce n’est pas encore du Michael Mann ou du Brian De Palma question jeux de cadres et rythme, mais le fait de ne disposer que d’un budget étriqué a obligé Uwe Böll à faire au plus direct, et au plus efficace (dans la mesure de ses capacités). Le film ne souffre donc pas des exubérances cosmétiques et narratives qui plombent les friqués Bloodrayne ou Dungeon Siege et la vision est ainsi nettement moins pénible. J’en suis même arrivé à apprécier les dix dernières minutes correspondant au climax (un gunfight), complètement idiotes de par leur substance, mais assez bien mises en boîte.

La conclusion de

Avec ce nouveau volet des aventures de Bloodrayne, Uwe Böll fait un petit peu mieux que le précédent (en même temps, faut avouer qu’il était pratiquement impossible de faire pire). Le film reste mauvais mais toutefois regardable dans sa totalité sans que l’on ait l’irrésistible envie d’appuyer sur la touche « avance rapide » de son lecteur DVD (oui, comme pour les pornos, mais pas pour les mêmes raisons). Et pour un film d’Uwe Böll, c’est déjà un exploit...

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences correctement mises en boîtes
  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans intérêt
  • Interprétation calamiteuse de Natassia Malthe
  • Des clichés, des clichés, des clichés…
  • De la récupération, sans aucune originalité

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