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Critique du Film : Jumper
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Critique du Film : Jumper

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 26 février 2008 à 1613

un premier saut ?

A la fin de la projection de Jumper, on imagine sans peine pourquoi Doug Liman s'est associé au projet ; on se représente même assez facilement une scène où un producteur dirait "hey Doug, ça te dit de réaliser un film d'action sur des gars qui peuvent se téléporter ?" ; ce à quoi on verrait presque les yeux du metteur en scène pétiller rien qu'à cette idée.
En effet, s'il en est bien un qui se sort indemne de cette aventure quelque peu bancale qu'est Jumper, c'est bien Doug Liman, qui, comme à son habitude, nous livre des scènes d'actions non seulement particulièrement efficaces, mais en plus terriblement inventives. On est loin ici du Neo de Matrix qui n'utilise ses pouvoirs illimités que pour devenir champion de kung-fu. Non, dans Jumper, les personnages peuvent se téléporter à volonté, et Doug Liman utilise leurs capacités au maximum pour mettre en place des scènes d'actions hallucinantes. Et si ces moments ne sont pas légion dans le film (une demi-heure à tout casser), autant dire qu'ils scotchent littéralement parlant le spectateur à son siège.


Mais des scènes d'actions ne peuvent pas faire à elle seule la réussite d'un film. Et c'est effectivement dans son scénario que Jumper trouve ses plus grosses faiblesses, ce qui fait qu'il n'accèdera surement jamais au rang de blockbuster de luxe. Car si le script est qualitatif sur un certain nombre de points, il en ressort qu'il lui manque cruellement un enjeu dramatique. En effet, dans Jumper, il ne se passe strictement rien d'intéressant : nous avons ici un héros capable de se téléporter qui est poursuivi par des gens qui veulent le tuer. Pas très originale, donc, cette banale histoire de traque, plutôt longue sur la forme et malheureusement bien vite inintéressante parce que vue et revue des milliers de fois ailleurs.
Dommage, car le script prend vraiment le temps de développer toute la mythologie qu'il met en place, ainsi que les personnages et les organisations en présence. Et si ces derniers semblent à première vue très caricaturaux, leur absence de manichéisme les rend finalement très intéressants : les gentils ne sont pas tout blancs, les méchants pas tout noir, et aucun des deux n'est réellement excusable pour ce qu'il fait. C'est ainsi que les caricatures de départ (le personnage principale est une fashion victim d'une coolitude presque énervante, le méchant censé être discret à une gueule à s'en relever la nuit) se révèlent vite cacher des personnages pas si mal construit que ça.
Du coup, il en ressort, à la fin du film, qu'une suite se fait vraiment attendre. Les quatre-vingt dix minutes du long métrage étant essentiellement utilisées pour développer des personnages et une mythologie, on a ici l'impression d'être devant un chapitre introductif. Et si suite il devait y avoir, ce premier Jumper gagnerait alors en crédibilité, tant il aurait pris le temps de poser tous les enjeux de son background et de ses personnages.

Les acteurs, quant à eux, sont visiblement venus payer leurs impôts en faisant ce film. Si lorsque Samuel L.Jackson vient juste cachetonner, la prestation reste plus que correcte, il en va différemment pour Hayden Christensen, légèrement fadasse, et qui se fait voler la vedette par un Jamie Bell nettement plus convaincant. Mais c'est tout de même le trop rare Michael Rooker qui, en l'espace de quatre scènes, livre la performance la plus juste et la plus attachante, dans un rôle finalement pas si facile que ça.
Dernier bémol : le film a un côté puéril qui pourra en gêner beaucoup, tant tout dans Jumper est sacrifié sur l'autel du cool. Effets gratuits, actions inutiles, on sent que Doug Liman s'est fait plaisir en réalisant un rêve de gosse, et, ce faisant, a laissé de côté tout l'aspect un minimum réaliste de l'histoire. Néanmoins, il faut préciser que tout cela est un minimum justifié dans le scénario en ce que le personnage est présenté comme tel : le héros aime quand ça fait classe, même si c'est inutile (comme pique-niquer sur la tête du sphinx).

La conclusion de

Tel quel, Jumper n'a pas réellement d'intérêt : le manque flagrant d'enjeux dramatiques dans le scénario fait qu'on se désintéresse quelque peu de cette histoire longuette. Mais si Jumper s'avérait être le premier volet d'une saga, ses défauts pourraient très bien se transformer en qualité tant il prend le temps de construire sa propre mythologie et de bien développer ses personnages principaux. Alors la question est : à suivre?...

Que faut-il en retenir ?

  • Un pitch de départ amusant,
  • Une mythologie qui prend le temps d'être développée,
  • Des scènes d'actions inventives,
  • Une réalisation efficace,
  • Des personnages pas forcément manichéens.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans enjeux dramatiques,
  • Des acteurs venus payer leurs impôts,
  • Un petit côté puéril qui peu gêner.

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