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Les perles d'Allaya >

Critique du Roman : Les perles d'Allaya

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 30 janvier 2008 à 13:56

Le meilleur de la Fantasy fançaise ?

Munde attaqua en même temps que Kheman Dhin ce qui, pour une fois, surpris ce dernier. Ils se rencontrèrent dans un fracas de métal, et le Maître de Danse glissa de coté pour esquiver le retour de sabre. La foule salua l’échange d’un cri terrible. Le Héros de Belyotora se força à la concentration. Il bouillait sous son armure, mais rien ne protégeait Kheman Dhin de l’ardeur du soleil. Donnant un violent coup de pied dans le casque, Munde Shayapan visa la tête…
Les Perles d’Allaya, premier roman de Gabriel Féraud, est un récit épique. Le quatrième de couverture (jolie couverture d’ailleurs, mais guère en thèse avec le contenu, du moins du point de vue vestimentaire) compare le héros de ce livre, Munde Shayapan, à Conan le Cimmérien. C’est quelque part assez vrai, mais je pense que le Héros de Belyotora, l’Honneur du Dashan, peut être comparé avec bon nombre d’autres personnages mythiques (les champions éternels de Michael Moorcock, par exemple). Il n’est pas sans rappeler non plus les héros des contes persans et orientaux et des textes d’aventures exotiques, de Sinbad à Sandokan.
En effet, dans l’univers des Perles d’Allaya, on y cause de dharma, de Radja et de voies de l’Honneur. La couleur exotique et phallocrate de l’ouvrage emprunte donc aux contes et légendes timourides, moyen-orientales et indiennes, alors que le récit, très fortement épique et extrêmement violent, lorgne vers le médiéval fantastique occidental. Hors, ce qui est fort plaisant, c’est que le mariage entre les deux influences se fait tout naturellement, et que cette « simple » quête héroïque se retrouve finalement enrichie de tout un habillage exotique dépaysant et distrayant.
En fait, ce qui fait la force de cet ouvrage, c’est la manière dont Gabriel Féraud aborde cette histoire qui aurait finalement pu se résumer à une simple expédition dans une lointaine jungle tropicale pleine de dangers et de mystères. En effet, l’auteur, prenant le risque de nous faire languir, choisit de consacrer presque la moitié de son roman à la présentation du personnage principal et à la mise en place du décor politique et social de cette contrée imaginaire. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, malgré une plume résolument pulp, ça marche ! Inutile de tourner autour du pot, Gabriel Féraud est très doué quand il s’agit de poser une intrigue à multiples ramifications sans égarer le lecteur dans des méandres descriptifs inutiles. Sa recette peut se résumer à : des rapports humains tendus comme la corde d’un arc, des personnages archétypaux mais ne laissant pas indifférents, des duels extrêmement bien décrits et rythmés, et des fresques littéraires dans le pur style Mille et Une Nuits. Une efficacité textuelle que l’on retrouve d’ailleurs dans une dernière partie aux aboutissements justifiant pleinement la densité de la première. Oui, un épilogue surprenant qui démontre – si cela était encore nécessaire – la bonne tenue logique de cet ouvrage.
Je poserai cependant un petit bémol concernant le traitement de la deuxième partie ; la quête des Perles d’Allaya à proprement parler. Le récit devient à ce moment nettement plus convenu, pas désagréable certes, mais parfois précipité, comme si Gabriel Féraud était plus intéressé par le traitement des rapports humains et des intrigues de palais que par l’exercice de la prose aventureuse, et que cette partie était en quelque sorte passage obligé. Il utilise parfois des raccourcis faciles, comme quand il occulte complètement le chemin du retour qui est, c’est souvent vrai (comme tout rôliste le sait bien), la partie la plus laborieuse, le climax étant en général retombé. On se retrouve à ce moment dans un style plus direct, moins subtil et fleuri, un peu dans le style des écrits de Robert E. Howard (je sens que je vais me faire lyncher par les fans, là). Malgré ce petit regret - et je le répète - cette partie reste très agréable à lire, seulement un peu moins riche que le reste du récit.

75

De la fantasy française de ce niveau, on en redemande ! Avec Les Perles d’Allaya, Gabriel Féraud nous offre un récit épique par moment très violent et toujours captivant, grâce à une intrigue riche et originale. Je regrette juste une deuxième partie un peu trop classique et convenue. Ce léger « relâchement » est cependant vite oublié lorsque surgit un véritable « twist » scénaristique qui change complètement la donne et recaptive le lecteur jusqu’au dénouement de cette histoire passionnante.

Critique de publiée le 30 janvier 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire captivante, pleine de rebondissements
  • Des descriptifs de combat excellemment bien rendus
  • Un sens épique indéniable
  • La plume de Gabriel Féraud, simple mais très agréable

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième partie un peu en deçà par rapport au reste du récit

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